Plan Stratégique 2018-2023 de Caritas Mali

Plan Stratégique 2018-2023 de Caritas Mali

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-=-=-=-=-=-=-=-=- Secrétariat National

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Table des matières

RESUME……………………………………………………………………………………………………..5INTRODUCTION………………………………………………………………………………………..12METHODOLOGIE………………………………………………………………………………………14

I. PRESENTATION DE CARITAS MALI………………………………………………………..151.1. Statut et ancrage institutionnel : La Charité de l’Eglise Catholique en marche
au Mali à travers un réseau national et international………………………………………….151.2. Principes et valeurs de Caritas Mali …………………………………………………………. 161.3. Mission de Caritas Mali …………………………………………………………………………. 161.4. Organisation et fonctionnement de Caritas Mali…………………………………………. 17

II. ANALYSE DU CONTEXTE NATIONAL ET JUSTIFICATION………………………182.1. Analyse de la situation politico-administrative ……………………………………………. 182.2. Analyse de la situation sociale du Mali………………………………………………………. 202.3. Analyse de la situation économique du Mali ………………………………………………. 212.4. Analyse de la situation humanitaire du Mali ………………………………………………. 232.5. Analyse de la situation sécuritaire…………………………………………………………….. 242.6. Analyse du facteur religieux ……………………………………………………………………. 24

III. ANALYSE ORGANISATIONNELLE : LA SITUATION DE CARITAS MALI…253.1. Les Forces :………………………………………………………………………………………….. 253.2. Les dé s ………………………………………………………………………………………………. 253.2.1. Dé s liés au pays et aux populations …………………………………………………………. 253.2.2. Dé s liés aux structures de Caritas Mali …………………………………………………….. 263.3. Opportunités………………………………………………………………………………………… 293.4. Menaces ………………………………………………………………………………………………. 293.5. Les principaux résultats de l’autoévaluation assistée du

Plan Stratégique 2012-2017 ………………………………………………………………………….. 303.5.1. Bref rappel de ses orientations et les axes stratégiques …………………………………… 303.5.2. Leçons tirées de la mise en oeuvre du Plan stratégique 2012-2017 ……………………. 303.5.3. Conclusions générales …………………………………………………………………………… 313.5.4. Recommandations d’ordre général……………………………………………………………. 32

IV. ORIENTATIONS STRATEGIQUES DU PLAN 2018-2023……………………………..354.1. Zones d’interventions prioritaires ……………………………………………………………. 354.2. Groupes cibles prioritaires ……………………………………………………………………… 354.3. Thèmes prioritaires ……………………………………………………………………………….. 354.4. Visions à l’horizon 2023………………………………………………………………………….. 37

V. AXES ET RESULTATS(OBJECTIFS) STRATEGIQUES……………………………. 385.1. Axe des urgences et de promotion de la solidarité (US) ………………………………… 385.1.1. Description de l’axe US …………………………………………………………………………. 385.1.2. Objectif stratégique, indicateur, source de véri cation et hypothèses:………………… 385.1.3. Stratégies d’intervention ………………………………………………………………………… 395.2. Axe du développement social (DS) ……………………………………………………………. 40

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5.2.1. Description de l’axe Développement social ………………………………………………… 405.2.2. Objectif stratégique, indicateurs, source de véri cation et hypothèses ……………….. 415.2.3. Approches et Stratégie d’intervention de l’axe développement social ………………… 425.3. Axe développement économique (DE)……………………………………………………….. 445.3.1. Description de l’axe ……………………………………………………………………………… 445.3.2. Objectif stratégique, indicateurs, sources et moyens de véri cation et hypothèses .. 465.3.3. Stratégies et approches d’intervention de l’axe Développement Economique …….. ..485.4. Axe du développement institutionnel et le renforcement organisationnel (DIRO) 495.4.1. Description de l’axe ……………………………………………………………………………… 495.4.2. Objectif stratégique, indicateurs, sources et moyens de véri cation et hypothèses … 505.4.3. Stratégies d’intervention ………………………………………………………………………… 505.5. Axe de promotion de la gouvernance, de la cohésion sociale et de

construction de la paix ( G/CSCP) …………………………………………………………………. 52

5.5.1. 5.5.2. 5.5.3.

VI.

VII. 7.1.7.1.1 7.1.2 7.1.3 7.1.4 7.1.5

7.2.

7.2.1. 7.2.2. 7.2.3. 7.2.5. 7.2.6.

VIII. 8.1. 8.2. 8.3.

Description de l’axe ……………………………………………………………………………… 52Objectif stratégique, indicateurs, sources et moyens de véri cation et hypothèses … 53Stratégies d’intervention ………………………………………………………………………… 54

APPROCHES / STRATEGIES GENERALES D’INTERVENTION……………57

ORGANISATION ET GESTION DU PLAN STRATEGIQUE……………………58Les instances politiques de Caritas Mali …………………………………………….. 58La Conférence Episcopale du Mali …………………………………………………… 58L’Evêque Président de Caritas Mali ………………………………………………….. 58L’Evêque, président de la Caritas Diocésaine ………………………………………. 58Les Curés des Paroisses …………………………………………………………………. 59

La Commission Nationale, les Commissions Diocésaines et les comités

paroissiaux …………………………………………………………………………………. 59Les structures opérationnelles de Caritas Mali ……………………………………. 59Le Secrétariat National de Caritas Mali : SNCM (à partir de 2018) ……….. 59Les Coordinations Diocésaines ( à partir de 2018) …………………………….. 60Les Equipes de Projets/Programmes et Services ……………………………….. 61Comité de plani cation et de suivi évaluation (CPSE)………………………… 61Les Equipes et Groupes de Travail internes (Task forces) ……………………. 62

PLANIFICATION/SUIVI/EVALUATION………………………………………………63La Plani cation……………………………………………………………………………… 63Le Suivi du Plan Stratégique ……………………………………………………………. 63L’Evaluation du Plan Stratégique……………………………………………………… 64

ANNEXES…………………………………………………………………………………………………..65Annexe 1 Organigramme de Caritas Mali 2018-2023 ………………………………………… 66Annexe 2 : Organigramme du SNCM 2018-2023………………………………………………. 67Annexe 3 : Organigramme de la Coordination Diocésaine 2018-2023 …………………… 68Annexe 4 : Principaux rôles et responsabilités des membres du SNCM dans la

mise en oeuvre du PS ………………………………………………………………………………….. 69Annexe 5 : Description des postes de l’équipe technique permanente des

coordinations diocésaines…………………………………………………………………………….. 774

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RESUME

Caritas Mali, une association de charité, née de la volonté commune des Evêques du Mali, est chargée d’assurer la participation harmonieuse de toute l’Eglise Catholique au développement intégral de l’Homme au Mali en mettant l’accent sur la promotion

de la solidarité et l’amélioration des conditions de vie des populations au Mali en général et des couches vulnérables en particulier, en se basant sur les principes et valeurs énoncés dans la Doctrine Sociale de l’Eglise (DES). Pour mieux réussir cette mission, elle se dote d’un plan stratégique 2018-2023.

Le processus de son élaboration a été participatif et s’est déroulé suivant plusieurs phases : Forum de Paris en juin 2016, autoévaluation du plan stratégique 2012-2017, atelier de pla-ni cation stratégique de juillet 2017, formulation du dossier du plan par un comité, appré- ciation par les Caritas diocésaines, la commission nationale et validation par le président de Caritas Mali.

Les choix stratégiques retenus dans le plan se fondent sur les résultats de l’autoévaluationdu précédent plan et des analyses faites sur les di érents facteurs et acteurs du contexte na- tional ainsi que de l’analyse organisationnelle et institutionnelle de Caritas Mali.

Au niveau des facteurs de l’environnement institutionnel de Caritas Mali, on constate uneaccentuation des e ets (néfastes) des changements climatiques auxquels la performance dusecteur primaire reste fortement tributaire quand bien même il constitue la base de l’éco- nomie du pays tout en occupant plus de 80% de la population nationale. Les écosystèmes sont fragilisés dans la grande majorité du pays et les autres moyens de production sont dé- tériorés chez la majorité du monde rural surtout dans les régions du nord du pays d’où sont parties les grandes crises à partir de 2012. Celles-ci ont évolué pour s’étendre à l’ensemble du pays. Entretenues par des groupes armés séparationnistes du pays, des islamistes, desterroristes et des narcotra quants, ces crises multidimensionnelles a ectent aussi le pays auplan social, économique et politique, humanitaire et sécuritaire. Elles ont engendré les in- terventions en cours de la MINUSMA et de l’opération BARKHANE et d’autres contingents militaires, etc. Leur intervention avait laissé espérer un espoir au retour rapide de la sécurité et de la paix mais, celles-ci tardent à se matérialiser.

L’accès aux besoins sociaux de base est encore insu sant. Les résultats de l’Enquête Natio- nale sur la Sécurité Alimentaire (ENSAN) réalisée en février 2017 ont montré que 3,6 % des ménages maliens se trouvaient en insécurité alimentaire sévère, 22% sont modestement en insécurité alimentaire et 49,2% le sont à la limite de l’insécurité alimentaire et nutrition- nelle. Seuls 25,2% sont en sécurité alimentaire1. La situation est plus prononcée chez les populations des zones sahéliennes et désertiques. Le taux moyen national de ménages qui consomment de l’eau potable est de 79,7% en 2016, soit 95,5% en milieu urbain et 73,4% en milieu rural. Environ 61,7% des ménages dépenses encore plus d’une demi-heure dans la recherche de l’eau domestique.

L’insu sance d’application des bonnes pratiques d’hygiène et continue de provoquer desmaladies au niveau individuel ou communautaire.
Les centres de santé publique existent aux niveaux communal, local régional et national. Dans les centres urbains des centres de santé privés se sont aussi implantés. Cependant pour plusieurs raisons dont la pauvreté de la grande majorité de la population, le taux de couver-ture sanitaire reste insu sant.

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1 Rapport ENSAN, Mali février 2017

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La laïcité, la démocratie, la décentralisation constituent de grands atouts, mais la gou-vernance sou re de corruption multiforme. La population malienne qui vivait en harmoniedans ses diversités ethnique, culturelle, linguistique et religieuse est entrain de se déstabili-ser en raison des mouvements armés islamistes-sala stes.

Contrairement à tous ces problèmes de tout ordre, le Mali dispose de potentialités natu- relles (vastes terres cultivables et irrigables, les systèmes de 2 grands euves, des ressourcesforestières, extractives), humaines (une population très jeune, donc de la force de travail)

Les opportunités que Caritas Mali peut saisir à son avantage sont : la laïcité du pays l’existence de cadres institutionnels favorables aux interventions des ONG; la crédibilité etla con ance accordées à Caritas Mali, l’existence de lignes de nancement aux niveaux na- tional, international et l’existence d’Accord Cadre entre l’Eglise et l’Etat, la mise en place progressive du G5, la mise en œuvre progressive de l’Accord pour la paix et la réconciliationissu du processus d’Alger, l’existence du ministère des A aires Religieuses et du Culte etl’implication de plus en plus forte des religieux et des familles fondatrices de Bamako dans la recherche de la paix à travers leur association Alliance sacrée ramèneront progressivement la paix et la sécurité qui permettront à leur tour à Caritas Mali d’intervenir sur l’ensembledu territoire national ; les facilités qu’o rent l’Etat dans les domaines de la santé, de l’édu- cation, des services de douanes ; l’existence de cadre de concertation entre partenaires deCarias Mali, la délité de certains d’entre eux et de l’accompagnement technique qu’o rent ses partenaires sont de vraies opportunités de nancement de ses projets et programmes etde développement du partenariat.

Par contre, les risques et menaces ci-dessous à savoir la dissémination de l’insécurité surl’ensemble du pays due aux actions des groupes islamistes et terroristes et qui peut a ecter les personnes, les biens et les activités de Caritas Mali ; L’essou ement quelque peu visible chez certains partenaires traditionnels, la présence de certains partenaires nanciers sur leterritoire malien avec ou sans l’accord des évêques et qui pourraient devenir plutôt concur- rents qu’accompagnateurs de Caritas Mali, etc. doivent être suivis avec attention.

A l’interne, Caritas Mali, valorisera pleinement ses nombreuses forces dans la mise en œuvre du plan. Ces forces se trouvent dans sa vision, dans ses valeurs et principes, dans sa large couverture géographique, dans son système de capillarité, dans le nombre et qualité de ses ressources, dans les grands résultats obtenus, dans la crédibilité accordée par les autorités, les populations et les partenaires.

Elle est aussi consciente de l’existence des dé s à relever notamment ceux du renforce- ment des capacités de son réseau, de la durabilité et stabilité de ses structures, du dévelop- pement des relations de collaboration et du partenariat.

Face aux dé s qui se posent tant aux populations qu’à la gestion interne, Caritas Mali s’est dé nie 2 visions.

« La vision externe est celle d’un Mali où régresse la pauvreté, s’installe la paix et où le dé- veloppement de chacun et de tous est en marche.

La vision interne est celle d’une Caritas Mali performante, professionnelle, capable d’ac-compagner e cacement ses groupes cibles dans leur processus d’autopromotion confor- mément aux valeurs et principes évangéliques de l’Eglise Catholique au Mali ».

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Caritas Mali interviendra prioritairement en faveur des couches les plus vulnérables que sont les personnes handicapées, les indigents, les personnes sinistrées, les personnes âgées, les personnes déplacées internes (PDI), les réfugiés, les migrants, les personnes infectéeset a ectées par des maladies invalidantes : le VIH/SIDA, lèpre et autres maladies invali- dantes, etc., les ménages défavorisés, les petits producteurs du secteur primaire, les acteurs du secteur informel, les enfants de 0 à 17 ans et les jeunes de 18 à 35 ans. Les structuresopérationnelles cibleront ces béné ciaires sur les seuls critères de vulnérabilité en utilisantdes approches sensibles à l’égalité des chances. Elles agiront aussi en direction des élus com- munaux, les acteurs de la société civile et les acteurs politiques, les autorités administratives et les agents des services techniques.

Les actions seront conduites principalement dans les milieux ruraux où vivent l’essentieldes groupes cibles prioritaires. Les thématiques prioritaires à aborder sont où vivent les 2/3des populations et où les 55,2% sont pauvres et en nécessité d’être assistés.

Caritas interviendra dans les domaines de l’urgence et du développement où elle touchera les grands thèmes suivants : Aide alimentaire d’urgence, assistance psycho-sociale, déve-loppement économique local/revenus/ accès au marché, accès aux besoins sociaux de base(Sécurité alimentaire et nutritionnelle, eau hygiène assainissement, santé, éducation), pro-tection sociale, environnement, gestion de con it, cohésion sociale/construction de la paix, plaidoyer, le renforcement de capacités, l’éducation citoyenne mobilité humaine/migra- tion-Jeunesse-emploi

La réalisation de ses visions passera par la mise en œuvre de 5 axes stratégiques, chacun disposant des stratégies et d’objectifs stratégiques. Ceux-ci sont assortis d’indicateurs beau- coup plus précis que dans l’ancien plan. Aussi, après avoir tiré les leçons du passé et utilisé les résultats des analyses, le nombre d’axes a été réduit de 5 à 4 comparativement à l’ancien plan. L’axe développement social et économique a été scindé en 2 tandis que la mobilisation des ressources, le DIRO et la gouvernance ont été fusionné en un seul axe DIRO

=> Axe Urgence/Solidarité : En terme d’objectif stratégique, Caritas Mali aidera les communautés à risques, les communautés sinistrées, les migrants, les indigents, les per- sonnes déplacées internes et les refugiés des zones d’intervention de Caritas Mali, à réduire leur vulnérabilité et leur précarité en améliorant leur culture de solidarité et leurs pratiques de prévention et de préparation, face aux situations et risques de catastrophes.

Les stratégies sont : La promotion de la solidarité ; la résilience des communautés pardes approches de réduction des risques de catastrophes ; la réponse rapide et e cace aux ur- gences en se basant sur les principes et valeurs de l’Eglise catholique et les normes standard internationaux ; le renforcement des capacités des instances politiques et des structures opérationnelles de Caritas Mali ; la protection et le soutien des personnes les plus vulné- rables notamment les femmes et les enfants ; l’accueil et l’accompagnement des victimes de la mobilité humaine ; la participation à la mise en œuvre des orientations du Cadre d’Actionde Sandai et en n, l’appui à la conduite des actions de cohésion sociale pour la consolidationde la paix.

=> Axe Développement Social : Cet axe concerne les couches de la population les plus pauvres qui sont confrontées aux problèmes d’alimentation et de nutrition, d’abri et de lo-gement, d’éducation, de la santé, d’eau potable, d’hygiène/assainissement, de protection et autres éaux.

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Face à la nécessité de développer les capacités d’apporter des changements signi catifs surces populations démunies, et pour lesquels l’Etat seul ne peut satisfaire à tous les besoins, Caritas Mali a pris l’option d’apporter sa contribution à travers des actions qui sont dans les domaines de sa compétence et à la limite de ses moyens.

L’objectif stratégique visé par cet axe développement social est : « De 2018 à n 2023, les membres des ménages défavorisés (hommes, femmes, jeunes, en-fants) améliorent leur accès aux services sociaux de base grâce aux interven-tions de Caritas Mali dans ses zones d’intervention prioritaires ». Les stratégies portent sur le renforcement des capacités des agents socio-sanitaires des centres de santé communautaires et centres confessionnels ; l’amélioration nutritionnelle ; la réalisation des centres socio-sanitaires, l’amélioration des plateaux techniques et des services de santé ainsi que la promotion de l’hygiène et de l’assainissement.

=> L’axe Développement Economique : cet axe s’adresse aux producteurs du secteur primaire notamment les jeunes et les femmes sur lesquels repose l’économie du Mali ainsi qu’aux petits acteurs du secteur informel.

L’objectif stratégique est que les couches vulnérables frappées par les inégalités écono- miques et que Caritas Mali a accompagnées, améliorent leurs conditions de vie économique tout en gérant de façon durable les ressources naturelles en 2023. Les stratégies consisteront au soutien aux productions agricoles et à l’amélioration des revenus à travers l’organisation et les formations managériales, les sensibilisations sur les enjeux du secteur primaire dans le contexte des changements climatiques, des politiques et lois relatives au secteur rural en vue de susciter des choix de meilleurs systèmes et pratiques agricoles, les formations techniques, les appuis en moyens et équipements de production; à la promotion du secteur informel par l’organisation des petits acteurs ainsi que leur formation et leurappui en matériels et en nances leur permettant d’exercer dans des emplois durables et ausoutien dans la gestion de la mobilité sociale et migration à travers des séances de sensibilisation, la facilitation de l’accès des jeunes à des emplois salariaux ou auto-initiés stables et économiquement assez rentables.

=> L’axe Développement Institutionnel et développement organisationnel de la Caritas Mali. Il regroupe 3 composantes : le DIRO Local, la gouvernance interne et le DIRO interne.

L’Objectif stratégique à réaliser par cet axe est ainsi libellé : « D’ici 2023, Caritas Mali dispose d’un niveau de gouvernance interne, de professionnalisme et de visibilité, lui permettant de mobiliser les ressources internes et externes nécessaires pour son fonction- nement, d’appuyer les pouvoirs publics (l’Etat, les collectivités territoriales, les acteurs politiques) et la société civile (associations, groupements de base et faitières) à améliorerla gouvernance et la cohésion sociale à di érents niveaux et d’accompagner e cacementses groupes cibles dans leur processus d’autopromotion conformément aux principes et valeurs évangéliques de l’Eglise du Mali.».

Les stratégies pour la gouvernance interne porte sur le renforcement des capacités des ac- teurs stratégiques et opérationnels de Caritas Mali, l’amélioration de la structuration et dufonctionnement, la gestion des ressources humaines, nancières et matérielles dans unevision des normes de gestion de CI, l’amélioration de la mobilisation des ressources, la com-

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munication, la sécurité des personnes et des biens, la promotion de la durabilité et stabilité des structures et instances, l’amélioration de son système de fonctionnement et de com- munication, l’amélioration du système de suivi, l’amélioration des politiques sectorielles, le développement de ses actions de visibilité et de lisibilité, le développement des relationspartenariales bilatérales et multilatérales stratégiques, techniques et nancières.

Quant aux stratégies relatives au DIRO Local, c’est-à-dire en direction des groupes cibles, il s’agira de créer, de dynamiser et d’accompagner les organisations de base et les faitières à travers des formations en vie coopérative ou associative, en négociation, médiation, plai-doyer/lobbying, a n qu’ils gèrent mieux leurs actions de développement et défendent leursintérêts.

En n, dans l’amélioration de la gouvernance externe publique, Caritas Mali, renforcera lescapacités des élus, des acteurs de la société civile et des partis politiques. Elle développerades programmes d’observation des élections, de gestion de con its ou de promotion de co- hésion sociale et de la paix.

Au cours de la plani cation stratégique, un regard critique fut porté sur les facteurs et les tendances nationales et internationales susceptibles d’in uer sur les conditions de vie descommunautés. Caritas Mali s’est trouvée confrontée à plusieurs tendances. Le meilleur casse rapporte à la sortie e ective de crise du pays et à la normalisation autant des circuits deproduction que des conditions de vie des communautés.

=> L’axe Gouvernance / Cohésion sociale et construction de la paix (G/CSCP).

Le groupe cible que Caritas Mali envisage d’accompagner sont : les producteurs du secteurprimaire qui constituent 83,7% de la population malienne selon EMOP 2016/2017 et 40,5%de la richesse nationale. On les retrouve en milieu rural où ils représentent 55,2% de pauvres en 2016. Il y a également les acteurs politiques (membres des partis politiques, de mouve-ments et d’associations) dont les problèmes se situent à l’insu sance de structuration, à lafaible capacité de mobilisation citoyenne et de participation aux scrutins, etc. Quant aux acteurs de la société civile, leurs problèmes se résument au faible fonctionnement de leurs organes, à la faible mobilisation des ressources et à la mauvaise gouvernance. Concernant les autres acteurs que sont les élus des collectivités décentralisées et les agents des services techniques, les premiers sont majoritairement issus des partis politiques tandis que les se- conds sont composés de fonctionnaires et d’agents des services déconcentrés de l’Etat. Leursproblèmes communs les plus aigus sont l’insu sance qualitative et quantitative des res-sources matérielles, nancières et humaines pour accompagner le développement local.

Les stratégies développées pour accompagner ces acteurs Durant la mise en oeuvre du présent programme triennal.

En termes de stratégies, Caritas Mali développera des programmes d’accompagnement deproximité spéci que à chaque groupe cible centrés sur le respect des dispositions légales,les restitutions publiques des actions, l’instauration de la bonne gouvernance dans les struc- tures, la présence des femmes aux instances de décision au sein des organisations, et l’amé- lioration continue de la qualité des services rendus aux populations en vue d’un développe- ment équitable et durable de la cité.

Le Plan sera mis en œuvre à travers une approche holistique. Le Secrétariat National, les coordinations diocésaines et les équipes techniques non permanentes seront chargés d’ani- mer sa mise en œuvre sur le terrain. Pour ce faire les stratégies générales consisteront en l’élaboration des projets et programmes d’appui institutionnel, de prévention et gestion des

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urgences ainsi que de développement aux échelles nationale, diocésaines, paroissiales et/oulocales et d’autres actions de renforcement internes. Aux côtés des projets et programmes, des services de santé, d’éducation et de protection seront gérés.

La mise en œuvre du Plan se fonde sur une organisation allant du niveau national au niveau des communautés de base et fonctionnant en capilarité par voie de conséquence.Cependant dans son fonctionnement, le principe de la subsidiairité entre les di érentsniveaux organisationnels sera respecté.

Si comme dans le précédent plan, le SNCM de Caritas Mali, la structure opérationnelle na- tionale, sera responsable du pilotage avec la participation des toutes les instances et struc- tures, la charpente organisationnelle de Caritas Mali sera renforcée pour mieux réussir la nouvelle mission.

Les instances politiques sont la Conférence épiscopale qui est l’instance suprême, le président de Caritas Mali, qui joue le rôle de répondant juridique pour le compte de la CEM. Chaque évêque dans son diocèse et chaque curé de paroisse jouent les rôles politiques dans leur ressort territorial respectifs. Ils sont assistés en cela par les organes de conseils que sont la commission nationale et les commissions diocésaines ainsi que les comités paroissiaux. Ces organes de conseils seront créés là où ils n’existent pas et ceux faiblement fonctionnels seront dynamisés.

Au niveau du noyau dur du SNCM, les postes de coordination de la sécurité et sureté et de re-sponsable administratif et nancier constituent des innovations pour mieux relever les gros dé s liés au contexte sécuritaire et de gestion administrative, surtout de gestion des ressou- rces humaines. Ce noyau sera structuré autour d’un dispositif technique programmatique (les 5 responsables d’axes le chargé de programme) et d’un dispositif de gestion administra-tive, nanciere et comptable (les services de support). Il disposera aussi d’une technostruc- ture composée du conseiller à la communication et du coordinateur à la sécurité. Le toutsera coordonné par le Secretaire général. A n de relever les faiblesses de coordination quiont été notées, le SNCM animera le comité stratégique du Plan et le comité technique de pi- lotage du plan qui se réuniront ordinairement une fois par an. Le SNCM ainsi que les Coor- dinations diocésaines, peuvent mettre en place par moment et selon les besoins, des équipesou groupes d’experts (task forces) pour la prise en charge de certaines questions spéci ques.

Quant aux Coordinations Diocésaines, dont les rôles sont prépondérants dans la mise enœuvre du plan au niveau diocésain, la structuration souhaitée re ètera celle du SNCM, àl’exception que celles-ci n’auront pas un responsable du suivi évaluation dans le noyau dur, du moment où cette fonction sera assurée par les responsables des départements en se ba- sant sur les équipes de projets et programmes et avec l’accompagnement du national.

Au niveau du Secrétariat National ainsi qu’au niveau des coordinations diocésaines des équipes techniques non permanentes seront recrutées selon les besoins pour la gestion detel ou tel projet/programme/service.

Les relations entre homologues du SNCM et des coordinations diocésaines seront basées sur des systèmes de formations, d’informations régulières, d’appuis-conseils. Des complicitéstrès avantageuses doivent s’établir entre homologues pour réussir les missions spéci queset collectives.

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Ceci permettra à coup sûr de développer la synergie interne et la coordination des e ortsnécessaires à un meilleur partage d’expériences, une meilleure mobilisation et exploitationde ressources humaines internes à Caritas Mali, en vue d’une plus grande e cacité pour plusde compétitivité du Réseau sans son environnement institutionnel.

Pour corriger les insu sances constatées dans le suivi évaluation de l’ancien plan, le Chargéde Programme et les responsables des axes seront davantage responsabilisés. Le Chargé de programme élaborera de façon participative un système de suivi évaluation intégral orientévers les e ets. Ce système sera partagé avec toutes les parties prenantes et à chaque niveau.Les acteurs joueront leurs rôles soit de collecte, de compilation, de traitement, d’analyse des données ou d’application des mesures correctives. Le SNCM et les coordinations diocésainese ectueront des missions de supervision et de suivi qui seront toutes sanctionnées de rap- ports.

Chaque année les coordinations diocésaines feront des plans d’action qui seront consolidésau niveau national par le comité technique de pilotage. En n d’année, celui-ci procède aubilan et produit un rapport consolidé à partager aux instances de décisions et aux parte- naires.

Pour le bon fonctionnement de cet organigramme mis en place pour la gestion du plan, labonne communication sera déterminante. Elle sera basée sur une politique qui sera dé nieau cours de l’an 1 du plan.

Le Plan stratégique connaitra deux évaluations. La première à mi-parcours et l’autre au cours de la dernière année. Les résultats de cette dernière serviront de base d’élaboration du plan stratégique 2024-2029.

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INTRODUCTION

D’une façon générale, le plan stratégique a une place et un rôle prépondérant dans la vie d’une organisation. Il sert à orienter l’organisation toute entière dans soncheminement vers le long terme et à cadrer ses actions durant sa période dé nie par

l’organisation qui l’adopte. La plani cation stratégique positionne l’organisation dans sonenvironnement Toute Caritas, selon les normes de Caritas Internationalis, doit élaborer et mettre en œuvre son plan stratégique pour un souci de conformité.

Pour Caritas Mali, un service de la charité de l’Eglise Catholique au Mali, l’année 2017 sedé nit comme une année charnière. C’est la n du cycle de son plan stratégique 2012-2017et le début d’un nouveau, celui de 2018-2023, tous deux élaborés de façon participative.

Le Plan stratégique 2012-2017 bâti au départ sur 4 axes a connu l’ajout d’un nou- vel axe, à savoir la gouvernance, qui s’est imposée à la 4ème année de son exécution. Au nish,on pouvait compter deux axes ; le DIRO et la Mobilisation des ressources, intimement liés à la performance de Caritas Mali et trois axes stratégiques (La gestion des urgences combinées à la solidarité, le Développement Economique et social ainsi que la Gouvernance) orientés vers la satisfaction des besoins de groupes cibles prioritaires

Depuis les évènements de 2012 le pays est confronté à d’énormes crises politiques, sé- curitaires, économiques, sociales et climatiques. Ils sont entre autres la problématique des réformes institutionnelles, de démographie, de la jeunesse, de l’emploi, de la migration, de l’éducation, de développement socio-économique, des inégalités sociales, de l’insécurité au niveau national et sous régional , du terrorisme, du fondamentalisme religieux , de la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation, de l’intégration régionale, de la jus-tice, de la gouvernance , de promotion de la paix/éducation civique/cohésion sociale/gou- vernance locale, de l’insécurité alimentaire face aux enjeux du changement climatique, de la détérioration des moyens d’existence des communautés, de la gestion des urgences et desrisques de catastrophes, etc. Leurs conséquences nombreuses et variées n’a ectent-elles pastoutes les couches particulièrement les catégories sociales et socioprofessionnelles les plus vulnérables ?

Les populations maliennes (hommes et femmes, enfants et jeunes, personnes âgées et indigents, déplacés internes et réfugiés) aspirent améliorer leurs conditions de vie, à tra- vers l’accès aux besoins sociaux de bases, les revenus, la justice, la paix et la cohésion sociale. , d’améliorer leurs accès aux crédits agricoles, de gérer les ressources naturelles, de réduireles e ets des changements climatiques, du renforcement des capacités des organisations paysannes, d’être accompagnés dans leurs e orts de prévention, de gestion des risques de catastrophes, de résilience aux e ets de changements climatiques.

Le nouveau plan stratégique 2018-2023 que Caritas Mali se dé nit pour les sixprochaines années a ainsi la particularité d’être porteur de germes des changements vou- lus tant et surtout par les cibles que les acteurs de ses instances et structures politiques, deconseils et d’exécution des di érents niveaux.

Les pages qui suivent sont consacrées à la « Méthodologie » utilisée pour élaborer le do- cument, de la « présentation de la Caritas Mali », suivie de l’ « Analyse du Contexte et laJusti cation » du Plan Stratégique», elle-même suivie du chapitre sur les « Orientations Stratégiques ».

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Ce dernier élément constitue un préliminaire à la partie sur les « Axes Stratégiques », in- cluant les objectifs et indicateurs stratégiques. Le chapitre sur les « Approches et Stratégies d’intervention » qui suit permet d’approfondir la façon dont chacun des axes sera développé et concrétisé. « L’Organisation et la Gestion du Plan Stratégique » et le « Système de Plani-cation/Suivi/Evaluation », constituent les avant dernier et dernier véritables chapitres du document qui se termine par une série d’annexes.

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METHODOLOGIE

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METHODOLOGIE

La méthodologie utilisée par Caritas Mali pour l’élaboration du présent Plan Straté- gique est une approche participative. Elle a vu la participation des Représentants du bureau national, des cadres des coordinations diocésaines et du personnel de la Cari-

tas nationale durant tout le processus qui s’est déroulé en 4 étapes.

La première étape préparatoire a débuté en juin 2016 par la tenue du forum de Caritas Mali et ses partenaires du Nord à Paris lors duquel des dé s ont été identi és assortis desStratégies et approches nécessaires à leur relèvement. Cette rencontre a été suivie del’élaboration et la di usion des Termes de référence (TDR) du processus de l’élaboration, du lancement d’un appel à nancement du processus auprès de MISEREOR et Caritas Es- pagne, des échanges techniques avec certains partenaires dont SECOURS CATHOLIQUE, CARITAS INNSBRUCK, Siège de DIRO de Lomé, MISEREOR (ce dernier avait commis une consultante) etc. ; de la conduite de l’autoévaluation assistée du plan stratégique 2012-2017. Cette étape a été bouclée par la conception des outils d’analyse institutionnelle et organisa-tionnelle et la préparation de l’atelier national de plani cation stratégique.

La seconde étape a consisté en la tenue de l’atelier national d’élaboration du plan stratégique 2018-2023.
Un atelier national d’élaboration du PS s’est tenu à Bamako du 18 au 21 juillet, sous la modé- ration du consultant accompagnateur. Cet atelier auquel ont participé les représentants du bureau national et les délégués des Coordinations diocésaines et du Secrétariat National a permis de dégager les grandes caractéristiques institutionnelles et organisationnelles, d’es- quisser des choix stratégiques bruts relatifs aux groupes cibles, zones et thèmes prioritaires, aux axes stratégiques déclinés en objectifs et indicateurs sommaires. Des esquisses de vision externe et interne avaient été aussi rendus disponibles.

Après l’atelier, vint l’étape de la rédaction et de la restitution du plan : Dès le len- demain de l’atelier, le comité ad ’hoc de rédaction, appuyé du consultant accompagnateur,s’est mis à la tâche. Il a fourni un gros e ort de réexamen minutieux de tous les résultatsbruts de l’atelier ; apporté des précisions et des compléments d’informations partout où cela était nécessaire avant de procéder à la rédaction proprement dite. Une première version soumise d’abord au consultant, a été améliorée avant sa transmission aux Coordinations Diocésaines par voie électronique. Les contributions les plus pertinentes de celles-ci ont permis de produire la version à soumettre à l’assemblée générale pour validation.

Les dernières étapes furent la validation du PS par l’assemblée générale et sa signaturepar le Président de la Caritas Mali ; et en n la di usion au sein de la Caritas Mali et auprèsdes partenaires techniques et nanciers. Ces derniers, l’auront discuté et apprécié au coursd’un forum des partenaires de Caritas Mali en novembre 2017.

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I. PRESENTATION DE CARITAS MALI

1.1. Statut et ancrage institutionnel : La Charité de l’Eglise Catholique en marche au Mali à travers un réseau national et international

« La nature profonde de l’Eglise s’exprime dans une triple tâche : l’annonce de la parole de Dieu, la célébration des sacrements, le service de la charité. Ce sont trois tâches qui s’appellent l’une l’autre et qui ne peuvent être séparées l’une de l’autre ». (Lett. enc.. Deus Caritas est, n.25)

« La charité découle de la structure épiscopale de l’Eglise et les évêques portent la res- ponsabilité première de la mise en œuvre de la charité ». Sa mission est « d’apporter desréponses concrètes aux demandes de ceux qui sont dans le besoin, de ceux qui sou rent ». « Là où, il s’avèrerait nécessaire, l’Evêque diocésain, devra établir, dans l’Eglise qui lui a étécon ée, un bureau qui a pour but d’orienter et coordonner le Service de la charité en sonnom ». Ce service est la pastorale sociale dont un des instruments est la Caritas.

Caritas est au cœur de l’Eglise. « L’Evêque doit encourager la création dans chaque paroisse de sa circonscription, d’un service de « Caritas » paroissiale ou analogue, qui promeuve également une activité pédagogique dans la communauté toute entière, pour éduquer à l’esprit de partage et de charité authentique ». L’animation du réseau, la sensibilisation, l’éveil des consciences à l’entraide et à la solidarité en vue de mobiliser des ressources pour l’exercice de la charité.

En lien avec ces quelques propos du Pape, la Caritas Mali est une volonté commune des Evêques du Mali. Elle fonctionne comme un réseau avec des objectifs partagés et des prin- cipes et des valeurs qui ont leurs fondements sur la doctrine sociale de l’Eglise et des méca- nismes de gestion.

Caritas Mali, fonctionne en réseau avec des instances politiques et des structures opéra- tionnelles. Elle est connectée avec les structures caritatives sous-régionales et régionales(Caritas CERAO/AECAWA et Caritas Africa) et au niveau international avec Caritas Inter- nationalis, une confédération regroupant 165 organisations membres2.

Caritas Mali est une expression de la charité de l’Eglise Catholique au Mali. Elle est une Organisation Non Gouvernementale (ONG), apolitique, à but humanitaire et non lucratif. Elle est créée par la Conférence Episcopale du Mali et agréée parle Gouvernement du Mali selon l’Accord Cadre N° 113/MATDB et son Avenant N° 3631/MATCL-CADB du 17/11/06. Caritas Mali est a liée à Caritas Internationalisconfédération d’organismes catholiques d’action charitable et membre de Caritas Africa.

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1.2. Principes et valeurs de Caritas Mali

Les principes et valeurs de Caritas Mali sont inspirés de ceux de la Doctrine Sociale de l’Eglise Catholique (DES).
La DES a pour fondement les principes suivants : la dignité de la personne humaine, l’option préférentielle pour les pauvres, le bien commun, la subsidiarité, la solidarité et la participa- tion. Ses valeurs fondamentales sont : la vérité, la liberté et la justice.

Caritas Mali rallonge les valeurs en ajoutant la bonne gouvernance. Pour l’Eglise, c’estl’homme qu’il faut promouvoir. Il est l’auteur, le centre et la cible nale de tout développe- ment qui ne se réduit pas seulement aux aspects matériels. Pour cela, Caritas Mali intégrera dans ses approches la valorisation de la famille et de la communauté.

1.3. Mission de Caritas Mali

Caritas Mali est un outil de la Conférence Episcopale du Mali (Collège des évêques du Mali) dans son ministère de la Charité.

Sa mission globale est d’assurer la participation de l’Eglise au développement intégral de l’Homme au Mali. Elle met l’accent sur la promotion de la solidarité et l’amélioration des conditions de vie de celui-ci en général et des couches vulnérables en particulier.

De façon spéci que sa mission consiste à apporter un accompagnement aux groupes oucouches sociales structurellement les plus vulnérables (pauvres) et une assistance humani-taire aux victimes des catastrophes, des con its, des guerres, aux migrants et laissés pourcompte.

Elle œuvre à éclairer les consciences des catholiques et celles de toutes les personnes de bonne volonté pour qu’elles soient conscientes de leurs devoirs envers les pauvres.

Elle contribue au mieux-être et plus-être de ses groupes cibles selon les valeurs évangéliques. Caritas Mali rend plus visibles à l’intérieur et à l’extérieur du pays, les actions de l’Eglise du Mali, à travers une communication dynamique en montrant davantage les résultats de sa politique ; ceci, en concertation avec les partenaires de la pastorale sociale. Elle assure cettemission à travers des structures professionnelles, la dé nition de politiques et d’orientationsgénérales fondées sur l’analyse permanente des réalités sociales, économiques, culturelles etla prévention/gestion/médiation des con its, ainsi que le suivi et l’évaluation de leur miseen œuvre. Pour la réalisation de cette mission, Caritas Mali mettra un accent particulier sur le renforcement des capacités de son personnel et la mobilisation des ressources internes et externes nécessaires.

Cette mission est accomplie sans distinction de race, de nationalité, de sexe ou de conviction politique, philosophique ou religieuse. Conformément au message évangélique, Caritas Maliaide les personnes les plus vulnérables a n qu’elles deviennent les sujets de leur propre dé- veloppement.

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1.4. Organisation et fonctionnement de Caritas Mali

Pour la réalisation de sa mission première, Caritas Mali est structurée en quatre principaux niveaux : le niveau national, le niveau diocésain, le niveau paroissial et le niveau local. Auxdi érents niveaux, on trouve généralement des instances de décision politique, des instancesde conseil, des organes de coordination et des organes d’exécution.

Au niveau national, les rôles des instances, vont de la décision politique à la coordination. A ce niveau, le rôle politique est joué par la Conférence Episcopale du Mali (C.E.M.); celui de conseil, par la Commission Nationale de Caritas Mali (CNCM). La coordination est assurée par le Secrétariat National de Caritas Mali (SNCM).

Au niveau de chacun des 6 diocèses3 membres de la Caritas Mali, l’Evêque est investi de la décision politique. La Commission Diocésaine de Caritas Mali (CmDCM) est l’organe de conseil de l’Evêque en matière de Pastorale Sociale. La Coordination Diocésaine exécute lesdécisions de la Commission Diocésaine notamment en initiant des projets/programmes/services. Les Coordinateurs ou responsables de projets, programmes et services agissent au niveau de l’exécution des activités de développement et de solidarité, au niveau d’une ou plusieurs paroisses.

A l’échelon de chacune des 46 Paroisses4, le Curé joue le rôle de décideur en ce qui concerne la «politique» de Pastorale Sociale. Le Comité Paroissial de Caritas Mali est chargé de le conseiller. Les équipes des projets, les programmes, les comités d’aide humanitaire et desecours d’urgence, etc. y ont la charge des actions exécutives en direction des di érentsgroupes cibles locaux.

Au sein de chaque paroisse, des instances communautaires de base, organisées en comitésou cellules de base travaillent dans les di érents domaines de développement et d’urgences/solidarité de Caritas Mali. Ces comités ou cellules sont accompagnés dans leurs actions par les agents de développement qui veillent à ce que les autres agents pastoraux, soient associés à chacune des phases des activités à mener. Le Comité Paroissial est assisté en cas de besoin par la Coordination Diocésaine et le Secrétariat National.

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3. Diocèses Kayes, Mopti, San, Ségou et Sikasso et archidiocèse de Bamako,
4. Kayes (7), Mopti (7), San (7), Ségou (6), Sikasso (9) et Archidiocèse de Bamako (11)

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II. ANALYSE DU CONTEXTE NATIONAL ET JUSTIFICATION

Le Mali est un pays quasiment sahélien, continental, d’Afrique de l’ouest, vaste de 1.241.238 km2. Il possède trois zones climatiques qui sont le Sahara méridional au nord, le Sahel au centre et la région soudanaise au sud. Près de 60% du territoire ap-

partiennent à la zone subsaharienne ou désertique. Les précipitations sont irrégulières dans l’espace et le temps et vont de moins de 100 millimètres dans le nord à plus de 1200 milli- mètres dans le sud. La saison sèche est longue de 7 à 10 mois du sud au nord.

Source : Association Bani Kono

2.1. Analyse de la situation politico-administrative

Le Mali est une république dont la politique générale est axée sur la démocratie, la décen- tralisation et la déconcentration. Depuis 2012, le contexte politico-administratif reste dif-cile en raison des crises multiformes (rébellion au nord, coup d’état militaire, occupationsdes régions du nord par des groupes armés). Le pays a du mal à se relever malgré tous les instruments politico-militaires mis en place : MINUSMA, BARKHANE, Forces Armées ma- liennes, Accord pour la paix et la réconciliation, etc.). La mise en œuvre de l’Accord pour une paix globale et durable et la réconciliation signé le 15 mai et parachevé le 20 juin 2015 a enregistré quelques résultats : création des régions de Taoudenit et Ménaka, la mise en place de la Commission Nationale et régionales vérité, justice et réconciliation, mise en place des autorités intérimaires, l’activation du MOC et processus de DDR, la tenue de la conférence d’entente nationale et l’élaboration d’une charte d’entente nationale. De façon globale, lamise en œuvre de l’accord peine à avancer pour diverses raisons notamment l’insu sance de moyens pour faire face à l’immensité des dé s ; les a rontements entre groupes armés

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signataires ou non de l’Accord ; les attaques multiformes des groupes de terroristes et dedjihadistes dans toutes les régions qui a ectent les forces armées, les autorités et les popula- tions civiles, etc ; la crise autour de la révision constitutionnelle soldée par la suspension du projet de referendum, etc. Aujourd’hui, l’Etat est faiblement présent dans bien de localités des régions du nord.

La vie politique est animée par plus d’une centaine de partis politiques de droite et de gauche. Cependant bon nombre d’entre eux ne disposent pas de réels projets de sociétés et sombrentdans la léthargie après l’e ervescence des scrutins électoraux. Quelques partis de l’opposi- tion et des mouvements de la société civile, encore fragiles, tentent de veiller sur la gestion démocratique du pays.

Le mandat du Président actuel du Mali arrivant à terme, les prochaines élections sont pré- vues en 2018. Une bonne préparation est nécessaire pour réussir un déroulement transpa- rent et apaisé

Dans le cadre de la décentralisation et la déconcentration, le Mali compte au- jourd’hui 10 Régions administratives, 49 Cercles, 703 communes (dont 666 rurales) et le District de Bamako. Le transfert de compétences et des ressources aux collectivités indis-pensable au développement local est encore assez lent créant une insu sance notoire chezcelles-ci des moyens de réalisation de leurs priorités de développement. Cette situation a eu une incidence majeure sur le développement économique, et notamment sur les possibilités d’emploi de la population.

Quant aux services techniques de l’Etat ils sont pour la plupart déconcentrés jusqu’au niveaudes communes ; mais ils sou rent également d’insu sance de moyens pour assurer correc-tement leur mission publique. Aussi, l’insu sance de l’animation des Comités Communaux,Locaux et Régionaux d’orientation, de Coordination, de Suivi des Actions de Développement(CCOCSAD, CLOCSAD CROCSAD) engendre des di cultés de concertation des servicestechniques avec les partenaires locaux tels que Caritas Mali.

Pour Caritas Mali le contexte politico-administratif actuel pourrait s’améliorer modeste- ment dans les 6 prochaines années. Les signes visibles permettant de soutenir cette hypo- thèse sont :

– Au plan international, on peut noter les e orts d’anéantissement de la nébuleuse de l’Etat Islamique, l’essou ement de la guerre en Syrie, le renforcement et renouvellement dumandat de la MINUSMA, la mise en place du G5 Sahel, etc.

– Au niveau national, on note les e orts des di érents acteurs publics et de la société ci-vile dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, la forti cation conti-nue des forces armées et de sécurités maliennes (augmentation des e ectifs, formations,équipements) ; le retour progressif de l’administration dans les régions du nord notammentà Kidal, les e orts de dialogue interreligieux, etc ; les e orts des ONGs dans le développe- ment socio-économique des projets et programmes de développement, etc.

Dans le cadre de l’amélioration du mode de gestion décentralisée du pays, de nouvelles col- lectivités (régions, cercles, etc) seraient créées dans les six prochaines années conformément aux prévisions faites dans le Programme de Développement Institutionnel (PDI) et l’Accord pour la paix et la réconciliation. La déconcentration des services techniques devra marquer les pas avec ces nouvelles collectivités.

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2.2. Analyse de la situation sociale du Mali

En 2017 la population du Mali est estimée à 18 876 0015 avec un taux de croissance de 3,6% et une ruralité de 80%. Elle se caractérise aussi par son extrême jeunesse (environ 45% de moins de 15 ans, environ 22% de moins de 5 ans) contre 3% de plus de 65 ans. On note unelégère prédominance des femmes (51 %). Un des dé s majeurs pour le Mali est celui de l’adé- quation entre les besoins à satisfaire et la croissance démographique.

Malgré des progrès notoires enregistrés ces dernières décennies, le niveau de développe- ment humain ‘du Mali reste très bas (classé 177e sur 186 pays en 2016 selon l’indice de déve- loppement humain (IDH). L’incidence de la pauvreté s’élève à 45% et la pauvreté de masse (privations) atteint 64% de la population, ce qui traduit l’immensité des besoins à satisfaire au plan social. La situation de pauvreté des populations s’est même beaucoup dégradée de 2011 à 2016, passant de 45,6% de pauvres à 46,8%6.

La population pauvre est confrontée aux problèmes de plusieurs ordres. Or, l’accès de toutes les couches sociales aux services sociaux de base, est une condition essentielle du renforce- ment de la paix, de la sécurité et de la réconciliation nationale.

En matière de santé, le système de santé au Mali est pyramidal, et structuré de la base vers le sommet composé de l’ensemble des structures et organismes publics (Etat et collectivités territoriales), dont les structures privées communautaires (associations et mutuelles, fondations) et confessionnels. La libéralisation des professions sanitaires et les dispositions réglementaires ont contribué à un développement rapide du secteur privé.

Le premier niveau de contact avec le système de santé est représenté par le Centre de Santé Communautaire dont leur taux de fréquentation n’est pas optimal en raison de la faible par- ticipation communautaire et du non respect des procédures et directives initiales de gestion du recouvrement de coûts, qui s’est traduite par le cout élevé des traitements (75%), tempsd’attente trop long (23,6%), de l’ine cacité des traitements (15,4%), absence de personnel formé, mauvais accueil, absence/retard du personnel médical, non disponibilité des médi- caments.

Selon la Loi n ° 02 – 049 / du 22 juillet 2002 Portant loi d’orientation sur la santé, les éta- blissements du secteur privé à but lucratif, autorisés depuis 1985, présents dans les milieux urbains sont mieux appréciés, mais les coûts de prise en charge des maladies sont au delàdes capacités nancières des populations eu égard à leur faible pouvoir d’achat.

Les maladies transmissibles les plus répandues sont le paludisme, la èvre typhoïde, lesMST, le SIDA, la tuberculose, etc. Les maladies cardiovasculaires comme la tension arté- rielle, le diabète, constituent de plus en plus des problèmes de santé publique.

Les taux de mortalité restent élevés surtout chez les enfants avec des estimations de à 56‰ de mortalité infantile et 95 ‰ d’infanto-juvénile. Les risques de décès des jeunes enfants sont plus élevés en milieu rural qu’en milieu urbain (113‰ contre 64‰).
Les niveaux de mortalité adulte sont légèrement plus élevés chez les hommes (2,82 décès pour 1 000) que chez les femmes (2,66 décès pour 1 000). Les décès maternels représentent 32 % de tous les décès de femmes de 15-49 ans. Le niveau de mortalité maternelle au Mali reste encore très élevé, le rapport de mortalité maternelle étant estimé à 368 décès pour 100 000 naissances vivantes

5. Source : SAP-tableau d’analyse du Cadre Harmonisé 2017 6. Source : EMOP 2016/2017).

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En matière d’accès à l’éducation, le taux d’alphabétisation reste toujours faible, et un enfant vivant en milieu rural a 1,7 fois moins de chance que celui qui vit en milieu urbain d’être inscrit à l’école. Ces inégalités s’accroissent avec le niveau d’études.

En matière d’accès à l’eau, 61,7% des ménages font plus d’une demi-heure pour aller chercher de l’eau de boisson. Le taux moyen national de ménages qui consomment de l’eau potable est de 79,7% en 2016, soit 95,5% en milieu urbain et 73,4% en milieu rural.

En matière de l’état du cadre de vie, (hygiène et assainissement, lavage de mains, eaux usées) les mauvaises pratiques provoquent des maladies au niveau indivi- duel ou communautaire, et plus de trois ménages sur cinq (62,7%) ont une latrine commune et moins d’un quart des ménages (17,1%) utilisent une latrine privée et 12,1% font leurs be-soins dans la nature. La majeure partie des ménages (71,4%) n’ont pas de lieux spéci quesdédiés au lavage des mains et se débarrassent de leurs ordures ménagères dans les tas d’im- mondices ou déversent les eaux usées soit dans la rue (34,3%), dans la cour (30,0%) ou dans la nature (19,8%).

Quant à la protection sociale, le Mali dispose d’une politique de protection et des dispo- sitifs de d’application notamment l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO), le Régime d’As- sistance Médicale (RAMED), etc. mais elle est encore très faible pour un nombre croissantde la population de plus en plus exposée aux actes de violences aggravés par le con it arméau nord du pays. Les techniques et technologies gagnent de plus en plus le pays. On note une bonne couverture territoriale en TIC, en médias et réseaux sociaux. Les maliens en général, et en particulier les jeunes s’intéressent à ces nouvelles techniques d’information et de com- munication qui créent par la même occasion d’énormes emplois. La possession du téléphoneportable par ménage a enregistré une progression signi cative entre 2006 et 2016, passant de 22,5% à 82,9%. Les groupes sociaux les plus a ectés par ces problèmes sont majoritai-rement les populations vivant en milieu rural (80%), et plus spéci quement les femmes, lesenfants, les jeunes et les personnes handicapées.

En termes de tendance, l’e ectif de la population malienne doublera en moins de 20 ans avecdes conséquences pour la demande de services sociaux de base et l’accès à plus de ressources naturelles. Les politiques éducative et sanitaire actuelles ne connaîtront pas d’évolution po- sitive d’ici 2023 sauf si les dispositions de l’Accord en la matière sont mis en œuvre. L’apport des techniques et technologies sera important dans les domaines des services comme la té- lémédecine, les banques, les formations, etc.

2.3. Analyse de la situation économique du Mali

L’instabilité politique et sécuritaire a des conséquences directes sur l’économie. Celle-ci re- pose principalement sur le secteur primaire qui occupe environ 80 % de la population active et contribue à hauteur de 40,5% de la richesse nationale7. Le secteur primaire est composé essentiellement d’agriculteurs, d’éleveurs, d’exploitants forestiers et de pêcheurs ou d’ex- ploitations familiales agricoles.

L’incidence (taux) de la pauvreté c’est-à-dire la proportion de la population malienne qui n’arrive pas à dépenser par an 175 000 FCFA nécessaire pour satisfaire ses besoins de base, est estimée à 46,8 % en 2016 contre 47,2 % en 2015. La pauvreté est largement répandue enmilieu rural. Selon le rapport de l’EMOP 2016/2017, 55,2 % d’entre eux sont pauvres.

7 Source : EMOP 2016/2017.

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Les populations maliennes en général et celles des zones sahéliennes et désertiques sont structurellement en proie à la faim et à la malnutrition. L’insécurité alimentaire dans ces régions se manifeste essentiellement d’une part sous la forme conjoncturelle et d’autre part sous la forme structurelle. Les résultats de l’enquête nationale sur la sécurité alimentaire (ENSAN) réalisée en février 2017 ont montré que 3,6 % des ménages maliens se trouvent en insécurité alimentaire Sévère, 22% sont modestement en insécurité alimentaire et 49,2% le sont à la limite de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. Seuls 25,2% sont en sécurité alimentaire8.

Ces ménages sont confrontés à des problèmes de production, de productivité dus princi- palement à la fragilité des écosystèmes et la dégénérescence des ressources naturelles, à la faiblesse des performances des systèmes de production, à la pauvreté monétaire et non monétaire, aux chocs naturels, économiques et facteurs aggravants. Ceux qui sont sur les chaînes de valeur, notamment les femmes et les jeunes qui sont organisés, rencontrent eux aussi des problèmes de conservation, de transformation et de commercialisation.

Les couches de la population qui se trouvent dans l’informel sont constituées de vendeursambulants, d’aide-familiaux, d’apprentis, etc. Selon l’EMOP 2016/2017, 61,4% des appren-tis et aide-familiaux sont pauvres. Ils sont confrontés au problème de quali cation, d’exploi- tation économique et d’organisation.

En plus de ces groupes, un grand nombre de jeunes ne trouvant pas leur compte ou n’étant pas motivés dans les activités agricoles et informelles ci-dessus évoquées tentent leur chance dans les migrations urbaines, régionales ou internationales. La situation de ces groupesconstitue aujourd’hui un dé majeur aux di érents niveaux local, national, régional et in- ternational.

Les mouvements de populations sont des phénomènes courants. Ces mouvements peuvent être habituels ou inhabituels selon les périodes, les zones et les types de population. Dans certains cercles, ce sont les ménages entiers notamment les nomades ou pasteurs, qui partent en migration saisonnière. Dans l’ensemble, 20,0 % des ménages ont au moins un membre vivant en dehors de leur localité. Ce taux est plus élevé à Sikasso et à Kayes (41,7 % et 33,3 % respectivement) et plus faible à Tombouctou et à Bamako (7,0 % et 12,6 % respectivement).

Ce sont majoritairement les jeunes garçons qui partent en migration saisonnière ainsi queles adultes mais cela di ère d’une communauté à une autre. Dans certaines zones, telles que Yanfolila, Macina, le pays dogon et d’autres parties du centre du pays, les jeunes lles sontégalement concernées par la migration saisonnière.

Pour les communautés qui font face à des mouvements de migration inhabituels, elles es- timent à 5% en moyenne l’accroissement du nombre de personnes partant en migration et jusqu’à 16% dans la région de Sikasso.
Les principales zones de destination des migrants sont par ordre d’importance, dans la même région (18,5%), dans la sous-région (18,1%), dans d’autres pays d’Afrique (13,8%) et dans les zones minières (11,6%). A noter que pour les régions de Kayes et de Mopti, les destinations de migration dans les autres pays en Afrique et hors d’Afrique sont également privilégiées. Les principales raisons avancées pour la migration sont en majorité le manque d’emploi (83,3% des réponses), la pauvreté (70,2% des réponses) et à l’inégal accès aux ressources naturelles et leur mauvaise exploitation (terres, eau) et à l’application biaisée des systèmesde justice moderne et coutumière (désespoir des jeunes faces aux di cultés d’accès aux res- sources et aux pouvoirs les incitant à partir pour des lendemains meilleurs).

8. Rapport ENSAN, Mali février 2017

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Les migrations constituent en partie des sources de revenus et des stratégies d’adaptationdes communautés d’origine aux conséquences négatives des problèmes liés aux di érents éaux qui les accablent (insécurité alimentaire récurrente, changement climatique, dégra- dation de l’environnement, …). Dans la plupart des cas les migrants eux-mêmes acquièrent des expériences sociales et managériales ainsi qu’une certaine assise économique ; toutes choses qui méritent d’être capitalisées et consolidées.

Par contre, au vu des nombreuses conséquences économiques, sociales, certains aspects des migrations constituent des préoccupations pour le développement des communautés concernées, du pays et de la communauté internationale.

2.4. Analyse de la situation humanitaire du Mali

Le Mali est un pays sahélien confronté à un certain nombre de crises récurrentes d’ordrenaturel liés aux e ets des changements climatiques (sècheresses, inondations, invasionsdes ennemis des cultures, etc.). Il est aussi soumis à des crises d’origine anthropique (les mouvements armés séparationnistes de l’Azawad et plus récemment du Macina, les groupesarmés djihadistes, islamistes-sala stes, les terroristes, les con its intercommunautaires, lamauvaise gestion des ressources naturelles, etc.).

Ces crises ont pour conséquences entre autres, l’insécurité alimentaire et nutritionnelle et les déplacements forcés des populations, la fermeture des écoles, la disparition de l’admi-nistration dans les zones a ectées semant le manque de protection pour les populations as- siégées, les profondes perturbations des systèmes sociaux et économiques, l’insécurité, etc.

Les populations des zones d’orpaillage traditionnel (Kayes, Sikasso), les zones où la coupe abusive du bois a atteint un niveau déconcertant (notamment le sud de Koulikoro) ainsi quel’utilisation des produits chimiques pour l’agriculture de masse (zone cotonnière et o ce du Niger) sont les plus a ectées par rapport aux e ets des changements climatiques.

En ce qui concerne les groupes cibles liés à l’insécurité de façon générale, nous pouvons citer entre autres, les populations du nord du Mali, les populations du centre (région de Mopti,Ségou, Koulikoro et Kayes). En e et, dans la plupart de ces zones, l’administration est soitinexistante, soit menacée de disparaître, les écoles sont fermées et l’économie est au ralentie.

La plus grave crise humanitaire de son histoire que le Mali a connu suite à l’invasion de la partie Nord-Est de son territoire par des groupes djihadistes et rebelles en 2012, les innom- brables crimes et l’insécurité généralisée qui en ont découlé, puis le coup d’Etat qui a ébranlé l’ensemble de ses institutions, a aujourd’hui beaucoup baissé de niveau. Et l’analyse de la tendance permet d’espérer à une amélioration au cours des six prochaines années.

On note une amélioration de la disponibilité des denrées alimentaires sur les marchés grâce à la production locale et aux importations. L’annonce de la mise en place du G5 Sahel estun dispositif qui pourrait ramener la sécurité dans les zones a ectées. L’engagement dugouvernement et des acteurs humanitaires à intervenir auprès des populations pauvres eta ectées par les catastrophes. Toutefois, l’accessibilité restera menacée à cause de la baissedu pouvoir d’achat et l’insécurité et de l’ine ectivité du G5 Sahel.

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2.5. Analyse de la situation sécuritaire

Depuis la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, plusieurs fora de discussion ont lieu entre les mouvements politiques et la société civile, ou entre les mouve-ments politiques entre eux. Les résultats encourageants des rencontres d’Ane s sont en e etfragiles, les populations sédentaires du nord n’y ont pas participé. Le processus de démo- bilisation, de désarmement et réintégration (DDR) tarde à se concrétiser. Les populations du centre du Mali (Région de Mopti et Ségou) sont largement absentes dans le processus de paix.

L’insécurité dans cette partie du pays est plus récente comparativement au nord : elle s’est installée depuis l’émergence en janvier 2015 d’un mouvement armé local se revendiquant du djihad, le Front de libération du Macina (FLM). La population touchée par l’insécurité est cependant plus nombreuse au centre du pays que dans les régions moins peuplées du nord. La frustration due au sentiment d’exclusion du processus de paix chez certains acteurs pourrait entrainer des conséquences non souhaitées.

La mise en place du G5 Sahel est menacée par l’interdiction de visas aux ressortissants Tcha- diens par les USA et la fermeture de l’Ambassade des USA au Tchad. Cette problématique pourrait engendrer dans un court avenir, une dégradation de l’insécurité au Mali commecela se vit depuis trois semaines d’a lée avec les attaques dans la partie centre et celle dunord du Mali.

Cependant, le renforcement de l’armée malienne en armement et en moyens pour l’appuiaérien constitue des facteurs qui peuvent donner espoir aux populations durement a ectéespar l’insécurité.

2.6. Analyse du facteur religieux

L’islam est pratiqué par l’écrasante majorité de la population malienne. Selon le recense- ment de 2009, le Mali comprend 94,8 pour cent de musulmans, 2,4% de chrétiens et 2 % d’animistes.1 La Constitution de 1992 consacre le principe de laïcité de l’Etat et les religieux sont présents à toutes les étapes de la vie (baptêmes, mariages, funérailles), bien plus que les représentants de l’Etat.

L’équilibre entre les religions observées jusque là, a été entaché par la crise de 2012, qui a mis sur le devant de la scène des groupes armés se réclamant du jihad, a exacerbé le débat sur la place de l’islam dans la société et la vie politique malienne.
En termes de tendance, la laïcité est remise en cause par certains acteurs religieux qui in-uent le terrain politique et social. Le radicalisme religieux s’a che de plus en plus. Onpourrait peut-être s’attendre à une stabilité de la situation sécuritaire dans le pays avec l’ef- fectivité probable du G5 et de nos partenaires.

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III. ANALYSE ORGANISATIONNELLE : LA SITUATION DE CARITAS MALI

3.1. Les Forces :

La présence, au sein de Caritas Mali de plusieurs éléments de di érents ordres permet àcelle-ci de bien se projeter en termes de croissance de sa propre performance et de réalisa- tion des besoins de ses groupes cibles.

  •  Le principe d’avoir une même vision favorable à la fédération des énergies ;
  •  Une organisation à grande couverture zonale propice à un service de proximité. Ca-ritas Mali est présente dans tous les 6 diocèses où elle se rami e dans toutes les 49 paroisses et dans les di érentes communautés de base. Les équipes d’éxécution des Projets et Programmes sont présentes dans 7/10 régions administratives du mali etdans le District de Bamako.
  •  Un fonctionnement basé sur la capillarité des instances et structures ;
  •  Le principe de subsidiarité favorable à l’anticipation des con its d’intérêts et de lalourdeur administrative ;
  •  Les approches communautaire, participative, d’autopromotion et de sensibilité àl’équité homme-femme garantissent la forte adhésion des cibles directes, ainsi quel’e cacité et la durabilité des actions ;
  •  Des ressources humaines quasiment locales appartenant à di érentes ethnies etreligions ; très engagées, expérimentées et connaissant bien les di érents milieuxd’intervention. Pour l’année 2016, Caritas Mali a travaillé avec 997 agents dont 692 salariés et 306 bénévoles hommes et femmes.
  •  La présence d’esprit d’apprentissage et d’innovation chez la majorité des leaders ;
  •  Le crédit et la place importante qu’accordent les évêques à Caritas Mali dans la réali-sation de la pastorale d’ensemble de l’Eglise Catholique au Mali;
  •  Un partenariat assez diversi é;
  •  L’Enregistrement dans les di érentes localités de grands résultats, e ets et impactséconomiques, sociaux et environnementaux dus à l’action de Caritas Mali
  •  L’existence d’un capital de crédibilité auprès des autorités nationales, locales et com-munales ainsi qu’auprès des populations.3.2. Les défis

    Caritas Mali doit relever di érents dé s pour se positionner parmi les acteurs championsdans l’accompagnement des populations en général et des couches les plus défavorisées en particulier pour la satisfaction de leurs besoins prioritaires.

    3.2.1. Dé s liés au pays et aux populations

    Les dé s qui suivent sont issus des problématiques nationales ci-haut posées.

Renforcement de la prévention des risques de catastrophes ainsi que de la préparation et réponses coordonnées aux urgences : renforcement chez les acteurs à la base les capacités de réduction des risques de catastrophes, mises- en place ou extension des dispositifs de veille et de gestion des urgences, apport de réponses par étape permettant de lier l’urgence et le développement, etc.

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  •  Promotion de la culture de la solidarité : sensibilisation et mise en place desdispositifs techniques et nanciers de solidarité au niveau communautaire, paroissialet national.
  •  Amélioration de l’accès aux besoins sociaux de base (sécurité alimentaire et nutritionnelle, eau hygiène assainissement, santé, éducation) et aux revenusdes populations les plus vulnérables dans le contexte des changements climatiques : organisation des groupes cibles, communication pour un changement de comporte-ment individuel et social, formations managériales et techniques sur les di érentesthématiques prioritaires de développement socio-économique abordées, accompa- gnement par des appuis en moyens de productions, facilitation de l’accès aux services éducatifs et socio-sanitaires et prise en charge de certaines pathologie, etc.
  •  Promotion des réponses aux besoins sociaux et économiques (emploi) de la jeunesse : organisation des jeunes, sensibilisation sur les risques de la migrationet sur les opportunités d’emplois, formations professionnelles quali antes, orienta-tions, appuis à la création ou à l’accès aux emplois rémunérateurs dans les di érentsmilieux de vie, l’accueil, l’accompagnement et l’insertion des migrants,
  •  Promotion de la petite et grande paix/cohésion sociale: éducation civique,gestion non violente et transformation des con its communautaires, gouvernancelocale (la formation des élus en développement local, amélioration de la rédevabilité des conseils communaux) formation des partis politiques, observation des élections, plaidoyer pour le changement des injustices sociales et économiques structurelles, etc.3.2.2. Dé s liés aux structures de Caritas MaliEn dehors des dé s de satisfaction des besoins des groupes cibles, Caritas Mali doit relever les dé s ci-dessous relatifs à son développement interne.

    Renforcement des capacités du réseau Caritas Mali

    Les résultats de l’évaluation du PS 2012-2017 ont révélé des forces et des faiblesses. Les forces observées sont entre autres : l’existence d’un président (répondant juridique) perma- nent pour le suivi des activités au niveau de la Conférence Episcopale du Mali, le bon fonc- tionnement dans certains diocèses de la commission diocésaine, des communautés organi- sées travaillant constamment au niveau des comités paroissiaux, l’existence d’une équipe grandissante, apprenante et disponible pour la mise en œuvre des actions dans les coordina- tions diocésaines et au SNCM. Caritas Mali possède des documents de politique stratégique(manuel de procédures de gestion administrative, comptable et nancière et des Statuts etrèglement intérieur) qui doivent être validés et un programme de renforcement des capaci-tés (A2P/DIRO). Nous notons en n l’existence d’un accord cadre avec l’Etat pour l’ensembledu réseau Caritas Mali.

    Certaines di cultés ont été décelées lors de la mise en œuvre du dernier plan stratégique.Il s’agit de la faible participation aux activités et aux prises de décision des structures poli- tiques tant au niveau national que diocésain de Caritas Mali, le faible fonctionnement du ni- veau politique (CEM, Commission Nationale, Bureau Nationale, Commissions Diocésaines,

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Bureaux Diocésains, Comités Paroissiaux) lié à l’insu sance de fonds. Quant au Niveau opé- rationnel (Secrétariat National, Coordinations diocésaines, PPS) le rapport d’évaluation duPS a fait ressortir la di culté de mobilisation des ressources nancières, de non validationdes documents de politique stratégique (le Manuel de procédures harmonisées et Statuts etRèglement Intérieur), d’instabilité du personnel, d’insu sance de communication, de faible di usion de la mission à tous les niveaux, d’insu sance de di usion des principes et valeurs fondamentaux et du code d’éthique et de déontologie, d’insu sance de mutualisation des savoirs et savoirs faire, la di culté de coordination et de suivi des actions du réseau CaritasMali et l’inexistence de document de politiques de gestion des ressources humaines.

Caritas Mali, instrument d’opérationnalisation des actions de développement et d’urgence de l’Eglise du Mali doit être bien organisée et professionnelle tant au niveau politique (or- gane de décision) qu’opérationnel. A tous les niveaux, Caritas Mali renforcera les capacités dans l’appropriation de ses valeurs et principes grâce à la vulgarisation tous azimuts de sa mission.

Le premier degré de professionnalisme de Caritas Mali est l’implication des Evêques à lui donner des orientations claires. Le second degré s’observe d’une part dans les expériences et expertises des membres et d’autre part le niveau de fonctionnalité des organes (la tenue régulière des AG, des rencontres du bureau national et des coordinateurs).

Pour avoir une plus grande capacité d’intervention nancière, matérielle, organisationnelleet en gestion, Caritas Mali envisage de poursuivre le renforcement de capacité de ses agents en DIRO d’une part, et se doter ou actualiser les documents stratégiques (manuel de pro- cédures harmonisées, statuts et règlement intérieur) de gestion et d’orientation politique (communication, mobilisation des ressources, gestion de risques de catastrophes et des ur- gences, sûreté et sécurité, égalité de sexes) harmonisés et partagés de façon systématique au sein du réseau, d’autre part.

Pour ce faire, le SNCM et les coordinations diocésaines doivent renforcer la politique de Ges- tion des Ressources des Humaines par le recrutement de personnel compétent (en adaptantles pro ls aux postes), prêt à répondre aux di cultés liées à la mobilisation des ressources,à l’amélioration du système de collecte et de circulation régulière de données, à la lisibilitéet visibilité des actions, à la coordination des actions, aux audits réguliers des nances et ausuivi évaluation des actions du réseau Caritas Mali.

Caritas Mali veillera aussi à la mise en place et au renforcement des capacités des comitésparoissiaux a n d’inverser la tendance des stratégies de mobilisation des ressources (de labase vers le sommet).

Au niveau de la culture, Caritas Mali élaborera et di usera un kit de bienvenu (vision, mis- sion, principes et valeurs) un code d’éthique et de déontologie en référence aux normes de gestion de Caritas internationalis, procèdera à la relecture des statuts et règlement intérieur ainsi que du manuel de procédures harmonisées, etc.).

Le dé du savoir faire portera sur le renforcement de la synergie interne, la valorisation descompétences internes, le développement de l’esprit de volontariat et la dynamisation du processus de capitalisation des expériences de Caritas Mali.

Durabilité et stabilité des structures

Caritas Mali existe depuis 1959. Elle est en principe structurée depuis les communautés ec- clésiales de base jusqu’au niveau national, en passant par les secteurs, paroisses et diocèses. Elle a des documents d’orientations clairs. Elle a des organes politiques qui fonctionnent

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moins, et des organes exécutifs qui fonctionnent normalement. Etant sous la responsabilité de la Conférence des Evêques, ses documents stratégiques sont validés par celle-ci. Les dio- cèses quant à eux sont disposés à adhérer et à se mettre ensemble en se fondant sur les prin- cipes et valeurs fondamentaux de la doctrine sociale de l’Eglise pour agir comme une seule entité. La preuve est qu’ils participent à toutes les rencontres organisées par la structure nationale et mettent en œuvre les projets d’envergure nationale en plus de leurs projets etprogrammes locaux. Cependant beaucoup d’insu sances ont été décelées ça et là. Une autrefaiblesse non pas les moindres est l’inexistence dans certains diocèses, des comités parois- siaux constitués et opérationnels et la non appropriation de l’esprit de la Caritas. L’inexis-tence de politique de maintient du personnel quali é dans les structures opérationnelles de la Caritas. En n, la dépendance de tout le réseau Caritas Mali au nancement extérieur pourses actions et son auto prise en charge.

En termes de dé s, ils sont nombreux. Le renforcement des capacités des acteurs internes sur la compréhension des di érents concepts de la Caritas a n de parler le même langage est un des dé s. L’élaboration de la politique de mobilisation des ressources internes et externes ;la prise en charges des AG et rencontres du bureau national par les coordinations diocé- saines et le Secrétariat National ; la réorganisation des comités paroissiaux et leur animation jusqu’à la base ; la mobilisation des ressources internes à partir des comités paroissiaux et les communautés de base pour la mise en place d’un fonds de solidarité conformément à la recommandation de la deuxième assemblée des Présidents des conférences des Evêques et des Caritas nationales tenue à Dakar en septembre 2017 et assurer les cotisations statutaires; la participation aux débats nationaux et internationaux sont autant d’autres dé s que leréseau se doit de relever pour pouvoir contribuer à hauteur de souhait à l’autonomisation de l’entité Caritas Mali.

•• Développement des relations de collaboration et du partenariat.

Pour Caritas Mali, le partenariat est l’un des nombreux types de relations de travail. Il si-gni e pour Caritas Mali la nécessité d’établir des relations à long terme avec les autres or- ganisations. Les forces de son partenariat reposent sur l’existence des principes directeurs qui permettent d’établir des relations durables. Caritas Mali a ainsi établi des protocoles d’accord, faisant l’objet de relecture périodique avec certains partenaires. On peut aussi si- gnaler l’accroissement du nombre de partenaires tant dans le réseau Caritas qu’en dehorsdu réseau. L’appartenance à un grand réseau lui assure une certaine stabilité dans le nan-cement des actions de développement, et apporte aussi bien la con ance de l’Etat que celledes communautés de base.

Cependant, ce partenariat reste limité en certains de ses aspects, notamment l’insu sancede partage de vision commune au sein de Caritas Mali, le non respect des principes du par- tenariat et la diversité des approches d’intervention sur le terrain.

Pour mieux dynamiser son partenariat, Caritas Mali devra développer ses relations, d’unepart avec les di érents acteurs de la société civile évoluant dans les mêmes secteurs d’inter-vention à travers la création d’alliances et l’adhésion à de nouveaux réseaux ou l’intensi ca- tion de l’animation des réseaux auxquels elle est membre (les clusters, les groupes théma- tiques), et d’autre part avec les structures nationales et internationales. Il s’agira également de renforcer la collaboration avec les autorités administratives, les collectivités décentra- lisées de l’Etat, les services techniques de l’Etat et les partis politiques dans le domaine de l’éducation citoyenne et du plaidoyer.

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3.3. Opportunités

Les opportunités les plus importantes que Caritas Mali pourraient saisir pour faire face à sesdé s importants sont entre autres : la laïcité du pays, l’existence de cadres institutionnelsfavorables aux interventions des ONG (démocratie, Espace d’Interpellation Démocratique, Décentralisation, Cadre Stratégique de Croissance et de Réduction de la Pauvreté, Straté- gies Sectorielles de Développement, Plans de Développement Régionaux, Communaux etLocaux) ; la crédibilité et la con ance accordées à Caritas Mali, la disponibilité des compé- tences internes, la couverture territoriale par les structures de Caritas Mali, la disponibilitéde partenaires techniques et nanciers, l’existence de lignes de nancement aux niveauxnational, international et l’existence d’Accord Cadre entre l’Eglise et l’Etat.

Au point de vue stabilité sociale et politique, la mise en place progressive du G5, la mise en œuvre progressive de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger,l’existence du ministère des A aires Religieuses et du Culte et l’implication de plus en plusforte des religieux et des familles fondatrices de Bamako dans la recherche de la paix à tra- vers leur association Alliance sacrée ramèneront progressivement la paix et la sécurité qui permettront à leur tour à Carias Mali d’intervenir sur l’ensemble du territoire national

Comme cadres institutionnels, l’existence de documents de politiques nationales sur la dé- centralisation, de programmes de développement économique sociale et culturel (PDSEC) et de stratégies de renforcement des capacités des collectivités est une opportunité dans son travail auprès de ses groupes cibles.

Par ailleurs les facilités qu’o rent l’Etat dans les domaines de la santé, de l’éducation, desservices de douanes (conventions et accords de collaboration entre Eglise et Etat) consti- tuent de vrais atouts dont pourra se servir Caritas Mali pour opérationnaliser ses services.

Dans le domaine du partenariat, l’existence de cadre de concertation entre partenaires deCarias Mali, la délité de certains d’entre eux et de l’accompagnement technique qu’o rent ses partenaires sont de vraies opportunités de nancement de ses projets et programmes etde développement du partenariat.

Aussi, l’existence au sein de la structure d’un réseau su samment capillaire (du secteuren passant par la paroisse, le diocèse, la national jusqu’à la confédération) sont égalementdes atouts pour rendre uide l’information et la communication et faciliter la prise de déci- sion.

3.4. Menaces

Il existe aussi des menaces. Elles sont entre autres :

  •  La dissémination de l’insécurité sur l’ensemble du pays due aux actions des groupesislamistes et terroristes et qui peut a ecter les personnes, les biens et les activités deCaritas Mali ;
  •  L’essou ement quelque peu visible chez certains partenaires traditionnels,
  •  La présence de certains partenaires nanciers sur le territoire malien avec ou sansl’accord des évêques et qui pourraient devenir des concurrents plutôt qu’accompa- gnateurs de Caritas Mali.

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3.5. Les principaux résultats de l’autoévaluation assistée du Plan Stratégique 2012-2017

3.5.1. Bref rappel de ses orientations et les axes stratégiques

  •  Zones d’interventions prioritaires : Dans les six (6) diocèses de l’Eglise du Mali, et prioritairement en milieu rural;
  •  Groupes cibles prioritaires : Les couches les plus défavorisées et les plus vulné-rables (les femmes, les jeunes, les enfants, les personnes infectées et a ectées par desmaladies invalidantes, etc.) sans distinction de race, de religion, d’ethnie, de sexe.
  •  Thèmes prioritaires : Agriculture Durable, l’Environnement, l’Hydraulique, la Santé, la Sécurité Alimentaire, l’Education, le Développement Economique Local, les Activités Génératrices de Revenus, la Gouvernance et la Décentralisation ;
  •  Thèmes transversaux : Gestion des Con its et le Plaidoyer, égalité et environne- ment.
  •  Vision externe : Un Mali mieux gouverné où les populations sont moins pauvres, plus solidaires, plus respectueuses de l’environnement, et où les devoirs et les droits des citoyens sont respectés;
  •  Vision interne (dé s) : Une Caritas plus forte capable d’atteindre ses objectifs
  •  5 Axes stratégiques : Urgences /Solidarité, Développement Economique et Social,Mobilisation des Ressources, Développement Institutionnel et Renforcement Orga-nisationnel et Gouvernance.3.5.2. Leçons tirées de la mise en œuvre du Plan stratégique 2012-2017

    La mise en œuvre du Plan Stratégique a permis de tirer les leçons suivantes :

  • –  la nécessité de restructurer les comités paroissiaux et les former;
  • –  la nécessité de développer la communication, développer la sensibilisation des béné-ciaires;
  • –  l’orientation vers la méthode préventive et la résilience pour éviter l’esprit d’assista-nat ;
  • –  intégrer au futur programme de sécurité alimentaire le volet réhabilitation en vue deconsolider les acquis des programmes précédents ;
  • –  disposer de moyens de communication (radio) et de déplacement (véhicule toutterrain) adaptés à la réalité du diocèse ;
  • –  L’évolution des crises n’étant pas linéaire, il n’est par conséquent point prudentde prévoir dans un plan stratégique l’accroissement annuel du nombre de projets d’urgence. Pour mieux suivre un tel indicateur, il est nécessaire de l’adjoindre une hypothèse de succès.
  • –  La réussite de l’élaboration des projets d’urgence selon les normes de la Caritas Inter- nationalis dépend aussi bien de la disponibilité au sein des structures opérationnelles des fonds pour les évaluations rapides que des compétences au sein des coordina-tions diocésaines notamment des chargés d’urgence quali és ;
  • –  l’expérimentation par l’ensemble du réseau de Caritas Mali du manuel et des outils de gestion et de suivi des urgences ;
  • –  la connaissance réelle du niveau de vulnérabilité des populations, du processusd’identi cation, du choix des critères des personnes vulnérables ;

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  • –  la réussite des activités terrain exige la mise en œuvre d’une stratégie de communica- tion inter-acteurs (national et diocésain) ;
  • –  La bonne liaison entre les urgences, la résilience et le développement permet d’appor-ter des réponses plus e caces et durables aux besoins des populations vulnérables
  • –  L’approche DIRO local permet plus de synergie et de partage des pratiques entre les populations ;
  • –  Grâce à la coordination e cace des activités, les membres du réseau Caritas Malipeuvent devenir des acteurs forts et incontournables de la société civile malienne ;
  • –  La coordination des activités du réseau est un élément nécessaire à l’amélioration de la rentabilité des interventions de Caritas Mali dans la lutte contre la pauvreté ;
  • –  La coordination des activités a contribué au renforcement de la lisibilité et à la visibi- lité des actions de Caritas Mali :
  • –  Les sessions de formations sont des cadres puissamment favorables à l’adhésion et à une meilleure implication de tous les acteurs diocésains et paroissiaux à la vie d’ensemble du réseau ;
  • –  l’implication des Caritas sœurs du Sahel dans la communication en matière d’obser- vation des élections a permis d’atteindre un nombre élevé de partenaires et surtout de faire vivre en temps réel le scrutin ;
  • –  L’exploitation de la capillarité du Réseau permet de créer une bonne synergie entre la Caritas Nationale et les Coordinations diocésaines et les paroisses dans la réussite des actions de Caritas Mali en général et en matière d’éducation citoyenne et d’obser- vation des élections en particulier.3.5.3. Conclusions généralesAu niveau de la gouvernance interne, le fonctionnement du sommet stratégique doit être davantage boosté mais globalement il est apparu que la Caritas Mali est plus profession- nelle, plus visible et plus lisible. Elle a pu innover en se positionnant sur la question de lagouvernance des a aires publiques (éducation citoyenne et observation des élections). Lesressources internes mobilisées restent faibles ; Cependant auprès des partenaires d’impor- tants fonds ont été mobilisés pour donner des réponses aux besoins des groupes cibles.

    Concernant les orientations stratégiques, il est ressorti que le plan a touché plus de 83% des catégories sociales les plus vulnérables ciblées, a intervenu dans 87,5% des 8 régions administratives du Mali ou dans les 100% des diocèses en abordant tous les domaines etthématiques prioritaires prévus. Les insu sances constatées sont relatives aux personnes infectées et a ectées par le VIH/SIDA et autres maladies invalidantes dans ses béné ciaireset la conduite des actions de plaidoyer et de la gouvernance.

    Le plan stratégique a permis d’améliorer les conditions de vie des populations en détresseface aux crises d’origine humaine et naturelle malgré les dé s d’ordre structurel et conjonc- turel encore à lever.

    Par ailleurs, grâce à l’action de Caritas Mali les populations démunies dans les di érentsdiocèses de l’Eglise au Mali (les hommes, les femmes, les jeunes et les enfants) ont connudes changements signi catifs dans leurs situations économiques et sociales (améliorationdes diverses productions, accroissement des revenus, amélioration des statuts nutritionnels et sanitaires, meilleur accès à la scolarisation et alphabétisation, etc).

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Les femmes et les jeunes, en plus des améliorations de leurs besoins pratiques, ont pu prendre de meilleurs positionnements dans le chapitre de la gouvernance communautaire, communale et locale.

La question de l’environnement, traitée comme une thématique transversale, a permis dansplusieurs diocèses de mieux gérer les ressources naturelles au béné ce des ses divers usa- gers.

Dans la recherche de tous ces changements, la Caritas Mali a évolué à travers des approchesd’e cience dans la gestion des ressources humaines, matérielles et nancières disponibles.Des stratégies à faibles coûts et forts impacts avaient aussi été mises en œuvre.

Par-dessus tout, l’autoévaluation a permis d’a rmer que Caritas Mali a fait de grands pasdans la réalisation de sa vision.

Dans la mise en œuvre de chacun des ses axes stratégiques, Caritas Mali avait d’un coté suexploiter des opportunités mais de l’autre, elle a fait face à diverses contraintes et di cultés.Au plan macro, secoué par le terrorisme, diverses crises sociales et politiques ainsi que lese ets de la mondialisation et des changements climatiques qui s’accentuent, le Mali doit encore, et plus qu’auparavant faire face à d’énormes dé s de développement socio-écono- mique et de gouvernance.

3.5.4. Recommandations d’ordre général

Recommandations pour mieux répondre aux besoins des groupes cibles

Pour son prochain plan, Caritas Mali doit autant que possible explorer de nouveaux axes au regard des contextes actuels mais aussi ceux d’une grande gravité dont la survenue seraitfortement probable dans les 6 prochaines années. Par exemple, les questions d’édi cationde la paix, (mise en œuvre de l’Accord pour la paix, l’éducation civique, la cohésion sociale, la gouvernance locale) ; la question des droits de l’homme, la question de la jeunesse et emploi en général et de la migration outre mer par des voies irrégulières en particulier qui consti- tuent aujourd’hui des préoccupations graves dont les évolutions sont croissantes.

L’autoévaluation et les évaluations externes e ectuées sur les projets et programmes descoordinations diocésaines estiment que les axes de travail des programmes sont pertinents et en cohérence avec les orientations de lutte contre la pauvreté du pays et les préoccupa- tions des populations des zones d’intervention.

Les axes stratégiques de gestion des urgences, de développement économique, social ainsi que de gouvernance doivent être poursuivis et renforcés en initiant des stratégies et ap- proches nouvelles ou en généralisant les bonnes pratiques existant çà et là dans les diocèses. Par exemple, la Régénération Naturelle Assistée (RNA). La plante qui pousse d’elle-même et protégée est plus résistante et s’adapte mieux aux changements climatiques.

Les conventions locales de gestion de ressources naturelles qui sont des stratégies fortescontre les changements climatiques, les con its intra et intercommunautaires, etc ; la mo- bilisation des épargnes locales à travers les Communautés d’Epargne et de Crédit Interne (CECI ou SILC en anglais).

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En termes de stratégies et d’approche.
Recommandations pour améliorer la gouvernance interne de Caritas Mali

Au niveau de la gouvernance interne l’autoévaluation recommande :◊ Par rapport au statut de la CARITAS MALI :

Les di cultés de communication, de prise en charge du fonctionnement interne, de syner-gie entre les di érentes instances et structures sont en partie imputables aux divergencesde vues et de compréhension du statut de la Caritas Mali. Juridiquement la Caritas Mali est une association nationale unique ayant des instances politiques et opérationnelles décen- tralisées du niveau national au niveau paroissial en passant par le diocésain. Mais dans le vécu, elle évolue plus comme une fédération d’associations, dont chacune dotée d’une forte autonomie, voire d’une souveraineté. Cela se ressent dans les appellations. Dans son rap-port d’accompagnateur DIRO/Pays de juillet 2014, Paul SAMANGASSOU a constaté qu’ilexistait « une certaine profusion dans les vocables qui servent à désigner l’entité Caritas auMali. En voici un orilège : Caritas Mali, Caritas nationale, Secrétariat National Caritas Mali (SNCM), Commission Nationale de Pastorale Sociale (pour ce qui concerne le niveaunational) ; Coordination de Caritas Mali du diocèse de …., Caritas diocésaine de ……, Ca- ritas du diocèse …., Caritas +nom du diocèse……, pour le niveau diocésain » A cela il faut ajouter : Coordination Diocésaine de….., Caritas Mali du diocèse de……, etc.

La Conférence épiscopale, l’instance suprême ou l’Assemblée Générale doit « devrait se pencher sur cette question et la régler une bonne fois pour toutes ». De cette décision dé- couleront au besoin la révision des textes de base et la structuration.

◊ Par rapport à la structuration et au fonctionnement :

  • –  Renforcer la durabilité et la stabilité de structures. Pour ce faire, il faut d’abord et ra- pidement dynamiser des instances politiques nationales, diocésaines et paroissiales: Elles sont les premières responsables de l’Association. Leur faible fonctionnement peut entrainer celle-ci à ce qu’on peut appeler « un monstre » parce que physique- ment très gros mais avec un petit cerveau sera-t-il. Les dispositions techniques etadministratives doivent être soutenues par un dispositif nancier porteur d’une vé- ritable capacité de mobilisation des ressources surtout locales pour assurer le fonc- tionnement autonome des noyaux durs du SNCM et des coordinations diocésaines.
  • –  Ré échir sur la faisabilité d’une contribution nancière des coordinations diocésainesau fonctionnement de leur secrétariat national.

◊ Par rapport aux orientations stratégiques, aux approches et stratégies :

– La prise en compte de la dimension sureté et sécurité des personnes et des biens. LeMali est un pays très exposé aux chocs. Les conséquences du con it armé et du ter- rorisme ont davantage compliqué la situation. En application des recommandations de la formation donnée à la Caritas Mali sur la sûreté et la sécurité, celle-ci doit ra- pidement élaborer et mettre en œuvre sa politique de sécurité et asseoir désormais, une culture sécuritaire. Dans cet ordre d’idées, Caritas Mali devrait souscrire à des assurances multirisques pour l’ensemble de ses biens.

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  • –  L’élaboration et la mise en œuvre d’autres politiques notamment pour la gestion des urgences, la communication, la mobilisation de ressources, de l’égalité entre les sexes en lien avec la doctrine sociale de l’Eglise et le code d’éthique de CI (1 politique spéci-que pour les femmes et 1 pour les jeunes), l’environnement, etc.
  • –  Par ailleurs, en lien avec les orientations des Normes de Gestion de Caritas Inter-nationalis, il s’avère nécessaire d’inscrire dans la politique de gestion nancière deCaritas Mali, la culture d’un audit interne pour toutes les coordinations diocésaines à réaliser par l’évaluateur pays de Caritas Internationalis
  • –  La poursuite des approches DIRO et RECIP2 : les acquis du DIRO doivent être pré-servés, consolidés ; mieux des e orts doivent être faits en faveur des objectifs nonencore réalisés.
  • –  Le renforcement des actions de plaidoyer et de lobbying pour combattre e cacementles formes d’injustice, qui entravent le développement du pays.
  • –  Au regard de principes et valeurs, la Caritas, doit davantage avoir des stratégies d’une plus grande prise en compte du volet protection sociale : les indigents constitués depersonnes âgées sans soutien, les personnes infectées et a ectées par des maladiesinvalidantes, etc.).

◊ Par rapport à la plani cation et suivi évaluation :

Le plan stratégique et les programmes pour leur mise en œuvre aux niveaux national et dio- césain doivent avoir des objectifs et des indicateurs pertinents et SMART. Il restera possible à chaque Coordination diocésaine de disposer de son propre plan stratégique mais, celui-ci ne devra avoir aucune contradiction avec le Plan stratégique-mère : le national

Le document de gestion stratégique et celui de la de gestion opérationnelle doivent chacun disposer d’un Système de suivi évaluation adapté, harmonieux et établi en cascade. Le plan de suivi évaluation du plan doit être en plus intégré car l’ensemble des acteurs nationaux et diocésains doivent participer à sa mise en œuvre, ce qui faciliterait par la suite l’évaluationdes résultats attendus, les e ets et impacts du Plan Stratégique sur les groupes cibles.

Le pilotage du plan doit reposer sur un comité national composé d’acteurs nationaux et diocésains provenant des structures opérationnelles et politiques mais aussi de personnes ressources.

◊ Par rapport au partenariat, réseautage, synergie

  •  Le développement du partenariat avec les di érents acteurs évoluant dans les mêmessecteurs d’intervention de CM : création des alliances pour les actions de plaidoyer, adhésion à des clusters et réseaux.
  •  Développement des capacités de captage des lignes de nancement institution- nelles en donnant de réelles capacités de réponses aux appels à projets : formationsapprofondies, vivi cation de la « Task force » de réponse, constitution de consor- tia, etc.
  •  Animation du réseau des partenaires de Caritas Mali à travers des vidéo-conférences et des cadres de rencontres physiques.

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IV. ORIENTATIONS STRATEGIQUES DU PLAN 2018-20234.1. Zones d’interventions prioritaires

À travers les diocèses de l’Eglise au Mali dont elle constitue la base d’intervention pour la solidarité, la charité et le développement en direction des populations maliennes les plus nécessiteuses, Caritas Mali a opté d’intervenir sur toute l’étendue du territoire national duMali et prioritairement en milieu rural où les 2/3 des populations vivent et où les 55,2% sontpauvres et en nécessité d’être assistées9

4.2. Groupes cibles prioritaires

Les résultats de l’analyse des contextes a permis de retenir des groupes cibles prioritaires.Dans la formulation, on observe quelques di érences par rapport au plan stratégique anté- rieur car ici, des groupes socioprofessionnels sont ciblés à la place des individus.

Les béné ciaires des actions de Caritas Mali sont toutes personnes résidant au Mali, sansdistinction de race, de religion, d’ethnie et de sexe et prioritairement les couches les plus vulnérables que sont les personnes handicapées, les indigents, les personnes sinistrées, les personnes âgées, les personnes déplacées internes (PDI), les réfugiés, les migrants, les per-sonnes infectées et a ectées par des maladies invalidantes : le VIH/SIDA, lèpre, et autresmaladies.

Outre ces groupes devant faire l’objet d’action d’urgence, de solidarité et de résilience, ceux tels que les ménages défavorisés, les petits producteurs du secteur primaire, les acteurs du secteur informel, les enfants de 0 à 17 ans et les jeunes de 18 à 35 ans sont également ciblés par les actions de développement de Caritas Mali.

Certains acteurs et instances externes à Caritas Mali qui jouent un rôle important pour lesgroupes cibles de base ci-dessus cités et qui ont besoin de renforcement, béné cieront éga- lement des actions de gouvernance externe (plaidoyer, formation, etc.) de la part de Caritas Mali. Il s’agit notamment des acteurs politiques (partis politiques, les élus des collectivités décentralisées), les acteurs de la société civile (les organisations de base et faitières du sec- teur primaire et informel, les autorités religieuses, les autorités traditionnelles) et les acteurs techniques (services techniques et agents des services techniques) et les acteurs administra- tifs (gouverneurs, préfets, sous-préfets).

4.3. Thèmes prioritaires

Au vue des dé s actuels, Caritas Mali veut contribuer dans la lutte contre la pauvreté. Pource faire, elle se propose d’intervenir dans les domaines de l’urgence et du développement de façon générale, en utilisant comme approche de base le renforcement des capacités avec la prise en compte des aspects d’autonomie et de gouvernance des groupes prioritaires ci-dessus dé nis.

Pour ce qui concerne l’Urgence et la Solidarité les actions relèveront des domaines deprévention/préparation aux urgences (inondation, sècheresses, incendies, con its) à travers

9 EMOP 2016/2017

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la réduction des risques de catastrophes, le renforcement des capacités, le plai- doyer, etc. ainsi que de réponses d’urgence et de post urgence (aide d’urgence : sécuritéalimentaire et nutritionnelle, abris, eau/hygiène/assainissement, articles non alimentaires,protection) et de résilience (accompagnement des communautés en réduction des risques de catastrophes, plaidoyer, reconstitution des moyens d’existence, etc.).

Concernant le Développement social, les thèmes spéci ques d’intervention de la Cari-tas Mali sur le terrain, sont les suivants : l’éducation, la santé, l’eau potable, l’hygiène/assai- nissement, l’alimentation et la nutrition, la protection sociale (pour faire face aux problèmes de vol, viol, prostitution, drogue, alcool, traite des personnes humaines, enfants en situationde rue, etc.). En matière de développement social, un des dé s majeurs qu’on ne peut pas ignorer aujourd’hui est celui de la cohésion sociale/paix/sécurité. La Caritas Mali commetous les acteurs majeurs du développement se positionnera sur ce sujet. Le plaidoyer, lerenforcement de capacités, l’éducation citoyenne et la gestion des con its sont des thèmesprioritaires en la matière.

Pour le Développement économique, Caritas Mali intervient sur les thèmes spéci-ques suivants : sécurité alimentaire (l’Agriculture durable/Agro-écologie, l’aménagement hydro-agricole), le développement des lières économiques, les Activités Génératrices de Revenus. La mobilité humaine/migration-Jeunesse-emploi constituent aujourd’hui un des dé s majeurs sur le plan économique pour le Mali, c’est la raison pour laquelle Caritas Malitravaillera sur le sujet avec une attention particulière. Il s’agira pour elle de développer des actions de stabilisation des jeunes ruraux et urbains à travers l’aide à la promotion d’emplois locaux, de plaidoyer et de soutien à des activités de réinsertion économique.

Aux trois domaines évoqués plus haut seront couplés celui du Développement Institu- tionnel et le Renforcement Organisationnel actuellement porté par l’A2P/DIRO.Il s’agira, à partir des diagnostics institutionnel et organisationnel, de rendre plus perfor-mante la gouvernance interne et l’e cacité de Caritas Mali ( élaboration de documents depolitiques ; création et dynamisation des structures politiques et opérationnelles); renfor- cement des capacités dans les domaines ; application des normes de gestion de Caritas In- ternationalis ; gestion des ressources (RH, RF, RM) ; suivi-évaluation ; la communication (visibilité et lisibilité des actions de Caritas Mali, animation, formation, sensibilisation des communautés) ; gestion des connaissances ; la mobilisation des ressources (élaboration de documents de politiques, appels à propositions, Fondation, développement et amélioration des stratégies de collecte de fonds, etc.) ; plaidoyer; développement du partenariat et réseau- tage, etc.

A travers le cinquième axe, celui de la Gouvernance, de la cohésion sociale de laconstruction de la paix Caritas Mali s’investira dans les thématiques du DIRO local(création et accompagnement des organisations et associations paysannes de base et fai- tières) ; l’éducation citoyenne (sensibilisation, éducation du citoyen et des organisations de la société civile pour une meilleure connaissance des droits et devoirs et pour plus de civisme), la justice sociale et économique ( analyse des causes des injustices sociales,des con its, des instabilités sociales et conduite d’actions de plaidoyer appropriées); de l’ac- compagnement des acteurs publics que sont les élus et les autorités administratives ainsi que les partis politiques, etc. dans la consolidation de la démocratie et de la bonne gouvernance.

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4.4. Visions à l’horizon 2023

Vision externe :

D’ici 2023, Caritas Mali rêve d’un Mali où la majorité des citoyens, plus solidaires, connais- sant mieux leurs droits et devoirs et plus en phase avec les valeurs et les pratiques tradition- nelles positives s’inscrivant dans la culture universelle, s’investissent de façon responsable dans la sauvegarde de l’environnement, dans le rétablissement de la cohésion sociale, de l’équité, de la justice sociale et économique, pour un développement plus durable et pour la construction d’une nation plus prospère, plus paisible et où régresse la pauvreté ; avec :

  •  des pouvoirs publics locaux et centraux, plus responsables, plus consciencieux, avec plus d’amour pour leur pays, qui agissent avec honnêteté, loyauté, civisme dans l’ac- complissement de leur mission au service de la communauté ;
  •  la majorité des femmes jouant un rôle plus a rmé au sein de la société (famille, com- munauté, nation) ;
  •  la majorité des enfants ayant un accès équitable à une éducation et une santé de qualité ;
  •  la majorité des jeunes ayant accès à l’emploi, et moins tentés par les migrations in- ternes et externes irrégulières ;
  •  des populations vulnérables mieux protégées, ayant un meilleur accès aux besoins fondamentaux.
  •  La vision externe de Caritas Mali est en adéquation avec celle du Mali vision conte- nue dans l’Etude Nationale Prospective Mali 2025 et formulée comme suit : « unenation unie sur un socle culturel diversi é et réhabilité ; une organisation politiqueet institutionnelle démocratique, garante du développement et de la paix sociale ;une économie forte, diversi ée et ouverte ; une baisse de la pauvreté et des progrèssociaux touchant toutes les régions et toutes les catégories de population.Vision interne : dé sD’ici 2023, Caritas Mali se veut un réseau mieux organisé, plus professionnel, avec une gou-vernance interne et des ressources améliorées lui permettant d’accompagner e cacement,conformément aux valeurs et principes évangéliques de l’Eglise Catholique au Mali et en phase avec les pratiques traditionnelles positives s’inscrivant dans la culture universelle, ses populations cibles ainsi que les institutions (Etat, Collectivités territoriales, acteurs po- litiques, associations, groupements de base, ONG) appelées à les soutenir dans leur proces- sus d’autopromotion et de délégation.

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V. AXES ET RESULTATS(OBJECTIFS) STRATEGIQUES

Si le précédent plan était bâti autour de 5 axes, celui-ci n’en dispose que de 4 à savoir :Urgences/Solidarité (US), Développement économique (DE), développement social(DS) et développement institutionnel et renforcement organisationnel (DIRO). L’an-

cien axe de développement social et économique a été scindé en 2 tandis que les axes mobi- lisation des ressources, gouvernance et DIRO ont été fondus pour ne faire qu’un.
Chaque axe sera décrit avant de décliner son objectif stratégique. Celui-ci sera à son tourassorti des indicateurs nécessaires objectivement véri ables. Les sources et moyens de vé-ri cation, les hypothèses ainsi que les approches et stratégies complètent la présentation dechaque axe.

5.1. Axe des urgences et de promotion de la solidarité (US)

5.1.1. Description de l’axe US

Le Mali est un pays sahélien confronté à un certain nombre de crises récurrentes ayant des origines naturelles et anthropiques qui mettent en détresse les populations en général et les couches les plus vulnérables en particulier. Les conséquences qui en découlent sont entre autres les destructions totales ou partielles des moyens d’existence, l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, les déplacements forcés des populations et les chocs psychologiques, etc. Caritas Mali va accompagner les communautés cibles en élaborant un plan de prévention et de préparation (les plans d’action et de contingence locaux) face aux risques de catas-trophes. Elle va chercher à sauver des vies, soulager les sou rances et aider à reconstruire les communautés et leurs moyens d’existence. En n, elle organisera la solidarité à l’endroitdes communautés vulnérables de ses zones d’intervention.

Les principales actions de cet axe portent sur la capacité des communautés à résister aux chocs par des approches de réduction des risques de catastrophes, la réponse rapide et ef-cace en se basant sur les principes et valeurs de l’Eglise catholique et les normes standardinternationaux, la protection et le soutien des personnes les plus vulnérables notamment les femmes et les enfants, l’accueil et accompagnement des victimes de la mobilité humaine et la participation à la mise en œuvre des orientations du Cadre d’Action de Sandai.

5.1.2. Objectif stratégique, indicateur, source de véri cation et hypothèses :

Objectif : De 2018 à 2023, les communautés à risques, les communautés sinistrées, les in- digents, les personnes déplacées internes, les refugiés et les migrants, des zones d’interven- tion de Caritas Mali, réduisent leur vulnérabilité et leur précarité en améliorant leur culture de solidarité et leurs pratiques de prévention et de préparation, face aux situations et risques de catastrophes, grâce aux actions de Caritas Mali.

Indicateurs :

Indicateur 1 : En n 2023 au moins 120 villages à risques (exposés soit aux inondations,soit à la sècheresse, soit aux ennemis des cultures, etc.) sélectionnés par Caritas Mali ont un système fonctionnel de prévention et de préparation (plan de contingence communautaire, comités de veille et de réponse formés et équipés, des règles de conduite établies, suivi des indicateurs de déclenchement).

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Sources et moyens de véri cation : Registres de prise en charge, enquêtes et sondages ciblés, plans d’action et de contingence locaux, rapports annuels de suivi du Plan Straté- gique, rapport d’auto-évaluation à mi-parcours, rapports des projets et programmes d’ur- gence diocésains et nationaux, rapport d’auto évaluation de Caritas selon les normes de ges- tion de CI, rapports CADB.

Indicateur 2 : En n 2023, au moins 60% des ménages dans 80 villages sinistrés a ectéspar des crises (famines, inondations, incendies, sècheresse, invasion par les ennemis des cultures, etc.), sélectionnés par Caritas Mali ont eu accès aux besoins vitaux (eau, vivres, habits, abris, kits de soins, kits de cuisine, kits de ménages selon le cas.) durant les trois pre- miers mois d’intervention face à chaque crise.

Sources et moyens de véri cation : Registres de prise en charge, enquêtes et sondages ciblés, rapports annuels de suivi du Plan Stratégique, rapport d’auto-évaluation à mi-par- cours, rapports des projets et programmes diocésains, rapports annuels EMOP, autres sta- tistiques.

Indicateur 3 : Entre 2018 et 2023, 1 200 indigents (personnes atteintes par les maladiesinvalidantes, personnes âgées sans soutien, veuves sans soutien, victimes de con its armés, prisonniers, etc.) ont béné cié de l’assistance de Caritas Mali pour leurs besoins vitaux (eau, vivres, habits, abris, soins médicaux selon le cas), et/ou d’une prise en charge psycho-sociale(écoute, conseil, accompagnement)

Sources et moyens de véri cation : Registres de prise en charge, enquêtes et sondages ciblés, rapports annuels de suivi du Plan Stratégique, rapport d’auto-évaluation à mi-par- cours, rapports des projets et programmes diocésains, rapports annuels EMOP, autres sta- tistiques.

Indicateur 4 : De 2018 à 2023, 6 000 migrants, personnes déplacées internes et refugiésont béné cié de l’assistance de Caritas Mali (besoins vitaux, assistance judiciaire, prises-encharge psycho-sociale, protection.

Sources et moyens de véri cation : Registres de prise en charge, enquêtes et sondages ciblés, rapports annuels de suivi du Plan Stratégique, rapport d’auto-évaluation à mi-par- cours, rapports des projets et programmes diocésains, rapports annuels EMOP, Bulletins OCHA Mali, OIM, autres statistiques.

5.1.3. Stratégies d’intervention

Prévention/préparation
Il s’agit de mettre en œuvre des indicateurs d’alerte ou du contexte à travers la collecte et l’analyse de données, l’activation et la mise à jour régulière des plans de contingence confor- mément aux dispositions des procédures de réponse d’urgence et de post urgence de Caritas Mali (plan de contingence communautaire, comités de veille et de réponse formés et équi- pés, des règles de conduite établies, suivi des indicateurs de déclenchement). Les ressources nécessaires pour la réalisation de la surveillance du contexte seront prévues dans les projets et programmes de développement. Caritas Mali disposera de plans de sûreté et de sécurité pour la protection de ses agents, ses structures et ses groupes cibles.

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Réponse d’urgence et post-urgence Cette phase consiste à répondre rapidement, ef-cacement et de façon coordonnée aux besoins identi és des populations à travers des ap- ports en vivres, non vivres (habits, kits de soins, kits de cuisine, kits de ménages), en eau-hy- giène-assainissement, en abris et en protection (respecter les principes d’humanité, d’im-partialité et de non-discrimination, prévenir les e ets néfastes), en synergie avec les autresacteurs (étatiques et humanitaires) évoluant dans les zones d’intervention de Caritas Mali.

Résilience Caritas Mali accompagne les communautés à être résilientes à travers la pré- vention et la préparation (les plans d’action et de contingence locaux) face aux risques decatastrophes. Elle sauve des vies, soulage les sou rances et aide à reconstruire les commu-nautés et leurs moyens d’existence. En n, elle organise la solidarité à l’endroit des commu- nautés vulnérables de ses zones d’intervention.

Les principales actions de cet axe portent sur la résilience des communautés par des ap-proches de réduction des risques de catastrophes, la réponse rapide et e cace en se basantsur les principes et valeurs de l’Eglise catholique et les normes standard internationaux, la protection et le soutien des personnes les plus vulnérables notamment les femmes et les en- fants, l’accueil et accompagnement des victimes de la mobilité humaine et la participation à la mise en œuvre des orientations du Cadre d’Action de Sandai.

Solidarité

Il s’agira de promouvoir la solidarité à l’endroit des indigents à travers des actions de soutienen eau, vivres, habits, abris, soins médicaux selon le cas, et/ou d’une prise en charge psy- cho-sociale (écoute, conseil, accompagnement) que ce soit ponctuel ou dans la durée.

Assistance aux migrants, aux personnes déplacées internes et aux refugiés
Il s’agira d’assister les personnes victimes de la mobilité humaine (refoulées/rapatriées), lespersonnes déplacées internes et les refugiés. Cette assistance se fera à travers la satisfaction de leurs besoins vitaux, l’assistance judiciaire, la prise en charge psycho-sociale et la protec- tion.

Renforcement de capacités : Il s’agira pour Caritas Mali de se doter et de mettre en œuvre une politique sectorielle en matière de gestion des urgences majeures et de procé- dures de réponses d’urgence aux sécheresses, inondations et invasions acridiennes, en sûre-té et en sécurité a n de conduire avec professionnalisme des projets et programmes d’aided’urgence et de gestion des risques de catastrophes.

5.2. Axe du développement social (DS)

5.2.1. Description de l’axe Développement social

Les groupes cibles du développement social de Caritas Mali sont constitués principalement des producteurs du secteur primaire (environ 80 % et de toute personne en situation de vulnérabilité dans les zones d’intervention du Mali. Ces groupes forment la pierre angulaire du développement local, pourtant, ils sont confrontés aux problèmes d’accès à l’éducationnotamment chez les lles, à la santé, à l’eau potable, à la terre, aux ressources naturelles, etc.

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D’autres problèmes non moins importants sont les con its fonciers, les con its intra et in- tercommunautaires ainsi que les problèmes sécuritaires. Une grande partie de cette couche, surtout juvénile, est encline aux mauvais usages des médias, des réseaux sociaux et à la ra- dicalisation religieuse. D’autres sont exposés à la drogue, à l’alcool, à la prostitution et à la traite des personnes humaines.

L’accès de tous à des services sociaux de base, est une condition essentielle du renforcement des bases de la paix, de la sécurité et de la réconciliation nationale.
Un des dé s majeurs qu’on ne peut pas ignorer aujourd’hui est celui de la cohésion sociale/ paix/sécurité. La Caritas Mali comme tous les acteurs majeurs du développement se posi- tionnera sur ce sujet. Le plaidoyer, le renforcement de capacités, l’éducation citoyenne et lagestion des con its seront des thèmes prioritaires en matière de développement social.

Face à tous ces problèmes ci-dessus évoqués, et pour lesquels l’Etat seul ne peut satisfaire intégralement, Caritas Mali a pris l’option d’apporter sa contribution à travers des actions qui sont dans les domaines de sa compétence et à la limite de ses moyens, notamment dans la prise en charge de la malnutrition, des pathologies, de la fréquentation scolaire et des ac- tions d’amélioration de cadre de vie.

5.2.2. Objectif stratégique, indicateurs, source de véri cation et hypothèses

Objectif : De 2018 à 2023, les membres (hommes, femmes, jeunes, enfants) des ménages défavorisés des zones d’intervention prioritaires de Caritas Mali, améliorent leur accès aux services sociaux de base grâce aux actions de cette dernière.

Hypothèses : stabilité politique, sociale, économique et sécuritaire du pays, UNICEF et PAM continuent à appuyer le Gouvernement malien en matière de fournitures de produits nutritionnels.

Conditions préalables : disponibilité des partenaires à accompagner le plan stratégiqueIndicateurs objectivement véri ables

IOV 1 : Entre 2018 et 2023, au moins 15 000 enfants de moins de 5 ans sont guéris de la malnutrition grâce à l’action de Caritas Mali dans ses zones d’intervention.

Sources et Moyens de véri cation : Registres de prise en charge, rapports annuels de suivi du Plan Stratégique, rapport d’auto-évaluation à mi-parcours, rapports des projets et programmes diocésains, rapport d’auto évaluation des normes de gestion de CI, rapports CADB, enquêtes, sondages, exploitation des données secondaires, études de base, etc.

IOV 2 : Entre 2018 et 2023, les nombres d’actes de prise en charge de pathologies diverses par les centres de santé des coordinations diocésaines de Caritas Mali sont d’au moins :

  • –  300 000 consultations curatives ;
  • –  10 000 consultations prénatales ;
  • –  7 000 accouchements assistés ;
  • –  12 000 vaccinations ;
  • –  36 000 protections contre le paludisme (consultations, moustiquaires imprégnées, sensibilisation, etc.) ;
  • –  2 700 Chirurgies ophtalmologiques.41

Sources et Moyens de véri cation : Registres de prise en charge, rapports annuels de suivi du Plan Stratégique, rapport d’auto-évaluation à mi-parcours, rapports des projets et programmes diocésains, rapport d’auto évaluation des normes de gestion de CI, rapports CADB, enquêtes, sondages, exploitation des données secondaires, études de base, etc.

IOV 3 : Entre 2018 et 2023, la fréquentation scolaire d’au moins 49 390 a été facilitée grâce aux cantines scolaires appuyées par Caritas Mali dans ses zones d’intervention.

Sources et moyens de véri cation : ches et rapports de suivi, rapports annuels desuivi du Plan Stratégique, rapport d’auto-évaluation à mi-parcours, rapports des projets et programmes diocésains, rapport d’auto évaluation des normes de gestion de CI, rapports CADB, enquêtes, sondages, exploitation des données secondaires, études de base, etc.

IOV 4 : Entre 2018 et 2023, au moins 15% des enfants pris en charge par les centres d’ac- cueil de Caritas Mali, ont été réinsérés dans la vie sociale.

Sources et moyens de véri cation : ches et rapports de suivi, rapports annuels desuivi du Plan Stratégique, rapport d’auto-évaluation à mi-parcours, rapports des projets et programmes diocésains, rapport d’auto évaluation des normes de gestion de CI, rapports CADB, enquêtes, sondages, exploitation des données secondaires, études de base, etc.

5.2.3. Approches et Stratégie d’intervention de l’axe développement social

Caritas Mali développera des approches et stratégies pour mener ses actions de développe- ment social.

En matière de nutrition, les enfants de moins de 5 ans constitueront le groupe cible privilégié. Caritas Mali agira à travers le renforcement des agents des centres de santé com- munautaires et centres confessionnels ainsi que les relais volontaires communautaires sur le protocole national de prise en charge de la malnutrition aigüe (PCIMA), la formation des monitrices et mamans volontaires villageoises sur les Actions Essentielles en Nutri- tion (AEN), le « WASH IN NUT » et l’Alimentation du Nourrisson et du Jeune Enfant ‘( ANJE) ; la réalisation des foyers de déviance positive (FDP) pour la récupération de en- fants malnutris de 0-59 mois à base de produits locaux, le dépistage des enfants à travers le PCIMA pour le référencement et la prise en charge par les URENI10, URENAS11 et URE- NAM12 ; la sensibilisation sur les AEN13, le WASH IN NUT et l’ANJE dans les FDP, dans les centres de santé et la di usion de messages radiophoniques, la réalisation de points d’eaupotable, la promotion de l’Assainissement Total Piloté par la Communauté (ATPC). Ainsi, Caritas Mali prendra en charge 15 000 enfants malnutris de moins de 5 ans. Pour suivre cette action, les indicateurs seront périodiquement renseignés par les agents de Caritas Malià travers les collectes de données e ectuées dans les projets/programmes de nutrition etdans les centres de santé confessionnels et communautaires. Celles-ci seront envoyées au SNCM à travers les coordinations diocésaines.

10 Unité de Récupération et d’Education Nutritionnelle Intensive
11 Unité de Récupération et d’Education Nutritionnelle Ambulatoire Sévère 12 Unité de Récupération et d’Education Nutritionnelle Ambulatoire Modérée 13 Actions Essentielles en Nutrition

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En ce qui concerne la santé, Caritas Mali mettra en œuvre des stratégies de dévelop- pement de la couverture sanitaire qui seront basées sur la Communication pour le Change- ment de Comportement (CCC) et la Communication pour le Changement Social de Compor- tement (CCSC), les prestations diverses dans les centres de santé (consultations curatives, consultations prénatales, assistance aux accouchements, vaccinations, protections contre le paludisme, chirurgies, chirurgies ophtalmologiques, etc.) pour combattre les diverses pa- thologies. En outre, Caritas Mali œuvrera pour une meilleure harmonisation des actions de ce secteur, appuiera la réalisation des centres socio-sanitaires, facilitera le renforcement des capacités des agents socio-sanitaires ainsi que du plateau technique (acquisition d’équipe-ments). Béné cieront des actions de Caritas Mali, les populations en général, et plus parti- culièrement les malades, les enfants, les femmes enceintes et allaitantes, etc.

Pour faciliter l’accès et la fréquentation scolaire dans les zones rurales où les parents d’élèves ont de faibles revenus, Caritas Mali créera de nouvelles cantines ou pour-suivra ses actions en cours avec l’appui des partenaires au développement, e ectuera des distributions de repas chauds aux élèves tous les jours ouvrables. Les lles et les garçons qui fréquentent régulièrement l’école béné cieront des distributions trimestrielles de rationsà emporter (RAE). Les élèves recevront également de la vitamine A et des vermifuges. La formation des comités de gestion scolaire sur la gestion des cantines et leur auto-prise en charge, la mise en place des groupements d’épargne et de crédit et la formation des ensei- gnants et de l’administration scolaire sur l’approche équilibrée complèteront les actions de Caritas Mali pour l’amélioration de la qualité, l’assiduité et la fréquentation scolaire, no-tamment chez les lles. Ces actions concerneront environ 242 340 enfants de plus d’unecentaine d’écoles des zones d’intervention de Caritas Mali, notamment dans les diocèses de Bamako et de Mopti.

En matière d’approvisionnement en eau potable la stratégie globale pour l’améliora- tion de l’accès à l’eau potable dans les zones d’intervention de Caritas Mali consistera d’une part, à valoriser au mieux les capacités de production des ouvrages existants, sous utilisés ou dégradés, et, d’autre part, à réaliser de nouvelles infrastructures hydrauliques à moindre coût notamment des Puits citernes ou puits modernes simples, des pompes à motricité hu- maine (PMH), des adductions d’eau sommaire (AES), etc. La réalisation des ouvrages hy- drauliques qui nécessitera des passations de marchés à des Entreprises ou GIEs connaitra la pleine participation de tous les acteurs impliqués à savoir : Caritas Mali, les services tech- niques de l’Etat, les Communes, les équipes de puisatiers et les usagers.

La sélection des villages béné ciaires obéira aux dispositions de la Politique Nationale del’eau qui exige l’application des règles de l’équité dans la répartition des ressources en eau.

Dans la mise en œuvre, des contrats spéci ques de collaboration seront signés entre la Ca-ritas Mali et les di érents acteurs concernés. Toutes les parties prenantes seront impliquéesdans le suivi. Les comités de gestion des usagers de l’eau intégreront en leur sein les femmes dans la mesure où la recherche de l’eau est une tâche essentiellement menée par elles.

Pour ce qui est de l’hygiène et de l’assainissement du cadre de vie, Caritas Mali s’engagera à réduire durablement l’insalubrité du milieu de vie des groupes cibles par des changements de comportement résultant notamment de l’approche Assainissement Total Piloté par la Communauté (ATPC) : usage des latrines privées ou communes, pratique de la-vage des mains au savon ou autres désinfectants dans les lieux spéci ques dédiés à cet e et,utilisation de poubelles, balayages réguliers des maisons, des cours des rues, déversement des eaux usées et des déchets solides dans les endroits appropriés.

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Les campagnes de sensibilisation et d’information menées par les agents de Caritas Mali en direction des populations, mettront l’accent sur les liens entre les pratiques d’hygiène, les bonnes pratiques environnementales et les maladies

En matière de protection sociale, Caritas Mali privilégiera deux groupes spéci ques :

les enfants en situation di cile en rupture avec leur milieu socio-éducatif (enfant en situation de rue). Il s’agit généralement des garçons et lles issus de familles pauvres ou en con it, âgés de 6 à 17 ans en rupture avec leurs familles et qui vivent nuit et jourdans les rues, des enfants migrants et ceux victimes de traite. La logique d’interven- tion se caractérisera par un processus en plusieurs phases :

  •  les maraudes dans les rues permettant l’identi cation et l’orientation des enfants etdes adolescents vers des structures d’accueil de Caritas Mali et autres;
  •  l’accueil et l’évaluation des enfants ou des adolescents ;
  •  la médiation et une tentative de réuni cation familiale ;
  •  les animations, les activités ludiques et le sport pour stabiliser les enfants et lesjeunes ;
  •  l’éducation et la formation à travers des projets de vie individualisés comme deu-xième alternative ;
  •  l’accompagnement et le suivi du jeune dans son milieu de vie pendant son chemine-ment vers l’autonomie.
  •  Pour mener ce travail, Caritas Mali s’appuiera sur les centres d’écoute pour les gar-çons existants à Bamako et à Ségou, le Centre Foyer Filles à Bamako et des foyers urbain et rural.Il s’agira, à travers une approche participative (familles et autres acteurs), de favoriser le retour en famille et d’associer l’enfant ou le jeune dans les prises de décision concernant son projet d’insertion sociale.

    Concernant les migrants : Caritas Mali contribuera à changer de regard sur la migra- tion et à promouvoir les droits des migrants. La stratégie consistera à organiser des séances d’information dans les quartiers, des émissions radios pour lutter contre l’immigration clan-destine, le tra c des migrants, l’utilisation des migrantes dans des maisons closes ainsi que l’organisation des séances d’in rmation dans les écoles pour informer les jeunes (candidatspotentiels) sur les réalités de la migration et de ses dangers.

    Par ailleurs, Caritas Mali accueillera dans ses centres de Sévaré et de Gao, des migrants en détresse pour un séjour temporaire avec une prise en charge alimentaire et un appui pour des soins. Caritas Mali assurera également la protection contre la prison des migrants en situation irrégulière, les violences exercées sur les migrants et la réhabilitation. Elle faci- litera le rapatriement vers les pays d’origine en cas de maladies graves ou de blocages aux frontières.

    5.3. Axe développement économique (DE)

    5.3.1. Description de l’axe

    L’économie du Mali repose principalement sur le secteur primaire qui occupe environ 80 % de la population active et contribue à hauteur de 40,5% de la richesse nationale. (EMOP2016/2017). Le secteur primaire est composé essentiellement d’agriculteurs, d’éleveurs,

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d’exploitants forestiers et de pêcheurs ou d’exploitations familiales agricoles. L’incidence (taux) de la pauvreté c’est-à-dire la proportion de la population malienne qui n’arrive pas à dépenser 175 000 FCFA nécessaire pour satisfaire ses besoins de base, est estimée à 46,8 % en 2016 contre 47,2 % en 2015.

La pauvreté est largement répandue en milieu rural, plus de la moitié d’entre eux sontpauvres (55,2 %). (EMOP 2016/2017).

Ils sont confrontés à des problèmes de production, de productivité dus aux e ets des chan- gements climatiques, de l’utilisation excessive des produits chimiques dans les champs, aufaible accès aux crédits, aux intrants agricoles, au foncier, aux équipements et à l’insu – sance d’encadrement et d’organisation. Ceux qui sont sur les chaînes de valeur, notamment les femmes et les jeunes qui sont organisés, rencontrent eux aussi des problèmes de conser- vation, de transformation et de commercialisation.

Les couches de la population qui se trouvent dans l’informel sont constituées de vendeursambulants, d’aide-familiaux, d’apprentis, etc. Selon l’EMOP 2016/2017, 61,4% des appren-tis et aide-familiaux sont pauvres. Ils sont confrontés au problème de quali cation, d’exploi- tation économique et d’organisation.

En plus de ces groupes, un grand nombre de jeunes ne trouvant pas leur compte ou n’étant pas motivés dans les activités agricoles et informelles ci-dessus évoquées tentent leur chance dans les migrations urbaines, régionales ou internationales. La situation de ces groupesconstitue aujourd’hui un dé majeur aux di érents niveaux local, national, régional et in- ternational.

Les mouvements de populations sont des phénomènes courants. Ces mouvements peuvent être habituels ou inhabituels selon les périodes, les zones et les types de population. Dans certains cercles, ce sont les ménages entiers notamment les nomades ou pasteurs, qui partent en migration saisonnière. Dans l’ensemble, 20,0 % des ménages ont au moins un membre vivant en dehors de leur localité. Ce taux est plus élevé à Sikasso et à Kayes (41,7 %, 33,3 % respectivement) et plus faible à Tombouctou et à Bamako (7,0 % et 12,6 % respectivement).

Ce sont majoritairement les jeunes garçons qui partent en migration saisonnière ainsi queles adultes mais cela di ère d’une communauté à une autre. Dans certaines zones, telles que Yanfolila, Macina, le pays dogon et d’autres parties du centre du pays, les jeunes lles sontégalement concernées par la migration saisonnière.

Pour celles qui font face à des mouvements de migration inhabituels, elles estiment à 5% en moyenne l’accroissement du nombre de personnes partant en migration et jusqu’à 16% dans la région de Sikasso.
Les principales zones de destination des migrants sont par ordre d’importance, dans la même région (18,5%), dans la sous-région (18,1%), dans d’autres pays d’Afrique (13,8%) et dans les zones minières (11,6%). A noter que pour les régions de Kayes et de Mopti, les destinations de migration dans les autres pays en Afrique et hors d’Afrique sont également privilégiées. Les principales raisons avancées pour la migration sont en majorité le manque d’emploi (83,3% des réponses), la pauvreté (70,2% des réponses) et à l’inégal accès aux ressources naturelles et leur mauvaise exploitation (terres, eau) et à l’application biaisée des systèmesde justice moderne et coutumière (désespoir des jeunes faces aux di cultés d’accès aux res-sources et aux pouvoirs les incitant à partir pour des lendemains meilleurs). En e et, le pro-blème de l’emploi est entre autres la conséquence des di cultés liées à l’inadéquation forma- tion-emploi pour des jeunes ayant fréquenté l’école. Pour ceux qui viennent du monde rural ou des familles déshéritées n’ayant pas accédé à l’école ou sortis prématurément du système

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scolaire, il se pose plutôt un problème d’opportunité d’emploi rémunéré ou de quali cationprofessionnelle. Pour certains jeunes, la migration est un moyen de se libérer de l’autorité sociétale traditionnelle. L’insécurité civile ou militaire est également donnée comme raison de la migration inhabituelle, notamment dans les régions du nord et du centre.

Les migrations constituent en partie des sources de revenus et des stratégies d’adaptationdes communautés d’origine des migrants confrontés aux di érents éaux qui les accablent(insécurité alimentaire récurrente, changement climatique, dégradation de l’environne- ment, …). Dans la plupart des cas les migrants eux-mêmes acquièrent des expériences so- ciales et managériale ainsi qu’une certaine assise économique ; toutes choses qui méritent d’être capitalisées et consolidées.

Elles portent cependant un certain nombre d’aspects constituant des préoccupations pour le développement des communautés concernées, du pays et de la communauté internationale. C’est le cas notamment du départ des bras valides à l’exode entraînant un manque à gagner sur le plan économique pour leur zone de départ. Le départ des migrants entraîne également une perte de savoir-faire et de savoir-être local du fait de la rupture de la chaine de transmis- sion aux générations futures (la solidarité économique et sociale, la sobriété, l’exploitation rationnelle des ressources.

L’exposition à toutes sortes d’insécurité (noyade, assassinat, e ondrement des placers, …) etde maladies constitue des pertes en vies humaines entraînant des pertes pour des économiesde familles, de communautés d’origine et pour le pays. A ceux-là il faut ajouter les di cultésd’insertion sociale et économique d’un grand nombre de migrants dans leurs pays d’accueil et de réinsertion de certains dans leurs milieux d’origine

5.3.2. Objectif stratégique, indicateurs, sources et moyens de véri cation et hypothèses

Objectif stratégique : Les couches vulnérables frappées par les inégalités économiques et que Caritas Mali a accompagnées, améliorent leurs conditions de vie économique tout en gérant de façon durable les ressources naturelles, entre 2018 et 2023.

IOV 1 : Au moins 60% des ménages vulnérables du secteur primaire (agriculteurs, éleveurs, pêcheurs et exploitants forestiers, enregistrés ou non à la Chambre d’Agriculture) qui n’ar- rivent pas subvenir à leurs besoins alimentaires, notamment à assurer plus d’un repas par jour pendant la période de soudure (variant selon les zones) et vivant en-dessous du seuil de la pauvreté national14, frappés par les inégalités économiques-di cultés d’accès au foncieret à d’autres ressources et que Caritas Mali a accompagnés, améliorent leur sécurité alimen- taire (au moins deux repas assurés par jour pendant la période de soudure variant selon les zones pendant au moins les 2 dernières années du plan stratégique).

Sources et moyens de véri cation : enquêtes et sondages ciblés sur les revenus et les conditions alimentaires (nombre de repas), rapports annuels de suivi du Plan Stratégique, rapport d’auto-évaluation à mi-parcours, rapports des projets et programmes diocésains, rapports annuels EMOP, rapports ENSAN Mali, autres statistiques, sondages, exploitation des données secondaires, enquêtes ciblées.

14 Le seuil de pauvreté national varie selon les années. Il est de 175 000 FCFA par personne en 2016.

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Hypothèses : stabilité politique, sociale, économique et sécuritaire du pays, amélioration de la gouvernance du secteur primaire.

Conditions préalables : disponibilité des partenaires à accompagner le plan stratégique

IOV 2 : Au moins 75% des ménages vulnérables du secteur primaire (agriculteurs, éleveurs, pêcheurs et exploitants forestiers, enregistrés ou non à la Chambre d’Agriculture) qui n’ar- rivent pas subvenir à leurs besoins alimentaires, notamment à assurer plus d’un repas par jour pendant la période de soudure (variant selon les zones) et vivant en-dessous du seuil dela pauvreté national, frappés par les inégalités économiques-di cultés d’accès au foncier età d’autres ressources et que Caritas Mali a accompagnés, améliorent leurs revenus moyens annuels d’au moins 15%, entre 2018 et 2023.

Sources et moyens de véri cation : enquêtes et sondages ciblés sur les revenus, rapports annuels de suivi du Plan Stratégique, rapport d’auto-évaluation à mi-parcours, rapports des projets et programmes diocésains, rapports annuels EMOP, rapports ENSAN Mali, autres statistiques, exploitation des données secondaires, ,

Hypothèses : stabilité politique, sociale, économique et sécuritaire du pays, amélioration de la gouvernance du secteur primaire.

Conditions préalables : disponibilité des partenaires à accompagner le plan stratégique

IOV 3 : Au moins 120 personnes à faible revenu du secteur informel (ouvriers, apprentis,….des milieux urbain et rural) frappés par les inégalités économiques-(di cultés d’accès aux ressources nancières et équipements) et que Caritas Mali a accompagnés, améliorent leurs revenus à travers une quali cation et un emploi durable, entre 2018 et 2023

Sources et moyens de véri cation : enquêtes et sondages ciblés sur les revenus, lesquali cations et l’emploi, rapports annuels de suivi du Plan Stratégique, rapport d’auto-éva- luation à mi-parcours, rapports des projets et programmes diocésains, rapports annuels EMOP, rapports ENSAN Mali, autres statistiques, exploitation des données secondaires,

Hypothèses : stabilité politique, sociale, économique et sécuritaire du pays

Conditions préalables : disponibilité des partenaires à accompagner le plan stratégique

IOV 4 : Au moins 75% des jeunes lles et garçons ruraux et urbains sans emploi, diplô- més ou non et les aide-ménagères issus des ménages vulnérables, frappés par les inégalitéséconomiques -(di cultés d’accès aux ressources nancières et équipements), ne trouvantpas leur compte dans les exploitations agricoles ou les activités informelles et tentés par les migrations nationales, régionales et internationales et que Caritas Mali a accompagnés, trouvent des emplois stables (salariales ou auto emploi) favorables à leur stabilisation ou leur insertion dans leur milieu d’origine, entre 2018 et 2023.

Sources et moyens de véri cation : enquêtes et sondages ciblés sur l’emploi, rapports annuels de suivi du Plan Stratégique, rapport d’auto-évaluation à mi-parcours, rapports des projets et programmes diocésains, rapports annuels EMOP, rapports ENSAN Mali, autres statistiques, exploitation des données secondaires.

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Hypothèses : stabilité politique, sociale, économique et sécuritaire du pays, la mise en œuvre adéquate de la Politique Nationale de l’Emploi des Jeunes

Conditions préalables : disponibilité des partenaires à accompagner le plan stratégique5.3.3. Stratégies et approches d’intervention de l’axe Développement

Economique

En vue d’améliorer les conditions de vie économique des couches vulnérables frappées par les inégalités économiques, Caritas Mali soutiendra les productions agricoles durables, l’amélioration des revenus, la promotion du secteur informel ainsi que la gestion de la mobilité sociale et migration.

Soutien aux productions agricoles et à l’amélioration des revenus

Les démarches de soutien des ménages vulnérables ruraux (les hommes et femmes agri- culteurs, éleveurs, pêcheurs et exploitants forestiers ) aux productions agricoles durables concerneront tout d’abord de leur organisation en groupements et sociétés coopérativessimpli ées puis les sensibilisations sur les enjeux du secteur primaire dans le contexte deschangements climatiques, des politiques et lois relatives au secteur rural en vue de susciter des choix de meilleurs systèmes et pratiques agricoles. Les producteurs et productrices se- ront techniquement renforcés à travers des formations et des échanges sur l’agro-écologie, la création des exploitations agricoles familiales, la création des sociétés coopératives, l’ins- tallation des Champs écoles paysans etc.), tandis que les acteurs et actrices des chaines de valeurs recevront en plus, des formations en agro entreprise (agro-business) à travers l’ap- proche M4P (Market For the Poor).

Au-delà des formations, les ménages vulnérables ruraux seront appuyés dans l’améliora- tion de l’accès et contrôle aux moyens de production (sécurisation foncière, infrastructures productives, intrants, semences améliorées, équipements, crédits agricoles, etc.) ; dans la gestion des itinéraires agricoles (techniques de préparation des sols, de production des fer- tilisants et leur utilisation, de régénération naturelle assistée (RNA) , de labours, de luttes contre les déprédateurs, de techniques des récoltes et leur gestion, etc.). Ces stratégies per- mettront d’améliorer d’une part les productions agricoles vivrières destinées à l’améliora- tion de la sécurité alimentaire, et d’autre part d’améliorer les productions destinées au mar- ché en vue d’augmenter les revenus.

Concernant l’augmentation des revenus surtout ceux des femmes et jeunes issus des mé- nages vulnérables agricoles, à travers la mobilisation des épargnes communautaires et l’ap-proche CECI/SILC, Caritas Mali formera des animateurs et animatrices communautaires, mettra en place des groupes CECI/SILC avant de les accompagner dans tant dans la consti-tution des capitaux que dans l’exercice de leurs di érentes activités génératrices de revenus.

Promotion du secteur informel

Pour réduire le niveau de pauvreté qui est de 61,4% chez les petits acteurs du secteur in-formel que sont des vendeurs ambulants, les lles et garçons aide-familiaux, les apprentis,de Caritas Mali œuvrera à la promotion de ce secteur par l’organisation des acteurs ainsique leur formation et leur appui en matériels et en nances leur permettant d’exercer dans

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des emplois durables. Cela entrainera une incidence dans les conditions économiques des jeunes, sur la lutte contre le sous -emploi des jeunes, dans la gestion de la mobilité et la mi- gration ainsi que dans la lutte contre les délinquances juvéniles.

Soutien dans la gestion de la mobilité sociale et migration

En matière de gestion de la mobilité humaine qui devient de plus en plus une réelle pré- occupation au plan international, Caritas Mali œuvrera dans la gestion et prévention de ce phénomène. Pour la prévention, il s’agira de conduire des séances de sensibilisation en di- rection surtout de la jeunesse sur les risques du phénomène, de faciliter l’accès à des emplois salariaux ou auto-initiés mais stables et économiquement assez rentables pour les jeuneslles et garçons ruraux et urbains sans emploi, diplômés ou non et les aide-ménagères issusdes ménages vulnérables ; tout cela pour favoriser leur stabilisation ou leur insertion du- rable dans leurs milieux.

Pour les migrants en détresse, Caritas Mali créera ou renforcera l’animation des centres d’accueil où les formations et la réinsertion professionnelles constitueront des composantes à part entière.

Les stratégies de l’axe économique seront mises en œuvre prioritairement à travers les ap-proches communautaires ; « DO NO HARM » /« Ne Pas Nuire », DEL ; M4P, DIRO local.Elles seront aussi alimentées par les thématiques transversales stratégiques comme l’égalité des chances (entre les composantes de la société) et la gestion durable de l’environnement.

5.4. Axe du développement institutionnel et le renforcement organisation- nel (DIRO)

5.4.1. Description de l’axe

L’auto évaluation du Plan Stratégique 2012-2017 de Caritas Mali a permis de constater cer-taines insu sances dans la gouvernance interne. Les structures politiques et opération- nelles de Caritas ne fonctionnent pas à hauteur de souhait et cela impacte négativement sur l’atteinte des objectifs assignés, en outre, des faiblesses sont constatées dans les Statuts et Règlement Intérieurs telles que le mode de désignation des membres qui peut engendrerà la longue des con its de compétence entre les organes et surtout la méconnaissance de ces textes à la base. Le rapport d’auto évaluation a aussi révélé l’insu sance de ressources nancières pour l’autonomisation des structures de Caritas Mali, la faiblesse dans l’anima- tion du site web vitrine de Caritas Mali, l’absence d’un système de communication entre les structures qui se caractérise par la lenteur de la remontée des informations des comitésparoissiaux vers les coordinations diocésaines et de ceux ci vers la nationale. Un e ort est àentreprendre dans la capitalisation de bonnes pratiques de Caritas Mali.

Caritas Mali, structure d’opérationnalisation des œuvres de charité et de développement de l’Eglise doit être professionnelle et mieux organisée. Pour y arriver, l’axe DIRO travaillera sur le renforcement des capacités des instances politiques et des structures opérationnelles, sur l’élaboration des documents politiques, sur la relecture des textes statutaires, sur la com-munication e cace des actions menées et sur la génération de ressources nécessaires aufonctionnement de l’ensemble des organes de Caritas Mali et à l’accompagnement de ses groupes cibles.

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5.4.2. Objectif stratégique, indicateurs, sources et moyens de véri cation et hypothèses

D’ici 2023, Caritas Mali dispose d’un niveau de gouvernance interne, de professionnalisme et de visibilité, lui permettant de mobiliser les ressources internes et externes nécessaires pour son fonctionnement, d’appuyer les pouvoirs publics (l’Etat, les collectivités territo- riales, les acteurs politiques) et la société civile (associations, groupements de base et fai-tières) à améliorer la gouvernance et la cohésion sociale à di érents niveaux et d’accompa- gner e cacement ses groupes cibles dans leur processus d’autopromotion conformémentaux principes et valeurs évangéliques de l’Eglise du Mali.

Indicateurs objectivement véri ables
Pour l’axe DIRO, 4 indicateurs ont été dé nis. Il s’agit des indicateurs suivants :

Indicateur 1 : D’ici à 2023, les instances et organes politiques de la Caritas Mali aux di é- rents niveaux (national, diocésain et paroissial) sont mis en place et tiennent régulièrement leurs rencontres statutaires.

Indicateur 2 : L’accroissement de 5% entre 2018 et 2023, du volume nancier mobiliséauprès des communautés et autres sources locales aux niveaux diocésain et national pour le fonctionnement interne et les actions de solidarité de Caritas Mali

Indicateur 3 : Le volume nancier de contribution des communautés aux projets/pro- grammes de Caritas Mali s’est accru de 2% en 2023 par rapport au cumul 2012- 2016 de Caritas Mali.

Indicateur 4 : Le volume nancier mobilisé auprès des partenaires externes pour les pro-jets/Programmes d’urgence et de développement ainsi que pour le fonctionnement desstructures opérationnelles diocésaines et nationales de Caritas Mali s’est accru d’au moins 2% en 2023 par rapport au cumul 2012- 2016 de Caritas Mali.

Sources et moyens de véri cation : Enquêtes et sondages ciblés, rapports annuels de suivi du Plan Stratégique, rapport d’auto-évaluation à mi-parcours, rapports des projets et programmes diocésains, autres statistiques, exploitation des données secondaires.

Hypothèses : Stabilité politique, sociale, économique et sécuritaire du pays, amélioration de la gouvernance du secteur primaire.

Conditions préalables : Disponibilité des partenaires à accompagner le plan stratégique5.4.3. Stratégies d’intervention

Au niveau du fonctionnement général de Caritas Mali : Dans la mise en œuvre duPS 2012-2017, des insu sances signi catives ont été relevées dans la coordination généraleet le fonctionnement des structures politiques nationales et diocésaines qui constituent le cerveau de Caritas Mali.

Au niveau des instances politiques les commissions diocésaines et les comités paroissiaux sont mis en place par endroit mais leur fonctionnement n’est pas satisfaisant.

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La tenue de l’Assemblée Générale n’est pas régulière due à une insu sance de fonds poursupporter ses activités et le faible fonctionnement de la plupart des commissions diocé- saines, qui constituent les racines nourricières de la nationale. Quant au bureau national,il sou re d’un manque de fonds, d’un ancrage insu sant de certains de ses membres avec les commissions diocésaines. En outre, des insu sances telles que le mode de désignationdes membres sont constatées dans les Statuts et Règlement Intérieur. Ceux-ci peuvent en-gendrer les con its de compétence entre les organes. Cette insu sance de fonctionnementdes instances politiques tant au niveau national que diocésain a limité le niveau de suivi et de contrôle (responsabilités premières qui leur étaient dévolues) dans la mise en œuvre du dernier plan.

En plus de ses dysfonctionnements, notons la tenue régulièrement du forum des Coordina- teurs Diocésains. Ce forum est un moyen de partage d’expériences et de renforcement de compétences et permet d’assurer un véritable mécanisme de travail interne et de montrerde façon collégiale les expériences développées et en n de créer une synergie entre les struc- tures opérationnelles de Caritas Mali.

En vue d’atténuer les insu sances de fonctionnement et améliorer la qualité des servicesdes instances politiques, Caritas Mali relira les textes stratégiques (Statuts et Règlement In-térieur, manuel de procédure administrative comptable et nancière, plan comptable et sys- tème comptable) élaborera les documents de politiques en vue de les adapter aux situations actuelles et élabora de nouveaux textes (mobilisation des ressources, plan de communica- tion, etc.). En outre, elle impliquera les membres de la Caritas nationale dans la formulationdes plans stratégiques national et diocésains a n de veiller sur la cohérence de ceux-ci avecceux du niveau national, mettra en place et animera les comités paroissiaux et les commis- sions diocésaines, apportera des solutions idoines aux problèmes de fonctionnement de lacommission nationale après un diagnostic fonctionnel. En n, Caritas Mali suscitera des ren- contres d’échanges d’expérience entre les Caritas diocésaines et redynamisera le forum descoordinateurs diocésains pour insu er une synergie entre les structures.

Les formations des cadres et agents sur les normes de gestion de CI seront étendues à l’en- semble du personnel. Les outils et procédures manquants au niveau des structures seront mis en place et leur application sera suivie annuellement.

Dans le cadre de la Communication : le système de communication sou re de beau-coup d’insu sances : absence de politique et de plan de communication, faible alimentationdu site web, tant au niveau du SNCM que par les diocèses ; faible circulation des informa- tions, des données et des documents entre les diocèses et le national et vice versa pour des besoins de rapportage ou d’élaboration de projets est notée par tous les acteurs du proces-sus. En n il a été noté un retard dans la transmission des rapports et autres documents auxpartenaires et aux groupes cibles. En termes de solutions, Caritas Mali élaborera et mettra en œuvre une politique de communication. Elle renforcera les capacités du personnel auxtechniques de collecte, de di usion des données et de rédaction des articles a n d’alimenter le site web et di usera les schémas de redevabilité au sein du réseau.

En matière de gestion des connaissances :

Les pratiques d’assistance et d’accompagnement des populations dans les diocèses du Mali ont engendré progressivement une accumulation de bonnes pratiques, de savoir-faire et uneexpertise avérée. Ces expériences restent cependant insu samment valorisées et partagées aussi bien en interne qu’à l’externe au pro t des partenaires du réseau.

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Une telle valorisation passe d’abord par une capitalisation conséquente des acquis actuelsobtenus à travers l’ensemble du réseau. A cet e et, le renforcement des compétences du per- sonnel et la mise en place d’un système de capitalisation s’imposent au réseau.

Il s’agira d’abord de créer les conditions pour une pratique systématique de la capitalisation au sein du réseau Caritas Mali par le renforcement des compétences des points focaux au niveau national et diocésain. Cette formation devra déboucher sur un plan d’action permet- tant à Caritas Mali de présenter un premier document consolidé synthétisant les produc- tions du réseau en matière de capitalisation des expériences de terrain.

• La seconde étape se consacrera à la vulgarisation de ces expériences de capitalisationdans les diocèses par les points focaux a n d’outiller les autres cadres diocésains entechniques et méthodes de capitalisation adaptées au contexte actuel du réseau

En matière de mobilisation des ressources :

Les ressources de Caritas Mali ont accru ces dernières années mais, l’analyse montreque les nancements sont assurés par l’extérieur et dépendent en majeure partie desmêmes partenaires. Dans le même temps, les stratégies d’auto-prise en charge ont été peu développées. Caritas Mali a de faibles capacités de réponses des appels à propositions car le comité de veille et de réponse mis en place dans les diocèses ne fonctionne pas.

L’élaboration et la mise en œuvre des stratégies de mobilisation des ressources de Caritas Mali constitueront des stratégies qui permettront d’accroître le volume nan- cier mobilisé auprès des communautés et des privés aux niveaux diocésains et natio-nal d’une part, et d’accroître le volume nancier mobilisé auprès des partenaires ex- ternes pour les projets d’urgences, les projets de développement et le fonctionnement des structures opérationnelles diocésaines et nationale de Caritas Mali, d’autre part.

Durant la mise en œuvre du présent Plan Stratégique, Caritas Mali diversi era les partenaires nanciers, renforcera les capacités du personnel et surtout du comité de veille a n de leur permettre de soumissionner aux appels à propositions nationauxet internationaux. Quant à la mobilisation des ressources locales elle élaborera et mettra en œuvre une politique contenant les stratégies de génération de revenus à l’interne (biens mobiliers et immobiliers, prestation de services, promotion du volon- tariat et bénévolat). Il s’agira en outre de développer des initiatives multiples de soli- darité permettant la mise en place des greniers de prévoyance, la collecte périodique de ressources internes, l’organisation des journées Caritas et la mise en place d’unefondation pour la contribution nancière aux projets et programmes et le fonction- nement des instances.

5.5. Axe de promotion de la gouvernance, de la cohésion sociale et de construction de la paix ( G/CSCP)

5.5.1. Description de l’axe

Les producteurs du secteur primaire qui constituent les groupes cibles à la base de Caritas Mali doit s’approprier de toutes les actions initiées en vue de garantir la pérennisation et

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la gestion durabilité des résultats. Pour ce faire Caritas Mali poursuivra son approche de DIRO Local dans laquelle les cibles seront appuyées dans la création des organisations de base et faitières et recevront les formations nécessaires de management, de négociations, de développement de partenariat ainsi que de plaidoyer.

Par ailleurs, Caritas Mali, en tant qu’organisation de l’église catholique, inspirée des prin- cipes et dont la dignité de la personne humaine, la justice sociale et économique, la bonne gouvernance, etc. a un rôle important à jouer dans le contexte actuel de crise de gouvernance,d’instabilité sociale et d’insécurité. Ce rôle, elle doit la jouer en ciblant di érents acteurs.

Les acteurs politiques béné cieront d’un accompagnement de proximité en vue derelever les insu sances de formation, de structuration, de compétences dans l’élabo-ration de projets de sociétés, entravant leur action de mobilisation sociale lors des di érentsscrutins .

Les élus des collectivités, le plus souvent ayant un niveau d’instruction bas et une faible capacité de mobilisation des ressources locales, ils éprouvent d’énormes problèmes à jouer leurs rôles et à assurer leurs responsabilités de cohésion sociale et de développement local. Ils seront aussi soutenus pour résorber les faiblesses auxquelles ils sont confrontés.

Les acteurs de la société civile seront renforcés dans la compréhension des droits et devoirs, dans la coordination de leurs di érentes organisations, la mobilisation des ressources, dans leur rôle de veille et de plaidoyer.

En n, les agents des services techniques qui sou rent d’ une insu sance qualitative et quantitative des ressources matérielles, nancières et humaines seront impliqués dans la mise en œuvre du plan a n de leur favoriser l’ accomplissement de leur mission d’appuiconseil dans les secteurs de développement.

Le rapport du dernier PS a démontré que les communautés en général apprécient les actionsde Caritas Mali et cherchent sa collaboration dans di érents domaines.

Des programmes d’accompagnement de proximité spéci que à chaque groupe cible serontconçus et centrés sur le respect des dispositions légales, les restitutions publiques des ac- tions, l’instauration de la bonne gouvernance dans les structures, la présence des femmes aux instances de décision au sein des organisations, et l’amélioration continue de la qualité des services rendus aux populations en vue d’un développement équitable et durable.

5.5.2. Objectif stratégique, indicateurs, sources et moyens de véri cation et hypothèses

Objectif stratégique :

D’ici 2023, les pouvoirs publics, les élus locaux, les partis politiques, les organisations de la société civile communautaires et locales dont les capacités sont renforcées améliorent leurs pratiques en matière de bonne gouvernance, de cohésion sociale et de construction de la paix grâce aux actions de Caritas Mali.

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Indicateurs objectivement véri ables

L’atteinte de cet objectif sera véri ée à partir des 4 indicateurs ci-après :

Indicateur 1 : D’ici 2023, 75% des conseils communaux accompagnées par Caritas Mali ont organisé chacun au moins 4 délibérations publiques.

Indicateur 2 : Au moins 60% des personnes ayant participé à des séances publiques ou ciblées d’éducation citoyenne qui ont appris au moins 2 droits et devoirs du citoyen ou notions de vote

Indicateur 3 : D’ici 2023, 75% des communes accompagnées par Caritas Mali ont initié chacune au moins 3 actions de cohésion sociale (rencontres avec les partis politiques, les élus, les autres citoyens autour de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix, la gestion du foncier, etc. en vue de renforcer la paix au niveau local).

Indicateur 4 : D’ici 2023, 40% des organisations de producteurs du secteur primaire, dejeunes, et/ou de femmes créées au cours des 2 premières années et celles renforcées par laCaritas Mali, tiennent régulièrement leurs rencontres statutaires et ont exécuté chacune aumoins un plan d’a aires.

Sources et moyens de véri cation : Enquêtes et sondages ciblés, rapports annuels de suivi du Plan Stratégique, rapport d’auto-évaluation à mi-parcours, rapports des projets et programmes diocésains, autres statistiques, exploitation des données secondaires.

Hypothèses : Stabilité politique, sociale, économique et sécuritaire du pays.
Conditions préalables : Disponibilité des partenaires à accompagner le plan stratégique

5.5.3. Stratégies d’intervention

Les stratégies seront orientées d’une part vers les groupes cibles à la base et d’autre part versles gestionnaires des a aires publiques et acteurs devant participer à leur gestion pour undéveloppement harmonieux et durable

1.1.1.1. Stratégies orientées vers le Développement institutionnel et renfor- cement organisationnel des groupes cibles à la base: DIRO Local

Les producteurs du secteur primaire composés d’éleveurs, d’aviculteurs, de pêcheurs, d’ex- ploitants forestiers, d’apiculteurs, d’horticulteurs et d’arboriculteurs que Caritas Mali a ac-compagnés se trouvent encore insu samment organisés pour pouvoir bien gérer les actions d’urgence que de développement social et économique. Cette situation a ecte surtout les jeunes et les femmes. Pour corriger cela, les di érents projets et programmes de CaritasMali vont organiser davantage les groupes cibles en soutenant la création des organisations de base ( Groupes d’alerte précoce et de réponses aux urgence, comités de greniers de pré- voyance, groupements de producteurs, comités de gestion des infrastructures et d’équipe- ments communautaires, sociétés coopératives, etc.) ; en formant leurs membres en vie as- sociative et en donnant à leurs responsables des formations nécessaires en management

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d’organisation et en mettant à leur disposition des outils simples de plani cation, de gestionet de suivi-évaluation. Les responsables seront suivis, appuyés et conseillés régulièrementdans l’exercice de leur mission a n d’améliorer la qualité des services qu’ils rendent. Aprèsune certaine période de vie, ces organisations de base vont échanger leurs savoirs et sa- voir-faire à travers des voyages d’études ou des cadres de partages d’expériences ou d’ap- prentissage.

Pour les organisations de base et faitières existantes, il s’agira de leur apporter les appuis organisationnels et institutionnels supplémentaires nécessaires après avoir évalué leurs be- soins.

Dans le processus de DIRO Local conduit par Caritas Mali, les organisations de base seront appelées à évoluer vers des organisations du second ou troisième degré (des unions, des fédérations, des réseaux, etc.). au niveau des communes, puis des cercles, puis des régions)ou à adhérer à celles existantes dans le but de mieux béné cier des avantages légaux prévus,ou défendre leurs intérêts ( changements des lois, protection des produits, accès au marché. Pour ce faire, à chaque étape de leur développement, Caritas Mali leur livrera les formationset des appuis nécessaires ciblés: montage de plan d’a aires, techniques de négociations, deplaidoyer, de lobbying, de revendications, etc.

En faveur des petits acteurs (notamment les jeunes) du secteur informel, Caritas Mali pro-cédera à des identi cations et ciblage avant de les regrouper dans des petites associations par corps de métiers. Tels les producteurs du secteur primaire, ils béné cieront aussi desformations en vie coopérative et les responsables en gestion des organisations.

L’approche de mise en œuvre du DIRO Local, consistera pour chaque responsable d’axe au niveau national d’appuyer ses homologues et les responsables des projets et programmes diocésains chargés de cet axe.

1.1.1.2. Stratégies orientées vers la gouvernance publique :

Les acteurs de la gouvernance ici ciblés sont les élus des collectivités, des acteurs politiques et de la société civile. Caritas Mali développera un accompagnement de proximité à l’in-tention de ces groupes cibles a n de contribuer à asseoir une bonne gouvernance locale etnationale pour un développement harmonieux et une paix durable.

Les acteurs politiques : Les acteurs politiques sont constitués par les membres des partis politiques, de mouvements et d’associations politiques.

Les principaux problèmes identi és à leur niveau sont : l’insu sance de structu- ration de leur organisation, faible compétence dans l’élaboration de projets de sociétés et la faible capacité d’éducation et de mobilisation citoyenne et de participation aux scrutins. Caritas Mali renforcera les capacités des leaders politiques dans l’élaboration de la mission et des projets de société, dans l’instauration de la bonne gouvernance et la promotion des femmes et des jeunes au sein du parti, et la participation active des membres des partis po-litiques aux di érents scrutins.

Les acteurs de la société civile : La société civile en général regroupe l’ensemble des associations à caractère non gouvernemental et à but non lucratif. Ils sont en milieux urbain et rural et composés d’organisations de base (associations traditionnelles et modernes de

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base), d’intermédiaires ou medium (coordinations locales et régionales, forums régionaux) et supra (unions, fédérations, forums nationaux). Ils ont une mission de veille, de négocia-tion, de médiation et de pression/plaidoyer.

Les di érents problèmes répertoriés à leur niveau sont : faible fonctionnement des organes des organisations à di érents niveaux, insu sance de formation des membres, faible capa- cité de mobilisation des ressources et mauvaise gouvernance au sein des organisations. Ils sont souvent instrumentalisés soit par l’Etat soit par les partis politiques. Caritas Mali en- tend contribuer à leur résorption à travers la réalisation de programmes de renforcement de capacité des membres sur les principes et valeurs de la société civile, la citoyenneté, le rôlede contrôle citoyen. Des actions de formation/ sensibilisation et la défense des droits desmembres seront élaborés et mis en œuvre par Caritas Mali.

Les élus des collectivités décentralisées : Les élus communaux, locaux et régionaux et du district de Bamako, majoritairement issus des partis politiques, assurent la responsabi- lité première du développement de leur collectivité respective. Dans l’exercice de leurs mis-sions ils sont confrontés à di érents problèmes ci-haut énoncés dans la description de l’axe DIRO. A n de booster la gouvernance du développement local à di érents niveaux, CaritasMali accompagnera ces élus par des formations sur leurs rôles et responsabilités, la gestion des biens publics, la mobilisation des ressources en développement local, la gouvernance et la citoyenneté. Des initiatives seront prises pour asseoir la culture de la redevabilité et des actions de cohésion sociale au niveau des collectivités.

Toutes les énergies seront mobilisées a n de faciliter l’ancrage de nos actions avec les PD- SEC des communes.

1.1.1.4. Stratégiesorientéesverslesagentsdesservicestechniquesdel’Etat

Les acteurs de l’Etat sont principalement constitués du Gouvernement, des autorités admi- nistratives (gouverneurs, Préfets, sous-préfets) et des services techniques de l’Etat. Caritas Mali contribue au développement du pays à travers ses actions et un partenariat privilégié. Ainsi, Caritas Mali met en oeuvre la politique de développement du pays et est actuellement liée au Gouvernement par plusieurs accords depuis de longues années : l’Accord-Cadre avec l’Etat qui agréé Caritas Mali comme une ONG, date de 1973, la Convention Eglise-Etat dans le domaine de l’Enseignement (1972) et la Convention Eglise-Etat dans le domaine de la Santé (1985). Sur le terrain, les agents des services déconcentrés de l’Etat et ceux de Caritas Mali se côtoient quotidiennement et se donnent mutuellement des appuis variés et divers.

L’analyse fait ressortir que les services déconcentrés de l’Etat sont souvent confrontés à uneinsu sance de moyens nécessaires pour leur mission. La stratégie qu’adoptera Caritas Malise basera sur le renforcement du partenariat à tous les niveaux avec l’Etat qui se traduira par des formations, des appuis-conseils, le maintien de la synergie d’action, des prestations de services, etc. Il s’agira également pour Caritas Mali de maintenir sa culture de redevabilité envers l’Etat en lui fournissant les rapports ou autres documents que celui-ci sollicitera.

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VI. APPROCHES / STRATEGIES GENERALES D’INTERVENTION

En plus des approches et stratégies spéci ques de mise en œuvre de chaque axe, cellesplus globales seront utilisées tout au long de la réalisation du Plan.

L’ensemble des composantes politiques et opérationnelles de Caritas Mali ont été impli- quées dans la conception du présent Plan Stratégique et devra l’être autant, sinon davan-tage dans sa mise en œuvre, en vue de l’atteinte des objectifs xés. Concrètement, ils serontimpliqués dans l’étude de base, la mise en œuvre, le suivi des indicateurs, la capitalisationdes bonnes pratiques et les processus d’évaluations. Plus spéci quement, les organes opé- rationnels que sont les comités paroissiaux, les Coordinations Diocésaines et le Secrétariat National, seront chargés d’animer sa mise en œuvre sur le terrain à travers la gestion deprojets/programmes/services d’envergures nationale, diocésaine, paroissiale et/ou locale etd’autres actions de renforcement internes.

Les organes opérationnels que sont les Coordinations Diocésaines et le Secrétariat National, seront plus particulièrement chargés d’animer sa mise en œuvre sur le terrain à travers lesprojets/programmes/services d’envergures nationale, diocésaine, paroissiale et/ou locale etd’autres actions de renforcement internes.

Pour ses actions d’Urgences et de Solidarité, de Développement Social et Economique et de Développement Institutionnel et de Renforcement Organisationnel, Caritas Mali utiliseraplusieurs approches et/ou stratégies. Il faut aussi noter que pour la concrétisation de cer-tains des di érents axes stratégiques, il y a lieu d’entreprendre des études de formulation de politiques spéci ques en ces matières. C’est le cas en particulier de la gestion des urgences,de la création d’une Fondation et d’autres aspects de la mobilisation de ressources.

Caritas Mali qui disposera d’un cadre organisationnel amélioré où à tous les niveaux,les rôles, responsabilités et mécanismes de collaboration des structures sont mieux dé – nis et partagés, réalisera le présent plan stratégique à travers sur une approche participa- tive et communautaire basée sur le renforcement des capacités, l’appui-conseil, les visites d’échanges d’expérience, la rédevabilté, la recherche constante de synergie entre tous lesacteurs et une communication tous azimuts a n d’améliorer quotidiennement ses résultatsen faveur des groupes cibles. Tout cela se fait dans une dynamique de communication et de redévabilité. D’une façon générale, toutes ces approches aideront Caritas Mali à améliorer ses services rendus aux populations pour lesquelles elle œuvre quotidiennement.

Aussi, en ces moments d’insécurité résiduelle au Mali, Caritas Mali disposera d’abord de plans de sûreté et de sécurité (pour la protection de ses agents , ses structures ses biens et ses groupes cibles), de documents de stratégie et de gestion (Manuel de procédures de gestionadministrative et nancière harmonisées, de plan de communication, de plan de mobilisa-tion des ressources nancières internes et externes, de procédures de gestion des urgences) et de personnes ressources quali ées pour mener à bien les objectifs stratégiques dé nis.

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VII. ORGANISATION ET GESTION DU PLAN STRATEGIQUE

Le présent Plan Stratégique de Caritas Mali, piloté par le SNCM, sera animé dans une démarche inclusive à travers un dispositif organisationnel en échelle constitué de 3 ni- veaux et composé de l’ensemble des instances politiques et des structures opération-

nelles nationales, diocésaines et paroissiales que sont : La Conférence Episcopale du Mali, la Commission Nationale, les Commissions Diocésaines, le Comité Paroissial, d’une part et le Secrétariat National, les Coordinations Diocésaines, de l’autre de Caritas Mali. Ce dispositifpeut être appuyé par des équipes ou groupes de travail techniques ou scienti ques internesou externes.

17.1. Les instances politiques de Caritas Mali17.1.1 La Conférence Episcopale du Mali

La conférence Episcopale est l’instance fondatrice et de tutelle de Caritas Mali. Sa tutelles’exerce sur les instances et les structures de l’Association. Ayant dé ni les orientationscontenues dans ce plan stratégique sur conseil de la commission nationale, la Conférence Episcopale du Mali s’assure de la conformité de l’exécution par les structures opération-nelles des orientations dé nies en suivant, appuyant et évaluant la mise en œuvre du planstratégique à travers l’évêque Président de Caritas Mali, l’Aumônier National et le Secrétaire Général de Caritas Mali qu’elle a nommés pour animer, coordonner, représenter à l’échelle nationale et international le service de la charité de l’Eglise catholique au Mali.

17.1.2 L’Evêque Président de Caritas Mali

Le Président de Caritas Mali, mandataire de la CEM, assure la fonction de responsable juridique de la Caritas. A ce titre, il approuve les documents, les accords et conventions de partenariat.
Il assure le leadership de l’organisation de la Charité dans la mise en œuvre du plan Stra- tégique tout en s’appropriant des orientations et objectifs stratégiques de Caritas Mali dé-nies sur la base de l’Enseignement Sociale de l’Eglise (le Chirogra e du Pape Jean Paul IIen 2004 accordant à Caritas Internationalis la personnalité juridique canonique publique, les Encycliques « Deus Caritas Est » et Motu Proprio du Pape Benoit XVI sur le service dela charité, les déclarations des Evêques de Maputo (de Mumemo) en 2010, de Kinshasa en 2012 sur l’identité de Caritas, de Dakar 2017 sur l’organisation de la charité en Afrique, des orientations du nouveau dicastère « Promotion du développement humain intégral », etc..) et veille au respect de la vision, la mission, à l’organisation de la charité, à la mobilisation des ressources, la supervision des actions de Caritas Mali sur l’ensemble du territoire et à la red- dition des comptes. Il veille sur le bon fonctionnement du système et de la structure tels quedé nis et organise les rencontres statutaires en concertation avec son Secrétaire Général.

17.1.3 L’Evêque, président de la Caritas Diocésaine

Au niveau de chaque diocèse, l’Evêque du lieu est le Président de la Caritas de son ressort territorial. En ce lieu, il jouit de ce fait des mêmes prérogatives que le président de CaritasMali. Il traduit les orientations nationales de Caritas Mali en celles spéci ques et adaptéespour son diocèse.

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17.1.4 Les Curés des Paroisses

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Mandataire de l’Evêque, chaque Curé est responsable politique de Caritas Mali dans sa pa-roisse. De ce fait il dé nit les orientations spéci ques de la charité dans sa paroisse tout ense basant sur les orientations diocésaines. Ensuite il s’assure de leurs bonnes mises en œuvre tout en s’appuyant sur le comité paroissial.

17.1.5 La Commission Nationale, les Commissions Diocésaines et les comités paroissiaux

La Commission Nationale, les Commissions Diocésaines et les comités paroissiaux avecleurs bureaux exécutifs assurent la mission de conseil. Pour se faire ils font le suivi, le contrôle de l’exécution des orientations et participent à leurs évaluations15.
Le fonctionnement de la Commission Nationale de Caritas Mali sera assuré par les res-sources propres mobilisées par les di érentes Caritas diocésaines et les ressources de laCommission de Pastorale Sociale au niveau de la Conférence Episcopale du Mali. Ceux descommissions diocésaines et des comités paroissiaux le seront par des dispositifs nanciersinternes propres mis en place par chaque niveau.

17.2. Les structures opérationnelles de Caritas Mali
17.2.1. Le Secrétariat National de Caritas Mali : SNCM (à partir de 2018)

Par rapport au Plan Stratégique, la mission du SNCM sera de piloter sa mise en œuvre. Dans l’hypothèse d’une Caritas Mali disposant d’un Secrétariat National fort, il est question pour ce dernier de jouer un rôle relativement étendu couvrant aussi bien la facilitation, la repré-sentation, le suivi/évaluation/capitalisation, la mobilisation des ressources internes et ex- ternes, la coordination des activités que la formulation et l’exécution des projets d’urgenceset de projets/programmes de développement d’envergures nationales.

Tirant d’une part les leçons de la mise en œuvre du précédent plan où la coordination, lacommunication, le suivi ont été insu sants et s’appuyant d’autre part sur les dé s et lesnouvelles orientations énoncés dans le présent plan stratégique, l’organisation de Caritas Mali en général et du Secrétariat National en particulier connaitra des innovations en vued’une gestion e cace du présent Plan Stratégique. Pour le SNCM de Caritas Mali, il a étéjugé indispensable de bâtir désormais le noyau dur de cet organe sur deux dispositifs bien clairs mais entièrement complémentaires (cf. annexe 1 – organigramme du SNCM). Il s’agit du dispositif programmatique ou technique d’une part et du dispositif de gestion adminis-trative, nancière et logistique de l’autre. Le premier sera composé d’un maximum de 5 res- ponsables d’axes ou de composantes du Plan stratégique dont la coordination directe sera assurée par un chargé de programmes national. Le second pour sa part sera composé descomptables, de l’assistante de direction-caissière, de 2 chau eurs, de la femme de ménage(technicienne de surface) dont la coordination est assurée par un responsable administratifet nancier. Ces deux dispositifs béné cieront des services de l’équipe de la technostruc- ture formée d’un conseiller à la communication et d’un coordinateur national de la sûreté et sécurité. Toute l’équipe du SNCM est placée sous la responsabilité directe du Secrétaire National qui en assure la coordination générale (cf. annexe 2- description des postes au sein du SNCM).

15 Cf. les statuts et Règlement Intérieur pour les détails de leurs missions

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Selon les besoins de gestion et de coordination des programmes nationaux, le SNCM met- tra en place des équipes non permanentes (soft teams), chacune ne sera opérationnelle que pour la durée du programme. Sa gestion courante relèvera du responsable de l’axe concerné.

Toujours dans cette option, le principe de la subsidiarité des Coordinations Diocésainessera respecté. Au niveau diocésain, celles-ci seront en e et chargées des mêmes rôles quele Secrétariat National dans leurs zones d’intervention, à l’exception de celui concernant laformulation et la coordination des projets d’urgences et des projets/programmes de déve- loppement, d’envergure nationale. (cf. Annexe 3)

17.2.2. Les Coordinations Diocésaines ( à partir de 2018)

Quant aux Coordinations Diocésaines, leur rôle sera prépondérant dans l’animation du ré- seau au niveau diocésain, dans la gestion des Urgences, la mobilisation de ressources, lagestion des projets/programmes diocésains de même que pour ceux d’envergure nationale,etc., en ce sens que ce sont elles qui opèrent réellement sur le terrain aux côtés des popula-tions cibles, dans la conception, la réalisation et le suivi/évaluation des actions en directionde ces dernières. A ce titre, elles font partie intégrante du dispositif du cycle des projets etprogrammes initiés aux di érents niveaux (diocésain, local et national). Elles sont donc aucœur du dispositif et sont appelées à prendre une part active qui leur revient dans la plani-cation, le suivi et l’évaluation du plan. Elles y seront aussi comptables que le SecrétariatNational, de l’atteinte des résultats, même si celui reste premier responsable de sa gestion.A cet e et, elles agiront dans la réalisation des activités sur le terrain, mesureront les indica- teurs établis dans ce plan et transmettront les informations au Secrétariat National, dans lecadre d’un système de Plani cation/Suivi/Evaluation partagé.

A l’instar du SNCM, la structuration souhaitée pour les coordinations diocésaines16 s’adapte aux besoins de réalisation du présent Plan Stratégique. Chaque coordination disposera d’un noyau stable renforcé et bâti aussi autour de 2 dispositifs. Le premier, celui du programma- tique ou technique est composé d’un maximum de 5 responsables d’axes (DE, DS, US, DIROet G/CSCP) dont les actions sont coordonnées par un chargé de programmes. Le second, celui de l’administration et de la gestion nancière et comptable est formé de comptables, logisticiens, d’assistante de direction-caissière, chau eurs, gardiens, des aides de ménages, etc.). Il est managé par un responsable administratif et nancier. A ces 2 dispositifs, s’ajouteun conseiller à la communication, et un point focal sécurité. Toute l’équipe est placé sousl’autorité d’un/d’une coordinateur/trice.

Les relations entre homologues du SNCM et des coordinations diocésaines seront celles de formations, d’informations régulières, d’appuis-conseils. De complicités très avantageusesdoivent s’établir entre homologues pour réussir les missions spéci ques et collectives.

Au niveau des Coordinations Diocésaines tout comme au Secrétariat National, des équipes de gestion de projets, programmes et services, seront mises en place selon les besoins.

16 C’est une structuration idéale souhaitée dont la mise en place dépendra fortement du volume d’activités de chaque coordination diocésaine.

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17.2.3. Les Equipes de Projets/Programmes et Services

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Les Equipes techniques engagées à 100% sur les Projets/Programmes et Services sont com- posées d’agents pastoraux, de laïcs consacrés ou non et autres personnes ressources recru- tées (chefs de projets, comptables, suivi-évaluateurs, superviseurs, Agents de développe-ment communautaire, secrétaires, chau eurs, gardiens, etc). Elles ont en charge la réalisa- tion au quotidien les activités sur les terrains, dans les établissements sanitaires, éducatifs,de protection, etc. et de bureau. Celles-ci sont responsables du suivi, de la saisie des e ets etimpacts des projets, programmes et services en fonction de leurs cadres de résultats ainsi que de celui du plan stratégique.

71.2.4. Forum des coordinateurs :

Le forum des coordinateurs est le cadre d’échanges d’expériences, de visites de terrain et de conseil mutuel sur le management des structures opérationnelles de Caritas Mali. Aussi, il joue un rôle de veille, d’anticipation et d’alerte pour les instances politiques nationaleset diocésaines sur les di cultés ou contraintes ou menaces graves qui risqueraient de per- turber dangereusement la mise en œuvre partielle ou totale du plan stratégique et du pro- gramme triennal. Sa rencontre ordinaire se tient une fois par an et extraordinaire au besoin. Il est formé de l’ensemble des coordinateurs diocésains et du Secrétaire Général, celui-ci assurant la responsabilité première de son animation.

17.2.5. Comité de plani cation et de suivi évaluation (CPSE)

Ce comité est mis en place en vue de maximaliser l’e cacité de la coordination du plan stra-tégique. Sa mission est d’assurer la mise en place et l’application e cace d’un système de suivi. Il conduira les plani cations annuelles et organisera des rencontres de suivi au niveaunational.

Il sera composé de tous les cadres du noyau dur du SNCM, des coordinateurs diocésains, deschargés de programmes et des responsables administratifs et nanciers (RAF) des coordi- nations diocésaines

Il est présidé par le Secrétaire général. En dehors de la première année, ce cadre de coordi- nation nationale se réunira une fois par an à Bamako ou ailleurs. En la première année de mise en œuvre du programme, deux rencontres seront organisées. La première planchera sur l’harmonisation des contenus de certains concepts et normes à utiliser au sein de Caritas Mali dans le cadre de la réalisation du plan et de son premier programme opérationnel ainsique sur les priorités des di érentes structures opérationnelles. Cela permettra de produireun plan d’action annuel consolidé. Cette rencontre validera le système et les outils de suivi évaluation que proposera l’équipe du SNCM par les soins du Chargé de programmes

Les rencontres des autres années, porteront d’une part sur la présentation et la validation de chaque bilan diocésain et du bilan global et d’autre part sur l’appréciation et la validation des plans d’action annuel diocésains et du plan d’action annuel consolidé de Caritas Mali. Les rencontres se tiennent de façon rotative entre le national et les diocèses.

La rencontre bilan des 3e et 6e années ne se tiendront pas comme telle car la priorité seraaccordée à l’évaluation à mi-parcours et l’évaluation nale externe et à la plani cation du

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prochain plan. Les produits de chaque rencontre seront transmis au Bureau National ou à son Président pour les besoins de validation par l’Assemblée Générale.
Pour réussir leur mission, les capacités en suivi évaluation des membres du CTPSE seront renforcées si nécessaires.

17.2.6. Les Equipes et Groupes de Travail internes (Task forces)

Le Secrétariat National mobilisera selon les circonstances et les besoins, les compétences in- ternes de Caritas Mali pour constituer des Equipes et Groupes de Travail. Ceux-ci pourrontêtre chargés, soit de ré échir sur des thèmes bien précis, de formuler des projets, d’élaborerdes documents généraux, soit de formuler des réponses à des appels à propositions ou pro- jets, etc. Ils seront créés selon les sujets de préoccupation du moment et seront composésde représentants quali és de di érents niveaux opérationnels ou de spécialistes de Caritas Mali, reconnus pour leur quali cation sur le sujet à traiter. La coordination d’un Groupe deTravail pourrait revenir, soit au Chargé de Programme, à un autre responsable du Secréta- riat National, soit à un autre membre du groupe, selon les besoins du moment ou du sujet. Une telle dynamique de groupe devra être également développée au niveau de chaque Coor- dination Diocésaine, et entre coordinations diocésaines voulant entreprendre des projets ouactions en commun avec ou sans l’appui direct du Secrétariat National. Ce dernier, a n delui permettre de bien jouer sa mission de coordination nationale sera informé, aussi bien de l’initiative que des résultats.

Ceci permettra à coup sûr de développer la synergie interne et la coordination des e ortsnécessaires à un meilleur partage d’expériences, une meilleure mobilisation et exploitationde ressources humaines internes à Caritas Mali, en vue d’une plus grande e cacité pour plusde compétitivité du Réseau sans son environnement institutionnel.

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VIII. PLANIFICATION/SUIVI/EVALUATION

La mise en œuvre du PS 2012-2017 a énormément sou ert de dé cit de plani cation etsuivi évaluation. Les mesures techniques et organisationnelles sont envisagées dans leprésent plan pour relever les dé s.

18.1. La Planification

La plani cation suivra une démarche de bas en haut (bottom-up). Au début de chaque année, ce sont les co- ordinations diocésaines qui seront les premières à élaborer leurs plans d’actions. Ceux-ci seront partagés et consolidés à la rencontre du comité de pilotage.

Le plan annuel consolidé se rapprochera des prévisions consignées dans le présent document et tiendra compte du niveau d’évolution des indicateurs par rapport à l’atteinte des objectifs stratégiques au moment de cetteplani cation annuelle.
En plus de cette plani cation périodique, le Secrétariat National devra organiser des travaux participatifs derévision des documents stratégiques et d’élaboration de documents de politiques : politique de prévention et de gestion des urgences et de la solidarité, de mobilisation des ressources internes et externes avec un appro- fondissement de la faisabilité de la Fondation Mgr Luc SANGARE, de communication, etc. Ces documentscontribueront à l’e cacité de l’opérationnalisation du Plan Stratégique.

18.2. Le Suivi du Plan Stratégique

Caritas Mali améliorera son système du suivi évaluation en le rendant plus intégral (partici- pation de tous les acteurs au processus : les acteurs nationaux, diocésains, paroissiaux ainsique les groupes cibles et les partenaires). Il sera aussi davantage orienté vers les e ets. Auniveau national, la coordination du suivi sera portée par le Chargé de programmes National. Il aura pour première tâche l’actualisation du système. Le produit provisoire sera partagé avec le comité de pilotage et les partenaires pour appréciation et validation. Ensuite, chaque responsable d’axe s’occupera concrètement de son application en mettant l’accent sur la vi-sibilité des e ets et impacts.

Pour la réussite de sa mise en œuvre, les formations nécessaires seront données aux acteurs qui en exprimeront le besoin. Au sein des coordinations diocésaines, chaque responsable de département ou d’axe ou de volet, se chargera de la mise en œuvre du système de suivi évaluation en ce qui le concerne (centralisation des données, interprétation, proposition de mesures correctives et partage des rapports avec le Coordinateur et son homologue du niveau national). Il s’appuie sur les responsables, les superviseurs et les chargés de suivis disponibles au niveau des projets et programmes.

Au niveau national, la rencontre annuelle du comité de pilotage constituera le cadre propice de suivi. Par contre, les Coordinations Diocésaines et le SNCM organiseront des rencontres semestrielles à leur niveau pour faire le point de sa mise en œuvre. Chaque diocèse transmetau SNCM les résultats de ses rencontres semestrielles pour toutes ns utiles ; ce dernierdevant le faire autant avec les premières. Les données seront capitalisées annuellement etsoumises à l’Assemblée Générale et aux Partenaires au développement a n de partager lamarche à suivre pour les années à venir.

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18.3. L’Evaluation du Plan Stratégique

Une première évaluation interne partagée sous l’impulsion de la Commission Nationale seraopérée à la n de la 3e année du Plan Stratégique. Le document de l’évaluation sera soumis à l’Assemblée Générale et au Forum des Partenaires au développement de Caritas Mali.

Une évaluation nale externe sera commanditée avec l’appui des Partenaires nanciers de Caritas Mali. Elle fera un bilan général de l’atteinte des objectifs stratégiques xés et ouvrira des pistes pour une nouvelle plani cation stratégique de Caritas Mali. La Commission Na- tionale sera le commanditaire principal de cette évaluation.

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ANNEXES

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Annexe 1: Organigramme de Caritas Mali 2018-2023

ORGANIGRAMME DE Caritas Mali en 2018

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Annexe 2 : Organigramme du SNCM 2018-2023

EQUIPE POUR UN SECRETARIAT NATIONAL FORT DE CARITAS MALI PLAN STRATEGIQUE 2018- 2023 ORGANIGRAMME DU SNCM

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Annexe 3 : Organigramme de la Coordination Diocésaine 2018-2023

EQUIPE POUR UNE COORDINATION DIOCESAINE DE CARITAS MALI FORTE PLAN STRATEGIQUE 2018 – 2023
ORGANIGRAMME (souhaité) COORDINATION DIOCESAINE en 2018

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Annexe 4 : Principaux rôles et responsabilités des membres du SNCM dans la mise en œuvre du PS

Les di érents postes au sein du SNCM sont succinctement décrits pour donner des éclai- rages sur les rôles et responsabilités de chacun dans la mise en œuvre du plan stratégique. Au delà de ces résumés chaque poste est décrit de façon détaillée dans les descriptions de postes individuelles.

Le (la) Secrétaire Général(e)

Nommé par la Conférence Episcopale du Mali (CEM) suivant l’article 22 du Règlement In- térieur de la Conférence Episcopale du Mali et supervisé par le Président de Caritas Mali, lesecrétaire général a pour mission d’assurer la réalisation e cace de la mission et du mandatassignés au Secrétariat National de Caritas Mali (CNCM).

Pour ce faire, il assure la coordination globale, en mode décentralisé, de l’ensemble des ac- tions d’opérationnalisation des grandes orientations de Caritas Mali ; l’élaboration des pro- positions de politiques sectorielles transversales comme l’égalité des chances, l’environne- ment, etc. Il soumet à la Commission nationale les versions révisées des textes statutaires et réglementaires ainsi que le manuel des procédures pour approbation, puis au Président de Caritas Mali pour validation. Il lance les invitations et préside le forum des coordinateurs. Il veille sur la sécurité de l’ensemble des personnes et des biens de Caritas Mali ; des parte- naires en visite ainsi que des personnes ressources engagées par la Caritas Mali.

Son rôle et responsabilité en direction des instances politiques consiste en la soumission des documents (de gestion stratégique, opérationnelle, les rapports, etc.) pour validation ou information ; en la gestion de la maitrise d’ouvrage déléguée de la conduite de processus deplani cation stratégique, d’audit et d’évaluation ; en des conseils sur demande ou sur initia-tive propre sur les di érentes questions touchant la vie de Caritas Mali, en la facilitation des tenues régulières des rencontres de la commission et en n en des comptes rendus.

En direction du SNCM, Il (elle) assure son bon fonctionnement et son développement. A cet égard, il a la charge de la gestion et de la coordination de l’équipe, du système de l’évaluation de performance, de l’animation et de l’impulsion des initiatives. Il procède directement à l’évaluation du Chargé de programmes National, du Conseiller à la communication, Coor-dinateur de Sécurité et du Responsable administratif et nancier. Il exprime au Présidentde Caritas Mali les besoins du Secrétariat National en ressources humaines. Il veille sur la sécurité de l’équipe et des biens du SNCM.

En direction de l’extérieur, il (elle) assure la liaison avec les partenaires nationaux, sousrégionaux, internationaux, techniques et nanciers et la représentation de Caritas Mali auniveau national, sous régional et international. Son rôle sera aussi d’étudier et d’analyser les politiques publiques (veille active sur les événements politiques, sociaux et économiques,etc. nationaux et internationaux ; et en n de participation aux débats).

Conformément au Règlement Intérieur de la Conférence Episcopale du Mali, en tant que Se- crétaire Général de la Commission Pastorale Sociale, il participe à la rencontre annuelle des Secrétaires Généraux et Secrétariats des Commissions Episcopales et soumettre les rapports d’activités de la Commission au Secrétaire Général de la Conférence Episcopale.

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Le (la) Chargé(e) de Programmes National : CPN

Sur proposition du Secrétaire Général de Caritas Mali, Il (elle) est engagé par le Président de Caritas Mali sur la base de ses compétences transversales et placé sous la responsabilité di- recte du Secrétaire Général. Il vient en tête de préséance pour assurer l’intérim du SecrétaireGénéral. Sa mission est de contribuer à la réalisation e cace de la mission du SNCM. Il (elle)a pour tâches la coordination technique des axes stratégiques et du programme triennal et de l’élaboration de tout projet ou programme d’envergure national. Il assure la coordination générale du système de suivi évaluation intégré des plans de suivi des projets et programmesd’envergure nationale. Pour ce faire il se base sur le comité de plani cation et de suivi-éva- luation dont il anime les rencontres. Il (elle) assure l’évaluation de performances des res- ponsables des axes et participe à celle des autres membres de l’équipe du SNCM. Il (elle) élabore les rapports d’activités du Secrétariat National et celui destiné à la Cellule d’Appui au Développement à la Base (CADB). Il (elle) est responsable de tout processus (maitre d’ou- vrage) de conception des programmes nationaux de développement et de l’appui aux Caritasdiocésaines pour l’élaboration de leurs projets/programmes.

Le (la) Responsable de l’axe DIRO (Gouvernance interne, Mobilisation des Res- sources) : R-DIRO

Le R-DIRO est recruté par le Président de Caritas Mali sur proposition du Secrétaire Général et placé sous la supervision directe du Chargé de Programmes et vient après celui-ci dans lapréséance de l’intérim du Secrétaire général. Le R-DIRO contribue à la réalisation e cacede la mission du SNCM en assurant la première responsabilité de l’atteinte de l’objectif stra- tégique de l’axe DIRO dont les composantes sont : la gouvernance interne et la mobilisation des Ressources internes et externes.

Il est comptable dans la réalisation des activités du résultat 5 du PT dont la responsabilitépremière lui est con ée (voir Plan d’action indicatif).

Pour la réalisation de sa mission, il propose la politique de mobilisation des ressources in- ternes et externes sous la coordination du chargé de programmes national et des autres cadres du SNCM et des coordinations diocésaines. Une fois celle-ci adoptée, il coordonne sa mise en œuvre tout en appuyant et conseillant les acteurs clés nationaux et diocésains. Il appuie et conseille particulièrement les responsables DIRO diocésains et impulse entre eux des synergies.

Il doit aussi traduire le contenu de l’axe en actions concrètes (projets et programmes d’en- vergure nationale et autres actions) sous la coordination du Chargé de Programmes et avec la participation des autres cadres du SNCM et de ses pairs diocésains. Il assure la mise en œuvre du système de suivi évaluation pour tout ce qui concerne l’axe DIRO. Il gère, appuie et conseille les responsables que le SNCM aura recrutés pour la mise en œuvre des projets et programmes DIRO d’envergure nationale.

Il cumulera les fonctions de Référant de l’A2P/DIRO et momentanément celles du respon- sable de la gouvernance, de la cohésion sociale et de la construction de la paix.

L’évaluation de performance des autres coordinateurs de programmes DIRO nationaux lui incombera. Il participera à celle des autres membres de l’équipe du SNCM.

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Par ailleurs, il (elle) assure une veille active d’une part sur le fonctionnement de toutes les instances et structures de Caritas pour saisir les opportunités de renforcement ou d’antici-pation des insu sances de performance.

Il participera à l’élaboration des rapports semestriels, annuels et autres de Caritas Mali en fournissant au Chargé de programmes toutes les données concernant son axe.

En n, il collabore avec la coordination sous-régionale de l’A2P/DIRO en participant aux rencontres et en fournissant les di érents rapports.

Le (La) Responsable de la Gouvernance, de cohésion sociale et de construction de la paix : R-G/CSCP

Le R-G/CSCP est recruté par le Président de Caritas Mali sur proposition du Secrétaire Gé- néral de Caritas Mali et Placé sous la supervision directe du Chargé de Programmes. Il vient après le R-DIRO dans la préséance de l’intérim du Secrétaire général. Le R-DIRO contribueà la réalisation e cace de la mission du SNCM en assurant la première responsabilité de l’at- teinte de l’objectif stratégique de cet axe et du résultat 4 du PT à savoir : « Les capacités des pouvoirs publics, des élus locaux, des partis politiques, des organisations de la société civile communautaires et locales sont renforcées en matière de bonne gouvernance, de cohésion sociale et de construction de la paix »

Il a en charge la traduction du contenu de l’axe G/CSCP (objectifs et stratégies) en actionsconcrètes (proposition de politique sectorielle, élaboration de projets et programmes d’en- vergure nationale et autres actions) sous la coordination du Chargé de Programmes et avec la participation des autres cadres du SNCM et de ses pairs diocésains. Il assure la mise enœuvre du système de suivi évaluation pour tout ce qui concerne l’axe G/CSCP. Il gère, ap- puie et conseille les responsables que le SNCM aura recrutés pour la mise en œuvre des projets et programmes de gouvernance, de cohésion sociale et de construction de la paix d’envergure nationale.

Il participera à l’élaboration des rapports semestriels, annuels et autres de Caritas Mali en fournissant au Chargé de programmes toutes les données concernant son axe.

Il e ectuera selon les calendriers, les évaluations de performance des coordinateurs de pro-grammes nationaux de G/CSCP et participera à celle des autres membres de l’équipe duSNCM.

Par ailleurs, il (elle) assure une veille active d’une part sur le fonctionnement de toutes les instances et structures de Caritas Mali et d’autre part sur les politiques, économiques, so- ciaux et sécuritaires pour saisir les opportunités et anticiper les risques et chocs.

Le (la) Responsable du Développement Economique : RDE

Recruté par le Président de Caritas Mali sur proposition du Secrétaire Général de Caritas Mali, le RDE est placé sous la supervision directe du Chargé de programmes. Il vient en troisième position, après le CPN et le R-DIRO, dans la présence de l’intérim du SecrétaireGeneral. Le RDE a pour mission de contribuer à la réalisation e cace de la mission duSNCM en assurant la première responsabilité de l’atteinte de l’objectif stratégique de l’axe de développement économique du plan stratégique.

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Pour l’accomplissement de sa mission, il est chargé(e) de proposer les documents de poli- tique de Caritas Mali en matière de développement économique et de traduire le contenu de l’axe en actions concrètes (projets et programmes d’envergure nationale et autres actions) sous la coordination du Chargé de Programmes et avec la participation des autres cadres du SNCM et de ses pairs diocésains. Il assure la mise en œuvre du système de suivi évaluation pour tout ce qui concerne le développement économique. Il gère, appuie et conseille les responsables que le SNCM aura recrutés pour la mise en œuvre des projets et programmes économique d’envergure nationale. Il appuie et conseille les responsables diocésains du dé- partement économique et impulse entre eux des synergies. Il (elle) se chargera de l’anima- tion de la plateforme DEL et jouera le rôle de point focal national du réseau sous-régional d’agro-écologie. Il participera à l’élaboration des rapports semestriels, annuels et autres de Caritas Mali en fournissant au Chargé de programmes toutes les données concernant son axe.

Il cumulera, selon la nécessité, la fonction de coordinateur d’un programme économique d’envergure nationale. Il assure l’évaluation de performance des gestionnaires de pro- grammes sociaux d’envergure nationale et participe à celle des autres membres de l’équipe du SNCM.

En n, il (elle) assure une veille active sur les événements politiques, économiques et sécuri- taires pour saisir les opportunités et anticiper les risques et chocs.

Le (la) Responsable du Développement Social : RDS

Recruté par le Président de Caritas Mali sur proposition du Secrétaire Général de CaritasMali, il/elle est placé/e sous la supervision directe du Chargé de programmes. Il assure l’in- térim du Secrétaire général après le RDE. Le RDS a pour mission de contribuer à la réalisa-tion e cace de la mission du SNCM en assurant la première responsabilité de l’atteinte del’objectif stratégique de l’axe de développement social du plan stratégique.

Pour l’accomplissement de sa mission, il est chargé(e) de proposer les documents de poli- tique de Caritas Mali en matière de développement social et de traduire le contenu de l’axe en actions concrètes (projets et programmes d’envergure nationale et autres actions) sous la coordination du Chargé de Programmes et avec la participation des autres cadres du SNCM et de ses pairs diocésains. Il assure la mise en œuvre du système de suivi évaluation pour tout ce qui concerne le développement social. Il gère, appuie et conseille les responsables que le SNCM aura recrutés pour la mise en œuvre des projets et programmes sociaux d’en- vergure nationale. Il appuie et conseille les responsables diocésains du département social et impulse entre eux des synergies. Il participera à l’élaboration des rapports semestriels, annuels et autres de Caritas Mali en fournissant au Chargé de programmes toutes les don- nées concernant son axe.

Il cumulera, selon la nécessité, la fonction de gestionnaire d’un programme social d’enver- gure nationale. Il assure l’évaluation de performance des gestionnaires de programmes so- ciaux d’envergure nationale et participe à celle des autres membres de l’équipe du SNCM.

En n, il (elle) assure une veille active sur les événements politiques, sociaux et sécuritairespour saisir les opportunités et anticiper les risques et chocs.

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Le (la) Responsable de l’axe des Urgences et de la Solidarité : RUS

Recruté par le Président de Caritas Mali, le RUS est placé sous la supervision directe du Chargé de programmes. Il assure l’intérim du Secrétaire général après le RDS.

Le RUS a pour mission de contribuer à la réalisation e cace de la mission du SNCM en as- surant la première responsabilité de l’atteinte de l’objectif stratégique de l’axe des urgences et de la solidarité.

Il (elle) est chargé(e) d’élaborer la politique de Caritas Mali en matière de gestion des ur- gences et d’organisation de la solidarité. Il aura aussi la responsabilité de faciliter et de suivre la mise en œuvre de cette politique. Dans ce cadre, il (elle) s’occupera entre autres, de la col- lecte des informations sur le sujet notamment l’évolution des consommations des ménages, des marchés céréaliers, des campagnes agricoles, des catastrophes). Il (elle) est chargé(e) également, de l’élaboration, de la coordination des projets d’urgences et de solidarité d’en- vergure nationale et d’en assurer le rapportage au Chargé de programmes national. Il (elle) travaille en étroite collaboration avec le Chargé de programmes et les autres membres de l’équipe du SNCM. Il assure la mise en œuvre du système de suivi évaluation pour tout ce qui concerne l’axe des urgences et de la solidarité. Il gère, appuie et conseille les responsables que le SNCM aura recrutés pour la mise en œuvre des projets et programmes d’urgence et de solidarité d’envergure nationale. Il appuie et conseille les responsables diocésains des urgences et de la solidarité et impulse entre eux des synergies. Il participera à l’élaboration des rapports semestriels, annuels et autres de Caritas Mali en fournissant au Chargé de pro- grammes toutes les données concernant son axe. Il va cumuler le rôle de point focal de la sécurité et sureté au sein de l’équipe du SNCM pendant tout le temps que le Coordinateur national sera basé à Mopti.

NB : Chaque responsable d’axe est responsable de la préparation et de l’exécution des actions de plaidoyer sur les thématiques de son ressort.

Le (la) Conseiller(ère) National à la Communication : CNC

Recruté par le Président de Caritas Mali sur proposition du Secrétaire Général de Caritas Mali, le CNC est placé sous la supervision directe du Secrétaire Général. Sa mission est decontribuer à la réalisation e cace de la mission du SNCM en assurant une bonne communi- cation interne et externe.

Il (elle) est le principal responsable pour le relèvement de tous les dé s en matière de com- munication interne et externe de Caritas Mali. Pour se faire, il élaborera tout d’abord la poli- tique de Caritas Mali en matière de Communication. Il mettra en œuvre toutes les stratégies de communication prévues dans le plan stratégique et de toutes les activités de communica-tion dans le PT1820. Ainsi, il (elle) s’occupe de l’exploitation du site Web. Il (elle) est chargé de l’élaboration du plan de communication, de la collecte, la di usion et la capitalisation des informations pour Caritas Mali. Il (elle) dé nit et réalise les supports pour la visibilité de Caritas Mali. Il (elle) est chargé de conseiller les di érents responsables de Caritas Mali en matière de communication. Il (elle) participe activement à la rédaction nale des documents(rapports, plans, etc.). Il (elle) est chargé d’appuyer les Conseillers(ères)s à la Communica- tion au niveau des diocèses. Il (elle) a des relations avec tout le personnel et est surtout lié au Secrétaire Général en tant que son conseiller.

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Le (la) Coordinateur/trice de la sécurité et sureté : CSS

Recruté par le Président de Caritas Mali, sur proposition du Secrétaire Général de CaritasMali il/elle est placé/e sous la supervision directe du Secrétaire général. La mission du CSS est de contribuer à la réalisation e cace de la mission du SNCM en assurant la première res- ponsabilité de la sécurité des personnes et des biens de Caritas Mali en général et du SNCM en particulier.

Pour l’accomplissement de sa mission, il est chargé(e) tout d’abord de proposer la politique de sécurité et sûreté de Caritas Mali et de coordonner sa mise en œuvre. Cela concerne l’ani- mation des formations, l’équipement des locaux, et des moyens de déplacement de la Caritas Nationale et des Caritas diocésaines en dispositifs sécuritaires prévus dans le plan de sûreté et de sécurité. Il aura la charge de l’acquisition et de la mise à disposition des kits sécuritaires aux agents en mission, l’élaboration et le suivi des plans de voyages, l’orientation des agents en mission sur les comportements à tenir chaque fois que le contexte change. Il s’agira aussi pour lui d’actualiser au quotidien (mise à jour régulière) de la situation sécuritaire et de ladi user à qui de droit notamment le Secrétaire et les points focaux diocésains de sécuritépour la prise des décisions idoines. Il est responsable de la sécurité des partenaires en mis- sion auprès de Caritas Mali.

Il appuie l’élaboration et la mise à jour des politiques de sécurité et sureté des Caritas diocé- saines ainsi que leur mise en œuvre en s’appuyant sur les points focaux diocésains de sûreté et sécurité avec lesquels il collabore étroitement. Dans le cadre de la collecte, du partage etde la gestion des informations et données sécuritaires, il adhérera et/ou participera aux dif- férentes rencontres notamment d’INSO, du réseau des responsables de sécurité, etc.

Le CSS pourrait être amené à occuper de façon cumulée et selon la nécessité, d’autres fonc- tions. Il collabore avec l’ensemble de l’équipe du SNCM pour laquelle il contribue à l’évalua- tion de performance.

Le responsable administratif nancier : RAF

Le RAF est engagé par le Président de Caritas Mali sur proposition du Secrétaire Général de Caritas Mali et supervisé directement par le Secrétaire général. Il contribue à la réalisatione cace de la mission du SNCM en assurant une coordination harmonieuse de la gestion de toutes les ressources (humaines, nancières et matérielles) de Caritas Mali et particu- lièrement du SNCM. Pour cela, il propose la politique de gestion des ressources humaines et coordonne sa mise en œuvre. Il propose aussi les innovations nécessaires pour améliorerla gestion comptable, nancière et matérielle : révision, respect, ou adaptation du manuel des procédures administratives, nancières et comptables et veille à l’application règlementintérieur.

Concernant la gestion administrative des ressources humaines, il prépare les dossiers de recrutement des membres du noyau dur et des équipes techniques des projets, programmes d’envergure nationale ; participe au comité de sélection ; prépare les actes d’embauche (vi- site médicale, contrats de travail, etc.). Il forme le personnel sur la loi du travail (Code de Travail) ; appuie et conseille le Secrétaire général ainsi que les autres acteurs de la gestion des responsables ayant en charge les ressources humaines sur toutes les questions de ges- tion courante et gestion des contrats du personnel en lien avec le Code de Travail en vigueur

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au Mali. Il assure la gestion courante des comptables, des contrats de prestation de services, de la chargée de nettoyage des locaux. Il tient à jour le registre de l’employeur et les dossiers individuels du personnel et participe à l’évaluation des performances du personnel.

Dans le domaine des nances et de la comptabilité, il seconde le R-DIRO dans la dé nitionet dans la mise en œuvre de la politique de mobilisation des ressources. Il coordonne lagestion nancière et comptable de tous les projets et programmes d’envergure nationale et devra mettre en place un système de centralisation informatisé de toutes les données nan- cières et comptables de toutes les actions de Caritas Mali au niveau national et diocésain. Ilassure que les rapports nanciers soient produits dans les délais. Il les analyse, apprécie la santé nancière de l’association et donne des avis et conseils aux décideurs. Il organise lesaudits au niveau du SNCM, analyse leurs rapports et donne des avis au Secrétaire général. Ile ectue des audits internes auprès des coordinations diocésaines. Il coordonnera la budgé- tisation de tout projet et programme initié au sein du SNCM. Au besoin et dans les limites de ses capacités, il tiendra la comptabilité d’un projet ou programme étant donné.

Tout comme pour les nances, il développera des systèmes performants de gestion des res- sources matérielles, et coordonnera leur application : procédures d’achat et d’acquisition,a ectation, suivi (codi cation, entretien et inventaire) et liquidation. Il (elle) gère les dos- siers d’exonérations ainsi que l’inventaire des matériels et la régularisation des pièces admi- nistratives des véhicules et du personnel du Secrétariat National.

Le (la) Comptable

Le (la) Comptable est engagé par le Président de Caritas Mali sur proposition du Secrétaire Général de Caritas Mali. Le comptable est supervisé par le RAF. Sa mission principale estde contribuer à la bonne gestion des ressources nancières et matérielles du SNCM. Il (elle)propose le budget annuel du Secrétariat National ainsi que les révisions budgétaires néces- saires à soumettre au RAF. Il tient la comptabilité des projets et programmes non assurée par le RAF. Pour ces projets et programmes, il prépare les audits et produit les rapportsnanciers à soumettre au RAF. Il aide ce dernier dans la gestion matérielle par l’appui dansla tenue de la comptabilité matière et le suivi des biens. Il assure la supervision des petitescaisses conformément aux procédures décrites dans le manuel harmonisé et soumet le PV d’arrêté de caisse pour véri cation du RAF et validation du Coordinateur de programme.

Le/la Secrétaire Assistante de Direction-caissièr (e )

Le/la Secrétaire Assistante de Direction-caissièr (e) est engagé par le Président deCaritas Mali sur proposition du Secrétaire Général de Caritas Mali et placé/e sous la supervi-sion directe du secrétaire général. Il / Elle a pour mission d’assister le Secrétaire Général. Il(elle) assure toutes les tâches de secrétariat de direction (accueil, orientation des partenaires internes et externes dans leurs démarches, standardiste, saisie, gestion du courrier, la tenue de la documentation et des archives du Secrétariat National, l’organisation des rencontres, les comptes rendus des réunions internes, gestion de l’agenda du Secrétaire général, recueil, traitement et facilitation de la circulation de l’information au sein du Secrétariat, etc.). Il (Elle) veille à la propreté du bureau du Secrétaire général, gère et supervise la technicien(ne)de surface. Il/Elle participe à la gestion nancière en tenant les petites caisses. Il (elle) estaussi responsable des petits achats.

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Le Chau eur

Le chau eur placé sous la responsabilité du RAF, a pour tâches essentielles de la conduitedes véhicules en suivant scrupuleusement les normes de la sécurité routière. Il conduit les membres de l’équipe du Secrétariat National et les partenaires lors des voyages. Il trans- porte aussi les biens de Caritas Mali en général et du SNCM en particulier. Il doit avoir un souci constant du bon état de la voiture. Il s’occupe de l’entretien courant des véhicules du SNCM et des projets et programmes d’envergure nationale logés au SNCM.

Le (la) la technicienne de surface : TS

Il (Elle) est responsable de la propreté des locaux du SNCM : Sol, les tables, chaises, murs, plafonds, battants de portes et fenêtres, la cour, toilettes, etc. Fait la vaisselle et le linge. Il (Elle) rend compte à l’Assistante de Direction.

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Annexe 5 : Description des postes de l’équipe technique permanente des coordinations diocésaines

Le (la) Coordinateur/trice diocésain(e)

Il (elle) a la charge de la coordination de l’équipe, l’animation et l’impulsion des initiatives pour la conception des orientations. Il (elle) assure aussi la liaison avec les partenaires, lo-caux, nationaux, sous régionaux, internationaux, techniques et nanciers et la représen- tation de Caritas Mali au niveau diocésain. Son rôle sera aussi d’étudier et d’analyser les politiques publiques locales, nationales et internationales (veille active sur les événements politiques, sociaux et économiques ; participation aux débats)

Le (la) Chargé(e) de Programmes

Il (elle) est adjoint(e) au coordinateur diocésain. Il (elle) coordonne les activités des Projets/ programmes de la coordination diocésaine et celles des di érents postes : développement économique, social et urgences/solidarité/justice et paix. Il (elle) assure l’appui-conseil aux projets/programmes/services des comités paroissiaux et de la coordination diocésaine dans tout le cycle (identi cation, élaboration, mise en œuvre, suivi-évaluation). Il (elle) assure le suivi-évaluation des projets/programmes/services paroissiaux et diocésains. Il (elle) assurela capitalisation des expériences. Il (elle) élabore les rapports d’activités de la coordination diocésaine et ceux à envoyer au Secrétariat National. Il (elle) est responsable de la concep- tion des programmes diocésains de développement et de l’appui aux comités paroissiauxpour l’élaboration de leurs projets/programmes de développement. Il (elle) est responsabledu développement d’un système de suivi-évaluation au niveau de la coordination diocésaine.Il participe aux ré exions des groupes de travail et aux recherches de toutes opportunités de nancement.

En outre, il (elle) est l’acteur(trice) principal(e) du renforcement des capacités des structuresdiocésaines à travers des sessions de formation sur diverses thématiques (la plani cationstratégique ; le Développement Institutionnel et Renforcement Organisationnel (DIRO), le fundraising (mobilisation des ressources) ; la gouvernance ; la gestion des cycles de projets ; le plaidoyer ; la gestion des ressources humaines, etc.). Pour la visibilité et la lisibilité, en lien avec le conseiller à la communication du Secrétariat National, le chargé de programmes se chargera de former les agents diocésains en matière de communication.

Il a sous sa responsabilité les responsables diocésains du développement économique, du développement social et celui des programmes d’urgences

Le (la) Responsable du Développement Economique

Il travaille sous la responsabilité du chargé de programmes.
Il (elle) participe à l’élaboration de la politique de Caritas Mali en matière de Développement Economique. Il (elle) est chargé(e) de la mise en œuvre des stratégies de mobilisation des ressources. Il (elle) assure une veille active sur les événements politiques et économiques. Il (elle) coordonne la mise en œuvre des thématiques (DEL, Environnement, etc.). Il (elle) estchargé(e) de rechercher les opportunités de nancement pour le développement. La concep-tion des projets/programmes de développement économique lui revient en collaboration

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avec le Chargé de Programmes. Il (elle) élabore des stratégies diocésaines de sécurité ali- mentaire (agriculture durable, gestion des ressources naturelles, etc.) en collaboration avec les Responsables du développement social et des Urgences.

Le (la) responsable du développement Social

Il travaille sous la responsabilité du chargé de programmes.
Il (elle) participe à l’élaboration de la politique de Caritas Mali en matière de Développement social en lien avec le Chargé de Programmes. Il (elle) est chargé(e) de la mise en œuvre des stratégies de mobilisation des ressources dans le domaine social. Il (elle) assure une veille active sur les événements sociopolitiques. Il (elle) coordonne la mise en œuvre des théma- tiques (Santé, Education, Eau et assainissement, Environnement, etc.). Il (elle) est chargé(e)de rechercher les opportunités de nancement pour le développement social. La conception des projets/programmes en matière de développement social lui revient en collaborationavec le Chargé de Programmes. Il (elle) élabore des stratégies diocésaines en matière de santé, d’éducation, d’eau et assainissement, etc. en collaboration avec les Responsables du développement économique et des Urgences.

Le (la) Responsable des Urgences/Solidarité

Il travaille sous la responsabilité du chargé de programmes.
Il (elle) participe à l’élaboration de la politique de Caritas Mali en matière de gestion des urgences et d’organisation de la solidarité. Il aura aussi la responsabilité de faciliter et de suivre la mise en œuvre de cette politique au niveau diocésain. Dans ce cadre, il (elle) s’oc- cupera entre autres, de la collecte des informations sur le sujet (situation des ménages, des marchés céréaliers, des campagnes agricoles, des catastrophes). Il (elle) est chargé(e) égale- ment, de l’élaboration, de la coordination des projets d’urgences et de solidarité d’envergure diocésaine et d’en assurer le rapportage. Il (elle) travaille en étroite collaboration avec le Chargé de programmes et les responsables du développement économique et social.

Le Responsable DIRO

Le R-DIRO est placé sous la supervision directe du Chargé de Programmes et vient après ce-lui-ci dans la préséance de l’intérim du/ de la coordinateur diocésain. Le R-DIRO contribue à la réalisation e cace de la mission de la coordination diocésaine en assurant la premièreresponsabilité de l’atteinte de l’objectif stratégique de l’axe DIRO dont les composantes sont : la gouvernance interne et la mobilisation des Ressources internes et externes.

Pour la réalisation de sa mission, il propose la politique de mobilisation des ressources in- ternes et externes sous la coordination du chargé de programmes diocésain et des autres cadres de la coordination diocésaine. Une fois celle-ci adoptée, il coordonne sa mise en œuvre tout en appuyant et conseillant les acteurs clés diocésains. Il appuie et conseille parti- culièrement les agents placés sous son autorité et impulse entre eux des synergies.

Il doit aussi traduire le contenu de l’axe en actions concrètes (projets et programmes d’enver- gure diocésaine et autres actions) sous la coordination du Chargé de Programmes et avec la participation des autres cadres de la coordination diocésaine. Il assure la mise en œuvre du

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système de suivi évaluation pour tout ce qui concerne l’axe DIRO. Il gère, appuie et conseille les agents que la coordination diocésaine aura recrutés pour la mise en œuvre des projets et programmes DIRO d’envergure diocésaine.

Conseiller à la Communication

Le Conseiller diocésain à la Communication est placé sous la supervision directe du coor-dinateur diocésain. Sa mission est de contribuer à la réalisation e cace de la mission de lacoordination diocésaine en assurant une bonne communication interne et externe.

Il (elle) est le principal responsable pour le relèvement de tous les dé s en matière de com- munication interne et externe de la coordination diocésaine. Pour ce faire, il s’appuiera sur la politique de Caritas Mali en matière de Communication. Il mettra en œuvre toutes les stratégies de communication prévues dans le plan stratégique de Caritas Mali et de toutes les activités de communication dans les Projets et programmes diocésains. Il (elle) est chargéde l’élaboration du plan de communication, de la collecte, la di usion et la capitalisation des informations au niveau diocésain. Il (elle) dé nit et réalise les supports pour la visibilité. Il (elle) est chargé de conseiller les di érents responsables de la coordination diocésaine en matière de communication. Il (elle) participe activement à la rédaction nale des documents(rapports, plans, etc.). Il (elle) a des relations avec tout le personnel et est surtout lié au coor- dinateur diocésain en tant que son conseiller.

Point Focal à la Sécurité et sureté

Il/elle est placé/e sous la supervision directe du coordinateur diocésain. La mission du CSS est de contribuer à la réalisation e cace de la mission de la coordination diocésaine en as- surant la première responsabilité de la sécurité des personnes et des biens en général et ducoordinateur diocésain en particulier. Le dé pour lui est l’instauration d’une vraie culturesécuritaire au sein de la coordination diocésaine.

Pour l’accomplissement de sa mission, il est chargé(e) tout d’abord de coordonner sa mise en œuvre de la politique sécuritaire de Caritas Mali. Cela pourra concerner l’administration de formations, l’installation dans les locaux de la coordination diocésaine ainsi que dans les voitures des dispositifs sécuritaires prévus dans la politique, l’acquisition et la mise à disposition des kits sécuritaires aux agents en mission, l’élaboration et le suivi des plans de voyages, l’orientation des agents en mission sur les comportements à tenir chaque fois que le contexte change. Il s’agira aussi pour lui d’actualiser au quotidien (mise à jour régulière) dela situation sécuritaire et de la di user à qui de droit notamment le coordinateur et les pointsfocaux diocésains de sécurité pour la prise des décisions idoines. Il doit assurer la sécurité des partenaires en mission auprès de la coordination diocésaine. Il appuie l’élaboration des politiques de sécurité et sureté des Caritas diocésaines ainsi que leur mise en œuvre en s’ap- puyant sur les points focaux diocésains de sécurité et sureté avec lesquels il collabore étroi- tement. Dans le cadre de la collecte, du partage et de la gestion des informations et donnéessécuritaires, il adhérera et/ou participera aux di érentes rencontres notamment d’INSO,du réseau des responsables de sécurité, etc. Le CSS pourrait être amené à occuper de façon cumulée et selon la nécessité, d’autres fonctions. Il collabore avec l’ensemble de l’équipe de la coordination diocésaine pour laquelle il contribue à l’évaluation de performance.

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Le responsable administratif nancier : RAF

Le RAF est engagé par le Président de Caritas Mali sur proposition du Secrétaire Général de Caritas Mali et supervisé directement par le Secrétaire général. Il contribue à la réalisatione cace de la mission du SNCM en assurant les fonctions et tâches suivantes : la nalisationdes budgétisations et le suivi de l’exécution budgétaire, la mise en place, l’application, le suivi et la révision des procédures, la comptabilité et le contrôle interne, la gestion logistique du matériel, la gestion administrative, la formation et l’encadrement.

Au titre de la nalisation des budgétisations et du suivi de l’exécution budgétaire,il est chargé de :

  • ◊  Animer, sous la responsabilité du Secrétaire Général, le processus annuel et pluriannuelde plani cation et de budgétisation, en collaboration avec les Chargés de projets ;
  • ◊  Animer la ventilation des coûts des rubriques d’activités entre les projets ;
  • ◊  S’assurer que les actions initiées par les demandeurs sont cohérentes et en adéquationavec les plans d’actions des projets, véri er et analyser les di érentes lignes budgétairesconcernées par ces actions avant leur validation ;
  • ◊  Assurer un processus nancier e cace et régulier des ressources du projet ; établir lespriorités a n de s’assurer que les tâches en général et les paiements en particulier endirection des partenaires (fournisseurs et prestataires) soient accomplis dans les délais impartis.
  • ◊  Elaborer et proposer des stratégies d’auto nancement de la Caritas Mali.Au titre de la mise en place, de l’application, du suivi et de la révision des procédures, il est chargé de :
  • ◊  Animer, sous la responsabilité du Secrétaire Général, le processus de la mise en place des procédures ;
  • ◊  S’assurer que les opérations quotidiennes sont conformes avec les procédures nancièreset comptables mises en place ;
  • ◊  Exécuter les procédures d’achats de biens et services sous la responsabilité du Secrétaire Général ;
  • ◊  Animer, sous la responsabilité du Secrétaire Général, le processus de révision des procédures.
  • ◊  Proposer des innovations nécessaires pour l’amélioration des procédures.Au titre de la comptabilité et du contrôle interne, il est chargé de :
  • ◊  Veiller à la bonne imputation comptable, à la tenue des comptes et à l’état able des états nanciers ;
  • ◊  Veiller à la centralisation de la comptabilité ;
  • ◊  Elaborer le repporting nancier à partir du grand livre et/ou de la balance reçus ducomptable ;
  • ◊  Mettre en place, en collaboration avec le comptable, le Bilan et le TER (Tableau EmploiRessources) ;
  • ◊  Veiller au respect du processus du contrôle interne ;
  • ◊  Faire le lien avec l’auditeur.

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Au titre de la gestion logistique du matériel, il est chargé de :

  • ◊  Assurer le suivi et l’entretien du matériel, du mobilier et immobilier
  • ◊  Faire l’inventaire du Matériel selon les règles professionnelles
  • ◊  Assurer toute autre fonction logistique au pro t de Caritas Mali et des Caritas diocésaines(gestion des dossiers d’exonération) ;Au titre de la gestion administrative, il est chargé de :
  • ◊  Sous la responsabilité du Secrétaire Général, gérer les ressources humaines (tenue des dossiers, contrats de travail, sécurité sociale…) ;
  • ◊  Suivre l’évolution concernant le droit du Travail, les dispositions scales, administrativeset sociales qui s’appliquent à l’institution ;
  • ◊  Assurer le traitement des salaires et indemnités de toute sorte qui concernent le personnel ;
  • ◊  Evaluer les besoins de formation du personnel nancier et comptable et proposer un plande formation.Au titre de la formation/encadrement, il est chargé de :
  • ◊  Former le personnel de Caritas Mali sur les procédures mises en place ;
  • ◊  Introduire le manuel de procédures au niveau des Caritas diocésaines, par des ateliersd’adaptation et d’appropriation ;
  • ◊  Assurer toute autre formation des acteurs des Caritas diocésaines selon les besoinsplani és (loi du travail (Code de Travail), de la sécurité sociale, etc.)Le (la) Comptable

    Le (la) Comptable est engagé par le Président de Caritas Mali sur proposition du Secrétaire Général de Caritas Mali. Le comptable est supervisé par le RAF. Ses fonctions et ses tâches sont les suivantes :

    • ◊  Paramétrer les budgets des projets ;
    • ◊  Remplir les chèques et établit les ordres de virement ;
    • ◊  Relever les incohérences sur les comptes bancaires et en informe le RAF ;
    • ◊  Enregistrer les pièces comptables ;
    • ◊  E ectuer la centralisation de la comptabilité sous la responsabilité du RAF ;
    • ◊  Faire les rapprochements bancaires mensuels et les transmet au RAF pour validation ;
    • ◊  Assurer le classement et l’archivage des pièces justi catives ;
    • ◊  Etablir les états nanciers pour le RAF ;
    • ◊  Fournir au RAF toute information demandée ;
    • ◊  Etre impliqué dans la gestion du budget de fonctionnement, et à ce titre :* Participer au Suivi du budget de fonctionnement
      * Transmettre aux RAF les grands livres et les balances en vue du rapport nancierfait par le RAF ;
    • ◊  Faire le point des factures non encore payées au RAF chaque début de semaine ;
    • ◊  Etablir avec le RAF le bilan et le TER (Tableau Emploi Ressources)
    • ◊  Préparer les documents de paie mensuelle,
    • ◊  Préparer les déclarations Sociales et scales à soumettre au RAF

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  • ◊  Faire l’inventaire mensuel des caisses tenues par la Caissière ;
  • ◊  Accompagner les auditeurs lors des missions d’audits externes ;
  • ◊  Exécuter toute autre tâche à lui/elle con ée par le RAF ou le Secrétaire Général.Le/la Secrétaire Assistante de Direction-caissièr (e)Le/la Secrétaire Assistante de Direction-caissièr (e) est engagé par le Président de Caritas Mali sur proposition du Secrétaire Général de Caritas Mali et placé/e sous la supervisiondirecte du secrétaire général.

    Il / Elle a pour mission d’assister le Secrétaire Général. Il (elle) assure toutes les tâchesde secrétariat de direction (accueil, orientation des partenaires internes et externes dans leurs démarches, standardiste, saisie, gestion du courrier, la tenue de la documentation et des archives du Secrétariat National, l’organisation des rencontres, les comptes rendus des réunions internes, gestion de l’agenda du Secrétaire général, recueil, traitement et facilitation de la circulation de l’information au sein du Secrétariat, etc.). Il (Elle) veille à la propreté dubureau du Secrétaire général, gère et supervise la technicien(ne) de surface. Il/Elle participe à la gestion nancière en tenant les petites caisses, en l’absence d’une caissière recrutée à cet e et. Il (elle) est aussi responsable des petits achats.

    Fonction et tâches de la caissière :

    Le/la caissièr(e) est engagé par le Président de Caritas Mali sur proposition du Secrétaire Général de Caritas Mali et placé/e sous la supervision directe du Secrétaire Général.

    Sous la responsabilité du comptable, il/elle a pour tâches de :

  • ◊  Enregistrer les encaissements
  • ◊  Enregistrer les décaissements ;
  • ◊  Tenir à jour et chronologiquement les pièces de caisse ;
  • ◊  Veiller à la bonne exécution des paiements par caisse ;
  • ◊  Etre responsable des fonds disponibles dans les caisses ;
  • ◊  Assurer le premier contrôle de qualité des pièces justi catives ;
  • ◊  Rendre disponible les brouillards de caisses chaque mois ;
  • ◊  Classer chronologiquement les pièces justi catives ;
  • ◊  Participer à l’inventaire mensuel et inopiné des caisses ;
  • ◊  Exécuter toute autre tâche à lui/elle con ée par le RAF et le Secrétaire Général.NB : Lorsque les projets augmentent en nombre ou en densité, recruter un autre comptable et répartir les tâchesLe Chau eur :

    Le chau eur placé sous la responsabilité du RAF, a pour tâches essentielles de la conduitedes véhicules en suivant scrupuleusement les normes de la sécurité routière. Il conduit les membres de l’équipe du Secrétariat National et les partenaires lors des voyages. Il transporte aussi les biens de Caritas Mali en général et du SNCM en particulier. Il doit avoir un souci constant du bon état de la voiture. Il s’occupe de l’entretien courant des véhicules du SNCM et des projets et programmes d’envergure nationale logés au SNCM.

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Le (la) Technicien/ne de surface : TS

Il (Elle) est responsable de la propreté des locaux du SNCM : Sol, tables, chaises, murs, plafonds, battants de portes et fenêtres, cour, toilettes, supports à manger, etc. Il (Elle) rend compte à la Secrétaire Assistante de Direction.

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