Atelier de cadrage EA 17/2019 Mali

Atelier de cadrage EA 17/2019 Mali

« Projet d’appui multisectoriel de Caritas Mali aux Personnes Déplacées Internes (PDIs) installées dans les régions de Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti et le District de Bamako, suite aux conflits intercommunautaires du Centre du Mali. »
Le Centre Abbé David à Sebenikoro abrite depuis ce matin un atelier de cadrage sur les procédures de l’Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID) et la revue des actions à mi-parcours.  Du 12 au 13 février 2020 les participants venus des diocèses de Bamako, Ségou, Sikasso, Mopti et du Secrétariat National de Caritas Mali vont échanger sur les différents rapports à mi-parcours. Il regroupe, autour du chargé national des urgences, de son comptable et du suivi-évaluateur, les chargés d’urgence et les comptables des diocèses. L’AECID, partenaire financier principal de ce projet d’urgence, sera représentée par Jose PERALTA.
Après la prière pour confier la journée à la protection divine du Seigneur, Marc SANGARE, représentant le Secrétaire Général de Caritas Mali, a souhaité la bienvenue à tous les participants. Il a ensuite remercié toute l’équipe pour toutes les actions accomplies, au nom de Caritas Mali, sur le terrain au bénéfice des déplacés internes dans les différentes localités. Selon lui, il reste encore beaucoup à faire. C’est pourquoi la Caritas Mali envisage d’aller vers un programme d’envergure sous régional, a-t-il conclut.

L’objectif principal de cet atelier est d’harmoniser la gestion du projet avec les procédures de l’AECID et de Caritas Mali.
Cette première journée est consacrée à la présentation des différents rapports des activités menées dans les diocèses.

Pour rappelL’objectif de ce projet est d’améliorer les conditions de vie de 740 ménages de 5 259 personnes déplacées internes victimes des conflits intercommunautaires du centre du Mali.

Les groupes cibles du projet seront appuyés sur le plan alimentaire à travers le transfert monétaire durant trois (3) mois. Chaque ménage bénéficiera d’un montant mensuel de 55 000 francs CFA pour l’alimentation.

Par ailleurs, 244 ménages déplacés internes de Siribala (Ségou) et Bandiagara (Mopti) auront accès à des articles non-vivres à travers le transfert monétaire.

228 enfants de moins de 5 ans ont été identifiés au sein des ménages des PDIs de Sikasso. Caritas Mali a prévu de contribuer à leur prise en charge sanitaire pour les cas de paludisme, les maladies hydriques et les maladies respiratoires à travers un montant forfaitaire de 6000 francs CFA mensuel et par enfant durant les 3 mois.

Le projet a commencé le15 novembre 2019 et prend fin le 15 avril 2020. Soit une durée de 5 mois pour un budget total de 229 689 865 FCFA.

La Confédération de Caritas International (CI) et l’Agence Espagnole de Coopération Internationale et de Développement (AECID) sont les partenaires qui ont contribué à réduire la souffrance des personnes déplacées internes, cibles du projet EA 17/2019 Mali.

Jean Christophe

 

Journée européenne pour le climat

Journée européenne pour le climat

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crédit_photo_caritasml

Le Mali est choisi pour présider le groupe Afrique sur le changement climatique, en 2016. L’information a été donnée, mercredi dans la salle de presse du CICB, à la faveur d’une conférence débat organisée en marge de la Journée européenne pour le climat sur le thème : « La Cop 21 : quelle attente ? ».

Les panelistes Birama Diarra, de l’ Agence nationale de la métrologie, Seyni Nafo, porte- parole du groupe Afrique et coprésident du comité permanent des finances (CCNUCC), Andrzey Bielecki, chargé d’affaires à l’Union européenne et le Dr Ibrahim Togola, président du Reso-climat au Mali, ont expliqué les menaces et opportunités du changement climatique.

Intervenant à l’ouverture des travaux, l’ambassadeur français, Gilles Huberson, a précisé que la rencontre s’inscrivait dans le cadre de la semaine de l’environnement que le Mali organise chaque année. L’occasion était alors bonne pour le diplomate français d’attirer l’attention sur le plaidoyer du président Ibrahim Boubacar Keïta en faveur du dragage du fleuve Niger qui disparaît à cause de l’ensablement et de la prolifération des plantes aquatiques.

Pour prévenir l’émission de gaz à effet de serre et atténuer le réchauffement mondial, le monde entier se retrouve à Paris du 30 novembre au 11 décembre prochains pour la 21è Conférence des parties à la convention-cadre

Les pays en développement, plus victimes qu’acteurs du dérèglement du climat, devraient eux aussi s’engager à lutter contre le réchauffement climatique 

des Nations unies sur le change- ment climatique (CCNUCC) ou Cop 21. Son objectif est « d’aboutir à un accord universel et contraignant, pour la première fois», à la différence de deux autres accords internationaux : la Convention-cadre des nations unies sur le changement climatique (1992) et son protocole de Kyoto (1997).

Ratifié par l’UE, le premier visait à empêcher les interférences humaines dangereuses dans le système climatique. Quant au second, il demandait aux pays industrialisés une réduction de 5% de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) par rapport à une année de référence choisie. Mais les USA ne l’ont pas ratifié. Il n’or- donnait pas non plus aux pays en développement une diminution de leurs rejets GES.

Le problème est tel aujourd’hui, que la lutte exige d’urgence des actions concrètes ou solutions alternatives au profit de nos populations. « Au Mali, l’UE envi- sage de consacrer 20% de son financement à la protection de l’environnement à l’horizon 2015- 2020 », a annoncé le chargé d’affaires Andrzey Bielecki. Il s’agit, par exemple, de financer la plantation d’arbres le long des routes que l’UE finance et plus généralement de viser pour notre pays une croissance durable et profitable à la population, à long terme, grâce donc à la construction de routes mais aussi à l’aménagement de périmètres irrigués, la reforme de la justice, la lutte contre la corruption.

Le changement climatique s’impose à l’Afrique qui est pour- tant la région du monde qui pollue le moins, a regretté Seyni Nafo. Il a cité une étude qui pré- voit que l’Afrique perdra 5% de son PIB à cause du réchauffe- ment climatique à l’horizon 2050. Le futur président niveau jeune du groupe Afrique sur le change- ment climatique a cependant jugé que le phénomène offrait aussi des opportunités. Il se référait pour cela à l’énorme potentiel de notre pays en matière d’énergies renouvelables comme le solaire ou l’éolien…

Pour le président du Reso-climat au Mali, le Dr Ibrahim Togola, « nous pouvons commencer notre développement par la mise à disposition des énergies renouvelables au niveau de nos villages ». Ce qui, à l’en croire, réduirait les pertes énormes de production locale faute de structures de transformation. Il a espéré, à ce propos, que la Cop 21 sera l’occasion de faciliter l’accès au financement de projets et programmes de lutte contre le réchauffement climatique.

L’assistance a été envahie d’un sentiment de frustration sus- cité par la difficulté d’accès des projets aux financements. Certains intervenants ont plaidé

Une vue des panelistes 

pour une prise en compte des préoccupations des organisations de la société civile à la Cop 21. D’autres pour l’inscription du genre en préambule du docu- ment que l’Afrique présentera à Paris.

La mise en œuvre d’un mécanisme de traçabilité, contrôlé par la société civile, pour l’exécution correcte des engagements pris à la Cop 21, a été souhaitée par une troisième catégorie d’intervenants.

Les panelistes ont confirmé que la dimension genre est une condition indispensable pour accéder à un financement de l’UE.

Ils ont rappelé que des systèmes de traçabilité existent déjà. Les exigences d’efficacité et d’efficience expliqueraient l’accès difficile au financement, a expliqué le chargé d’affaires de l’UE.

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