Le PASAN BKS-1821 tient son Comité de Pilotage

Le PASAN BKS-1821 tient son Comité de Pilotage

Le comité de pilotage du Programme d’Appui à la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle des ménages ruraux vulnérables dans les diocèses de Bamako, Kayes et Ségou au Mali : PASAN-BKS1821, doit tenir ordinairement 02 réunions annuelles dont une au moins en présentielle.  Après celle de septembre 2018 et de février 2019, le comité s’organise à tenir sa troisième réunion ordinaire. C’est du 21 au 23 octobre 2019 au Centre Abbé David à Sebenikoro, Bamako.

Cette réunion a pour objectif de contribuer à la réussite de la mission à lui dévolue. Elle va réunir  pendant trois jours les agents dudit programme et ses partenaires.

Atelier sur la Migration Caritas Mali réunit les acteurs pour une synergie d’actions.

Atelier sur la Migration Caritas Mali réunit les acteurs pour une synergie d’actions.

Ouverture de l’Atelier sur la Migration au Centre Abbé David à Sebenikoro, Bamako, sous la présidence du Secrétaire Général de Caritas Mali, Théodore TOGO. Cet Atelier qui a pour thème: « Contribuer à une meilleure prise en charge de la migration au Mali » va se dérouler du 02 au 04 octobre 2019. Il réunit, en plus des représentants des Caritas diocésaines, toutes les structures, projets/programmes intervenant sur les questions de la migration, les représentants, du Ministère des Maliens de l’extérieur, du Haut Conseil des Maliens de l’extérieur, de l’Association Malienne des expulsés, etc.

Les objectifs de cet atelier sont, dans un premier temps, de connaitre les grands enjeux de la migration et de la traite des personnes au Mali. Dans un deuxième temps, il va s’agir de faire le bilan des actions de l’Église Catholique en matière de réponse aux besoins des migrants et des victimes de la traite des personnes au Mali.

Après avoir remercié les participants, le Secrétaire Général de Caritas Mali, Théodore TOGO, a, dans son mot d’ouverture,  souligné l’importance du thème de cette « rencontre de partage de connaissances et d’expériences ». Selon lui, « le phénomène de la migration est aussi vieux que le monde ». Il ajoute que « les questions migratoires de façon générale, constituent de nos jours une préoccupation majeure dans tous les états, qu’ils soient de départ, de transit ou d’accueil. Le Mali est en même temps une terre d’émigration et une zone de transit pour de nombreux ressortissants des pays africains en route vers l’Europe. C’est pour contribuer à la gestion de la migration que Caritas Mali a inscrit ce thème dans son Plan Stratégique 2018-2023. Il termine son intervention en invitant les participants à mieux « comprendre la migration, ses causes et ses conséquences, ses enjeux et ses défis, pour mieux proposer des modes de sa gestion ».

Rappelons que pour l’église catholique du Mali, la migration est un aspect important de la pastorale, c’est pourquoi, elle a accueilli des migrants en détresse dans les structures qu’elle a créées. Des projets ont vu le jours dans les diocèses grâce à l’appui des partenaires de l’Église et d’autres organisations pour mieux répondre aux besoins des migrants et des personnes victimes de la traite des personnes. On peut citer : la maison du Migrant à Gao, la Maison d’accueil de Sévaré, le projet VIDES, le projet VIS, l’accueil dans les communautés religieuses, les initiatives locales d’accueil et de sensibilisation dans les paroisses, etc.

Caritas Mali a pu organiser cet atelier grâce au soutien financier de son partenaire Secours Catholique/Caritas France.

Jean Christophe

Mots de bienvenue du Secrétaire Général de Caritas Mali à l’atelier de formation sur le cadre de Développement Humain Intégral (DHI) Bamako, Sébéninkoro, du 24 au 28 Septembre 2019

Mots de bienvenue du Secrétaire Général de Caritas Mali à l’atelier de formation sur le cadre de Développement Humain Intégral (DHI) Bamako, Sébéninkoro, du 24 au 28 Septembre 2019

Monsieur le Représentant Résident de CRS au Mali, Monsieur Dominique BANGRE ;

Chers Formateurs, Révérend Père YADGO LANDRY et Simon GNIMINOU ;

Chers Délégués Diocésains ;

Chers Collègues du Secrétariat National ;

Mesdames, Messieurs ;

Chers participants ,

Bonjour !

Je voudrais, à l’entame de mes propos souhaiter à chacune, à chacun de vous mes très chaleureuses salutations de bienvenues.

Je souhaite de façon toute particulière la bienvenue au Révérend Père YADGO LANDRY et Simon GNIMINOU qui nous sont venus du Burkina Faso pour animer le présent Atelier de formation sur le cadre de Développement Humain Intégral (DHI). Qu’ils se sentent bien chez eux au Mali, ici à Sebeninkoro au bord du fleuve Niger.

Chers participants,

Le plan stratégique 2018-2023 de Caritas Mali comprends cinq (5) axes stratégiques qui sont :

  • l’urgences et  la promotion de la solidarité ;
  • le Développement Social ;
  • le Développement Economique ;
  • le Développement Institutionnel et le Renforcement Organisationnel ;
  • la Promotion de la Gouvernance, de la Cohésion Sociale et de Construction de la Paix.

Comme vous pouvez l’imaginer, tous ces axes définis de façon participative, expriment par ailleurs le besoin d’un renforcement de capacités de l’ensemble du personnel de Caritas Mali, dans la mise en œuvre du plan stratégique 2018-2023 et son opérationnalisation à travers le programme triennal 2018-2020. Ceci en vue de la construction d’une Caritas Mali plus forte, plus professionnelle et capable d’induire des changements significatifs chez ses groupes cibles.

L’axe stratégique Développement Institutionnel et Renforcement Organisationnel met plus particulièrement l’accent sur la formation des agents du réseau Caritas Mali en se fondant sur les principes et valeurs fondamentaux de l’Eglise.

Chers Participants,

Dans ce contexte de construction d’une Caritas Mali plus forte, plus professionnelle et capable d’induire des changements significatifs chez ses groupes cibles, vous comprendrez que la présente formation sur le Cadre Développement Humain Intégral, Vision et Partenariat est la bienvenue. Parce que cette formation importante à plus d’un titre, met tout d’abord l’homme au centre de toutes nos actions d’urgence, de résilience et de développement, en promouvant sa dignité et la justice sociale. Et, ce faisant, nous comprendrons que tout est lié lorsqu’il s’agit du développement de l’homme. Le DHI est ensuite une approche qui, justement,  nous aide à mieux comprendre, la dynamique existante entre les différents secteurs de la vie, d’une part, et les acteurs parties prenantes dans les actions de développement, d’autre part. Bref, le cadre DHI est la vision d’un monde où toutes les personnes peuvent vivre dignement en satisfaisant leurs besoins physiques de manière durable dans une société juste et pacifique.

C’est pour toutes ces raisons que nous remercions CRS Mali pour avoir donné l’opportunité à Caritas Mali de découvrir cette approche de développement qui prend en compte,  comme déjà signaler, à la fois, le développement durable, la justice de façon transversale, l’environnement, les principes et valeurs de l’enseignement social de l’Eglise catholique et le genre. Nous le remercions vivement à travers Monsieur Dominique BANGRE, pour son appui financier qui, sans lequel, le présent atelier n’aurait pas pu voir le jour.

Nous remercions l’équipe conjointe de formation/ facilitateurs de cet atelier, en provenance de l’OCADES/Caritas Burkina Faso pour sa disponibilité et pour tout l’intérêt qu’elle accorde à cet outil DHI,

Vous êtes en terrain connu au Mali. Notre histoire commune et notre proximité nous ont conduits à nous rencontrer souvent  et à construire ensemble des stratégies de lutte contre la pauvreté.

Chers Participants,

À votre l’endroit,  nous resterons convaincus qu’au terme de la formation, vous serez désormais à mesure de présenter et d’expliquer le concept et le cadre conceptuel du Développement Humain Durable, ses principes, ses domaines et la démarche méthodologique d’application de l’outil et son intérêt en rapport avec la vision de l’église.

Nous resterons d’autant plus convaincus qu’au sortir de cet atelier, nous serons plus à mesure d’appliquer nos nouvelles connaissances dans nos processus de développement de nos plans et programmes.

Sur ce, je souhaite pleins succès aux travaux de l’atelier sur Atelier de formation sur le cadre de Développement Humain Intégral (DHI)

Je vous remercie !

Discours d’ouverture du Secrétaire Général de Caritas Mali de l’atelier de « Réactivation/Dynamisation de la sous-commission justice et Paix au sein de Caritas Mali »

Discours d’ouverture du Secrétaire Général de Caritas Mali de l’atelier de « Réactivation/Dynamisation de la sous-commission justice et Paix au sein de Caritas Mali »

Monsieur Mamatou TOUNKARA, Représentant de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) ;

Monsieur Sibiri SANON, Responsable du Département Partenariat de CRS ;

Monsieur l’Abbé KIZITO, Curé de la Paroisse de Sévaré, Personne ressource;

Chers invités (Clément, Léonard et Brigitte),

Chers Coordinateurs Diocésains ;

Chers Chargés de Programmes Diocésains de Justice et Paix ;

Chers Collaborateurs du Secrétariat National ;

Mesdames et Messieurs,

Bonjour !

Nous voilà réunis une seconde fois, après la journée de concertation du 27 février 2019, autour de la thématique Justice et Paix pour explorer des voies et moyens de relance de la Sous Commission Justice et Paix intégrée à Caritas Mali. C’est donc pour moi une grande joie et un immense plaisir de souhaiter à chacun, à chacune de vous la bienvenue à cet atelier qui n’est qu’un continuum de celui de février 2019.

Permettez moi aussi, à l’entame de mes propos,  de remercier les personnalités hôtes  ici présentes : ( Mr TOUNKARA de la Commission Vérité Justice et Réconciliation, Abbé Kizito TOGO, Sibiri SANOU de CRS ) qui, sur notre demande, ont bien voulu accepter d’apporter leurs contributions pour rehausser le niveau des débats à travers des communications que nous en savons déjà très enrichissantes. Nous leur disons un grand merci.

Je saisi aussi l’occasion pour renouveler mes sincères remerciements à CRS, qui a rendu possible cet atelier.

Chers Participants ;

Il y a quelques mois de cela, les évêques du Mali, lors de leur séance ordinaire de septembre 2018, confiaient à Caritas Mali la Commission Justice et Paix. Ce faisant, c’est une marque de confiance que les évêques ont exprimé à Caritas Mali, mais en même temps,  c’est beaucoup de responsabilités à assumer pour Caritas Mali, car l’objectif recherché, c’est bien de rendre fonctionnel et rayonnant au Mali, ce secteur d’activités considéré comme très important pour l’Eglise.

En effet, Justice, Paix, Artisans de Paix, Vérité, Liberté, Amour/Charité  et espérance,sont autant de concepts,de valeursfondamentales qui constituent le socle des textes bibliques et de la doctrine sociale de l’Eglise. Nous entendons ces mots ou citations tous les jours  ou les rencontrons constamment dans les textes : « la Paix soit avec vous », « Paix à cette maison », « aller en Paix », « faite la vérité et la vérité vous rendra libre », « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé » ou encore Isaïe dire dans 32, 17 « le fruit de la justice sera la paix, la justice produira le calme et la sérénité pour toujours ». Ce sont là autant de propos, de messages forts qui jalonnent le discours du Christ, de ses disciples et de nos pères en l’église.

Pour enfin finir avec cette série de citations, en 1981, les Evêques d’Afrique, dans leur lettre intitulée « Justice et Evangélisation en Afrique » écrivent : « Une Eglise n’est pas encore enracinée dans un peuple, si elle ne cherche pas à y établir la justice et à en accomplir les œuvres ».

Chers Participants ;

La justice et la paix, aujourd’hui comme hier, ont aussi constitué pour les autorités maliennes, une préoccupation  majeure, particulièrement suite à la rébellion de 2012 au Nord qui a donné naissance à des crises multidimensionnelles. La suite, vous le connaissez ;  de longues périodes de négociations entre les différentes parties prenantes de la crise qui ont abouties en mai 2015 à la signature de « l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger ».Nous en saurons davantage sur cette question avec la communication du représentant de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation. La justice et paix sont donc des conditions sine qanun de la cohésion sociale et du développement humain intégral.  « La paix est le nouveau nom du développement » disait le pape Paul VI dans son Encyclique Populum Progressio.

Chers Participants,

Ce petit survol, pour montrer la pertinence de la question pour Caritas Mali  et pour nous agents suffisamment engagés dans la satisfaction des problèmes et besoins des populations à travers des projets d’urgence de développement, mais aussi, l’urgence de prendre en compte la dimension plaidoyer et stratégies d’influence qui s’intéresse davantage aux enjeux, aux droits fondamentaux des hommes et des femmes, à l’inéquitable distribution de la richesse et du pouvoir. C’est dire enfin, que lutter contre les causes profondes de la pauvretéfait bien partie intégrante de notre mission.

Les évêques  d’Afrique ne disent pas le contraire quand au cours de leur Symposium de mai 1984  ils ont pris  cette initiative à triples objectifs :

  • La conscientisation de tout le peuple de Dieu, pasteurs et fidèles, en vue d’un engagement chrétien en faveur de la justice et de la paix en Afrique ;
  • L’éducation à la justice des travailleurs apostoliques et du laïcat Catholique ;
  • La mobilisation de toutes les forces vives au sein de l’Eglise Catholique pour les amener à des attitudes et à des actions concrètes en faveur de la justice, de la promotion humaine et de la paix au bénéfice du continent.

Seulement, Chers participants, comment Caritas Mali va-t-elle prendre en compte toutes ces préoccupations, sans un minium de structuration, de programmation organisationnelle et opérationnelle, de moyen de fonctionnement ? Comment mettre en place une structure nationale qui s’occuperait davantage des questions de justice et de paix ? C’est le grand défi qui est posé à Caritas Mali et que les évêques nous invitent à relever.

La charge est grande mais, nous espérons pouvoir ensemble, grâce aux réflexions et le partage d’expériences que nous ferons durant ces deux journées de travail, les apports de chacun de vous et avec l’aide précieux des personnes ressources expérimentées ici présentes, dégager des pistes d’actions sûres qui nous permettront de poser à tous les niveaux de nos structures, les premiers jalons de construction de cette sous commission justice et paix. Nous ne partons pas du néant, il y a déjà des acquis en bien des endroits que nous pourrons exploiter.

Mesdames Messieurs ;

Chers invités,

Chers Participants ;

Avant de terminer ces mots de bienvenue, je voudrais particulièrement vous inviter à tirer le maximum de profit des différentes communications que nous aurons durant cette première journée, en suivant attentivement les présentations et en participant activement aux débats. Les éléments clés que vous en retiendrez des communications, nous seront d’une grande utilité pour nos travaux de groupes et les plénières de la deuxième journée, comme matériaux de construction de la nouvelles Sous Commission Justice et Paix intégrée à Caritas Mali.

Sur ce, je souhaite bonne réflexion et de fructueux résultats à cet atelier de réactivation de la sous commission Justice et Paix.

Je vous remercie de votre aimable attention !

Bamako, le 29 juillet 2019

Théodore TOGO

Secrétaire Général

Conférence Internationale Orientations Pastorales sur la Traite des Personnes (OPTP) à Rome, Caritas Mali était présente

Conférence Migrants refugiés Rome 2019 Pour mieux lutter contre toute forme de violation des droits de l’Homme, a été organisée du 8 au 11 avril 2019, à la Fraterna Domus (Rome) par la section Migrants et Réfugiés du Dicastère pour le service du Développement Humain Intégral, une conférence consacrée à la mise en œuvre des nouvelles « Orientations Pastorales sur la Traite des Personnes (OPTP). Près de 200 personnes : Evêques, prêtres, religieux, religieuses, laïcs, hommes de sciences, juristes, chercheurs, médecins, diplomates, etc. venant de tous les continents, ont pris part à cette conférence. Cette Conférence, présidée par la Section des migrants et des réfugiés, est planifiée et parrainée par Caritas Internationalis, l’Académie pontificale des sciences, la Commission internationale catholique pour les migrants, Talitha Kum, le Groupe Sainte-Marthe et l’Apostolat de la Mer. L’Eglise du Mali y a participé à travers la personne  de Antoine SAGARA, chargé de programme de Caritas Mali qui a en charge les questions de la migration, des réfugiés et de la traite des personnes. L’Eglise catholique a toujours lutté afin que la dignité de la personne humaine soit respectée parce que la personne humaine créée à l’image et à la ressemblance de Dieu est sacrée. Le discours social de l’Eglise est bien militant dans ce domaine à travers les encycliques, les lettres apostoliques, les discours, les lettres, les entretiens, etc. Le dicastère Développement Humain Intégral, à travers ses actions sur le terrain, concrétise le discours de l’Eglise dans le domaine social. Un des problèmes auxquels l’Eglise s’est attelée à combattre efficacement ces dernières années, est la traite des personnes parce qu’elle « prive de nombreux êtres humains de leur identité et de leur dignité, et les transforme en marchandises à l’avantage d’un petit nombre ». Cette réalité se fait voir sous différentes situations dramatiques : exploitation sexuelle, mariage forcé, travail d’esclave, servitude, mendicité forcée, prélèvement d’organes, exploitation à des fins de reproduction et d’autres formes d’abus et d’exploitation, etc. Le 8 juillet 2013, lors de son premier voyage en tant que successeur de Pierre, le pape François s’est rendu à Lampedusa, haut lieu de la migration et de la traite des personnes humaines. Là, il a lancé un cri de cœur à l’humanité toute entière dénonçant la mondialisation de l’indifférence face au phénomène de la migration et de la traite des personnes. Depuis, le saint Père n’a cessé de multiplier des actions pour que cesse, ce qu’il appelle « ce crime contre l’humanité ». Le Mali, lui aussi est concerné par ce phénomène puisqu’il est un pays de migration par excellence, mais aussi de la traite des personnes sous différentes formes. La conférence s’est terminée le 11 avril par une audience avec le Saint Père, le pape François.   Cellule de Communication

Allocution de Mgr Jonas DEMBELE, Président de la Conférence Episcopale du Mali, évêque de Kayes, à l’occasion de la visite de la Directrice Régionale de CRS au Mali, 24 juin 2019.

Allocution de Mgr Jonas DEMBELE, Président de la Conférence Episcopale du Mali, évêque de Kayes, à l’occasion de la visite de la Directrice Régionale de CRS au Mali, 24 juin 2019.

Madame la Directrice Régionale de Catholic Relief Services au Mali (CRS-Mali), Monsieur le Représentant Résident de CRS-Mali, Mesdames et Messieurs, La paix soit avec vous ! Je suis heureux d’être parmi vous en ce jour, à l’occasion de la visite de la Directrice Régionale de CRS au Mali. Je voudrais tout d’abord remercier. Merci pour l’invitation à cet événement. Elle nous donne l’occasion de nous rencontrer comme membre de la même famille. Je remercie la Directrice Régionale de CRS au Mali, qui a daigné fouler de ses pieds le sol malien à un moment où la situation sécuritaire au Mali se dégrade de jour en jour. Votre visite témoigne de l’amour que vous avez pour les personnes en situation de précarité. Que Dieu vous le rende en grâce. Que Dieu qui a conduit vos pas jusqu’à nous, les conduisent à votre retour et que vous arriviez chez vous saine et sauve. Mon fraternel et cordial merci au Résident Représentant de CRS-Mali pour son esprit doux et déférent, il n’a épargné aucun effort pour qu’un évêque de notre Conférence Episcopale puisse vous adresser un mot. Que Dieu lui accorde les grâces dont il a le plus besoin pour être au service des plus vulnérables. Merci à vous toutes, merci à vous tous, experts et/ou professionnels en développement humain intégral, agents de CRS-Mali qui oeuvrez pour le développement de l’homme et de tout l’homme. Que Dieu vous accorde la sagesse et l’intelligence nécessaire pour un travail qui porte des fruits qui demeurent. Madame la Directrice Régionale, Au nom de l’église du Mali et au mien propre, je remercie CRS pour sa contribution au diocèse de Mopti, profondément touché par la dégradation sécuritaire du centre du pays les attaques récurrentes qui occasionnent de nombreuses pertes en vies humaines. Aussi, l’Eglise remercie le soutien de CRS dans la mise en œuvre du Plan Stratégique 2018-2023 de Caritas Mali et du Programme Opérationnel 2018-2020 du Plan Stratégique. Mesdames et Messieurs, Je tiens à vous die combien j’apprécie cette occasion de pouvoir être avec vous pour nous rappeler notre commune mission. Pour ce faire, permettez moi de vous donner quelques communications sur la Caritas. Le Pape François a déclaré que Caritas est « une partie essentielle de l’Eglise. Caritas c’est l’Eglise ».  

  1. L’Identité de Caritas

Caritas c’est l’Eglise. Elle prend sa source dans l’Eglise. Elle est l’expression de la Charité de l’Eglise Catholique. Elle est un élément constitutif, une partie intégrante de la pastorale d’ensemble qui comprend :

  • la pastorale prophétique
  • la pastorale liturgique
  • la pastorale sociale

Caritas, pour l’Eglise au Mali, c’est la pastorale sociale qui s’occupe de l’aspect témoignage de la charité de l’Eglise Catholique. Elle plonge ses racines dans notre option pastorale, qui est : une Eglise Communion Fraternelle au Service de l’Evangile. Les Evêques du Mali en ont fait une Commission de la Conférence Episcopale placée sous la responsabilité d’un évêque. Le travail de la Commission Pastorale Sociale prend en charge tous les besoins des populations maliennes en matière de :

  • développement humain intégral
  • éthique humanitaire.

C’est pourquoi, la Caritas, qu’elle soit nationale ou diocésaine est toujours sous l’entière responsabilité des Evêques. C’est pourquoi aussi pour l’Eglise Catholique et pour les Evêques du Mali, il n’y a qu’une seule Caritas dans le pays travaillant en conformité avec les principes et valeurs fondamentaux de la Doctrine Sociale de l’Eglise. Les Caritas des Eglises sœurs présentes au Mali, portant la dénomination « CARITAS »ou portant des noms équivalents comme CRS, ont l’obligation, selon le Motu Proprio « Intima Ecclesiae Natura »(sur le service de la charité) du Pape Benoit XVI, d’avoir un accord de représentation dans le pays signé en bonne et due forme par la Conférence Episcopale. Sinon, la Conférence Episcopale ne reconnaît pas la structure comme faisant partie de l’Eglise quand bien même celle-ci mène de bonnes actions pour le bien-être des populations.

  1. La Gouvernance et l’organisation

L’Evêque est le premier responsable d’une charité organisé dans le diocèse. Il est le premier répondant dans le diocèse, de l’ensemble des actions de la Charité menées au nom de l’Eglise Catholique par la Caritas, par d’autres structures ou par des partenaires sœurs de l’Eglise. Il est appuyé dans cette charge par des instances politiques et des structures opérationnelles qui lui rendent compte. Pour une meilleure gouvernance de l’organisation, Caritas – Mali est en train de relie tous ses documents statutaires, les procédures de gestions administrative, comptable et financière, les Normes de Gestion de Caritas Internationalis et le tout en conformité avec les orientations de Caritas Internationalis.

  1. L’organisation de la Charité

La Charité doit être organisée. Une Charité non organisée ne porte pas de fruits. Elle ne peut pas faire un bon témoignage. Les structures de Caritas, intervenant dans le diocèse au no de la Charité du Christ doivent travailler de façon complémentaire en s’entre-aidant mutuellement et non dans un esprit de concurrence et éviter aussi les redondances.

  1. Le personnel travaillant dans la Caritas

La Doctrine Sociale de l’Eglise attend du personnel travaillant au sein de Caritas deux types de formation, deux valeurs :

  • la formation professionnelle ;
  • la formation du cœur ;
  • les Normes de gestion de Caritas Internationnalis.

Pour l’image de l’Eglise Catholique, pour un bon témoignage de la Charité du Christ et pour la crédibilité de la Charité, le personnel de Caritas doit avoir suffisamment de compétence pour faire de façon professionnelle le travail à lui confié. On doit pouvoir mesurer la qualité de ses productions et la rapidité des ses actions dans l’atteinte des résultats attendus. Parce que Caritas doit être une référence dans l’efficacité et l’efficience de ses actions. Cela nécessite une formation professionnelle. Le personnel de Caritas doit aussi avoir une formation de cœur. Les seules compétences professionnelles n’arrivent pas à résoudre tous les besoins de l’homme et surtout sur les questions de la dignité humaine. C’est la formation du cœur qui peut donner des réponses plus satisfaisantes à ces questions ; et la formation du cœur doit être soutenue par les prières et la formation biblique, les recollections et l’eucharistie. A propos, lors de la messe d’ouverture de la XXIème Assemblée Générale de Caritas Internationalis sur le thème « Une famille humaine, une maison commune »,le Pape François a dit : « les personnes avant les programmes. Avec le regard humble de celui qui sait chercher dans les autres la présence de Dieu, qui n’habite pas dans la grandeur de ce que nous faisons, mais dans la petitesse des pauvres que nous rencontrons ».

  1. Le partenariat

Le pape Jean Paul II disait : «  le développement des peuples dépend surtout de la reconnaissance du fait que nous formons une seule famille qui collabore dans une communion véritable… ». Les évêques du Mali encouragent le partenariat dans le développement des actions de la charité du Christ au Mali. Dans ce sens, ils encouragent les rencontres de concertation, les foras entre structures partenaires pour un travail plus concerté dans l’aide apportée au nom de l’Eglise Catholique aux populations maliennes dans le besoin. Ils encouragent vivement l’appui des partenaires financiers en Eglise au renforcement des capacités aux structures de Caritas Mali. Cependant, ce partenariat doit se faire dans le respect du code de déontologie qui décrit les valeurs et principes organisationnels en matière de partenariat, de subsidiarité, de participation, d’autonomisation, d’édition des comptes, etc. Les Evêques souhaitent par la même occasion, que les structures catholiques de Charité qui interviennent dans le pays aux côtés de Caritas Mali interviennent légalement. Elles doivent obtenir l’accord de l’autorité ecclésiastique nationale compétente et se consulter auprès de la Caritas nationale avant d’établir une représentation dans le pays.

  1. Quelques attentes de l’Eglise vis-à-vis de CRS

La Conférence Episcopale du Mali invite CRS-Mali à accompagner l’Eglise Communion Fraternelle au Mali dans la compréhension et l’appropriation de la notion de l’entreprise sociale et l’investissement à impact social pour la promotion du développement humain intégral. La Conférence Episcopale du Mali ; encourage CRS à appuyer Caritas Mali qui s’apprête à conduire un appel d’urgence 2019 (EA/2019 de Caritas Mali) auprès de Caritas Internationalis pour venir en aide aux nombreuses populations victimes dans les régions touchées pas l’insécurité grandissante, la dégradation constante de la vie sociale et économique. La Conférence Episcopale du Mali sollicite l’appui de CRS dans le domaine de la Justice et de la Paix. Caritas s’organise progressivement à relancer le service de justice et paix au niveau national et dans l’ensemble des six coordinations diocésaines. Enfin, je termine mon propos par cette citation de Saint Jean Paul II : « L’Eglise sait qu’aucune réalisation temporelle ne s’identifie avec le Royaume de Dieu, mais que toutes les réalisations ne font que refléter et, en un sens, anticiper la gloire du Royaume que nous attendons à la fin l’Histoire, lorsque le Seigneur reviendra. Mais cette attente ne pourra jamais justifier que l’on se désintéresse des hommes dans leur situation personnelle concrète et dans leur vie sociale, nationale et internationale, parce que celle-ci maintenant surtout conditionne celle-là. Même dans l’imperfection et le provisoire, rien ne sera perdu ni ne sera vain de ce que l’o peut et l’on doit accomplir par l’effort solidaire de tous et par la grâce divine à un certain moment de l’Histoire pour rendre « plus humain » la vie des hommes ».(Jean Paul II, Sollicitudo Rei socialis N° 48) dans Paroles d’Evêques page 214. Je prie le Seigneur pour qu’il nous aide, chacun, à avoir la claire vision de ce qu’il doit faire et la force pour l’accomplir. Je vous remercie de votre aimable attention.   Mgr Jonas DEMBELE, évêque de Kayes, Président de la Conférence Episcopale du Mali